Mois : octobre 2021

Budget et achat immobilier : Comment se préparer au mieux ?


Vous allez découvrir dans cet article tous les conseils en matière de budget et d’achat immobilier.

Cet article a été rédigé par Ambre du site Acheter Neuf Toulouse

Avant tout investissement immobilier, il est important de mettre ses comptes bancaires à jour afin de présenter un dossier solide à l’organisme prêteur. Par exemple :

  • Solder certains prêts à la consommation
  • Prévoir les dépenses liées à l’investissement.
  • Optimiser son budget avant l’investissement

Les bonnes pratiques en matière de budget pour un achat immobilier


Un investissement immobilier conduit souvent à emprunter une grosse somme d’argent, qui va
dépendre, entre autres, de votre budget et que vous vous engagez à rembourser sur de nombreuses années.

Vous allez sûrement réaliser une simulation pour votre crédit immobilier auprès de votre
banque ou en passant par des comparateurs en ligne.

Avant de vous engager dans un tel emprunt, il est important de faire le point sur vos comptes et de solidifier au mieux votre profil d’emprunteur.

D’où l’importance de bien gérer un budget pour tout achat immobilier


Solder vos crédits à la consommation


L’achat d’un canapé, d’une machine à laver ou encore d’un nouveau téléviseur donne souvent lieu à un prêt à la consommation qui sera remboursé en quelques moins ou années (généralement moins de 2 ans).

Bien qu’utiles pour votre confort, ces dépenses pèsent sur vos comptes bancaires et font
augmenter votre taux d’endettement.

Avant de faire une demande de crédit pour un investissement immobilier, il est préférable de solder les crédits de courte durée que vous êtes en capacité de rembourser.

Pour cela, vous pouvez piocher dans votre épargne, sans que cela nuise à l’apport bancaire que vous vous êtes constitué.

Vous avez également la possibilité de vendre certains appareils ou objets que vous n’utilisez pas et utiliser la somme pour solder le crédit.

Tous ces efforts seront payants pour votre budget immobilier et votre emprunt.

Nettoyer ses comptes 


Le nettoyage des comptes consiste à présenter une tenue de compte irréprochable à votre banquier.

Et cela doit être visible sur les 3 derniers relevés de compte voire les 6 derniers mois.

Cela passe par différentes astuces :

  • Ne pas être à découvert durant les 3 à 6 mois qui précèdent la demande de crédit ;
  • Ne pas montrer d’addiction à des jeux de paris en ligne (jeux de hasard, paris sportifs, etc.) ;
  • Savoir gérer votre argent et ne pas dépenser plus que vous gagnez 
  • Avoir un comportement bancaire exemplaire, sans découvert
  • Montrer une épargne mensuelle fixe la plus importante possible


Lors de l’étude de votre dossier d’emprunt, la banque va s’attarder sur la tenue de vos comptes.

Des entrées d’argent régulières, des dépenses modérées et l’absence d’incidents bancaires sont les clés pour que votre banquier vous fasse confiance.

Préparer un plan de trésorerie

Pour définir votre budget d’achat immobilier, vous devez faire le point entre les dépenses personnelles et celles liées à l’investissement.

C’est ce qu’on appelle un plan de trésorerie.

Le plan de trésorerie va vous permettre d’une part de lister toutes vos dépenses personnelles
courantes.

Comme le remboursement du prêt de votre logement, les factures diverses, vos loisirs,
etc.

D’un autre côté, vous allez lister toutes les dépenses liées à votre investissement immobilier sur
une année, c’est-à-dire les travaux courants, la taxe foncière, les mensualités du prêt, etc.


En contrepartie, votre investissement locatif vous rapportera une somme annuelle représentée par
tous les loyers encaissés au cours de l’année (dans le cas où vous investissez pour louer).

Cette rentrée d’argent devra aussi être prévue, pour montrer que vous pensez à tout !


Il peut aussi être intéressant de programmer des virements mensuels sur la durée, afin de
montrer à votre banquier votre capacité à épargner et rassurer alors cet organisme prêteur.

Créer un dossier de financement proche d’un Business Plan

budget et achat immobilier


Pour prouver à votre banque que vous savez épargner et lui donner encore plus confiance en votre projet, créez un dossier de financement pour votre investissement immobilier.

Ce document peut être similaire à un Business Plan et inclure alors des données précises, chiffrées et estimées dans le temps, sur 1 an voire 3 ans.

En montrant ce document mettant en avant votre situation au jour J et vos prévisions pour les mois et années à venir, la banque pourra juger votre compétence de gestionnaire et être rassurée quant à votre sérieux et votre investissement personnel (motivation, ambition) et non plus seulement monétaire.


Investissement immobilier : les dépenses à prévoir 


Le budget pour votre achat immobilier à prévoir est bien plus large qu’on ne pourrait le penser.


En effet, lorsque vous vous apprêtez à investir dans l’immobilier, vous devez prendre en compte
certaines dépenses inévitables.

Droits de mutation et frais de notaire


Les droits de mutation à titre onéreux (qui s’opposent aux droits de mutation à titre gratuit
rencontrés lors d’une donation, par exemple) représentent des frais supplémentaires calculés sur le prix de vente du bien en question.

On les appelle aussi « droits d’enregistrement » ou « taxe de publicité foncière ».


Il s’agit de droits et de taxes encaissés par le notaire au nom de l’État et des collectivités.

Les droits de mutation comprennent une taxe pour l’État, une pour la commune et une troisième pour le département.

Cela représente un taux global fixé à 5,80 % du prix de vente.

Les droits de mutation sont compris dans les frais de notaire qui incluent eux-mêmes les honoraires de l’étude notariale qui réalise l’acte authentique.

Il s’agit là de la rémunération du notaire.


Lors de l’achat d’un bien neuf, des frais de notaires réduits s’appliquent

Ils passent ainsi d’environ 8 % du prix du bien (droits de mutation et honoraires du notaire compris) à 2 ou 3 %.

Cette réduction s’explique par une taxe de publicité foncière ramenée à 0,715 % sur le prix hors taxes, au lieu des 5,8%

Cela démontre le poids des taxes du droit de mutation sur les frais de notaires lorsque vous
achetez un bien.

Il est primordial de les prendre en compte dans votre budget immobilier.


Le financement du prêt immobilier

Le financement de l’emprunt immobilier comprend :

  • Le remboursement du crédit ;
  • Le remboursement des intérêts ;
  • L’assurance pour l’emprunt.

Lorsque vous déterminez le budget de votre prêt immobilier, vous devez prendre en compte ces

différents éléments. Dans le cas d’un investissement locatif, les loyers encaissés serviront à payer en partie ou en totalité ces dépenses.

budget et achat immobilier

Les frais annexes

Un investissement locatif peut cacher des frais annexes qui ne sont pas toujours prévus.

Lorsque vous déterminez votre budget immobilier, il faut donc penser à différents points, comme :

  • La taxe foncière ;
  • Les frais de gestion locative (si vous passez par une agence)
  • Le coût d’une garantie contre les loyers impayés (GLI) ;
  • Les dépenses liées à des travaux d’entretien courant pour le bien ;
  • Les charges de copropriété, si vous achetez un bien situé dans un immeuble collectif (salaire du concierge, frais d’entretien des jardins, facture énergétique des espaces communs, etc.) ;
  • Les travaux coûteux (dans un immeuble en copropriété) que peut être un ravalement de façade, le changement de la chaudière collective, etc.
  • Si vous êtes en LMNP , La CFE + les frais de comptabilité
  • L’assurance PNO (propriétaire non occupant)

La fiscalité

Lorsque l’on investit dans l’immobilier, plusieurs régimes sont possibles et à évaluer en amont.

Suivant le régime choisi (LMNP, SCI ou Micro Foncier), l’imposition varie.

Ces impôts qui diffèrent influent alors sur la rentabilité nette de l’investissement immobilier ainsi que sur les frais et charges qui ne sont pas comptabilisés de la même façon.

Par exemple, en optant pour un régime fiscal adapté tel que LMNP ou SCI à l’IS, vous incluez les frais de comptabilité en frais annexes.

La SCI peut aussi inclure d’autres charges déductibles des impôts telles que l’entretien d’un bien loué ou des avantages fiscaux liés à des amortissements.

Les conseils d’un expert comptable ou d’un expert en investissement immobilier peuvent être précieux pour choisir le régime le mieux adapté à votre profil d’investisseur.

Comment optimiser son budget pour investir ?

Pour optimiser votre budget et votre achat immobilier lors d’un investissement, il est important d’être prévoyant et de réaliser un achat qui se révèlera rentable.

Investir dans un bien rentable

Ce n’est un secret pour personne, un bon investissement locatif passe par un bien rentable.

Pour que le bien soit considéré comme rentable, il est nécessaire qu’il présente une bonne
rentabilité locative.

Cela signifie que le bien doit être au prix du marché et dans l’idéal en dessous.

Il suffit de le comparer avec d’autres logements aux mêmes prestations dans le même quartier par exemple avec le site meilleur agents

L’idée est que les loyers encaissés puissent permettre de couvrir l’intégralité des charges et dans l’idéal avoir un solde positif après paiement des charges (appelé aussi Cashflow)


Les biens les plus rentables sont ceux qui sont les plus recherchés par les locataires. Il peut s’agir d’un logement pour étudiant près d’un campus universitaire.

Ou encore d’une maison avec jardin et plusieurs chambres située près d’une école (l’idéal pour une famille).

Ainsi, on évitera le studio à la campagne ou la villa avec 5 chambres près d’un pôle étudiant ( à moins que l’on souhaite faire de la colocation pour étudiant)

Ces exemples ne signifient pas qu’ils ne se loueront pas, cela veut simplement dire qu’ils seront moins recherchés.


Utiliser le tableau de gestion de budget


Le tableau de gestion de budget permet de lister les dépenses fixes et de prévoir certaines des
dépenses variables les plus courantes.

Il est idéal pour déterminer ce qui sera dépensé dans le mois et ce qui pourra être économisé.
Ce tableau de gestion de budget immobilier peut parfaitement être utilisé pour prévoir les dépenses liées à votre investissement locatif.

Vous pouvez ainsi faire apparaître les encaissements des loyers, le coût de l’emprunt, les dépenses prévues pour les travaux, et bien plus.


Épargner : la clé pour surmonter les imprévus

L’épargne n’est pas seulement réservée à votre budget personnel.

Il est également possible d’épargner pour votre investissement immobilier.Grâce à une épargne régulière, vous vous constituez un pécule qui servira à surmonter les imprévus, comme :

  • Un changement de chaudière dans l’appartement loué ;
  • La réfection des peintures entre deux locataires ;
  • Des travaux d’isolation thermique ou phonique ;
  • Le changement des ouvertures vitrées, etc.
  • Des travaux votés dans la copropriété


Comme vu précédemment, l’idéal est d’avoir un investissement à cashlow positif.

Ce cashflow, comparable à de la trésorerie vous permettra de pouvoir dégager des fonds en cas de besoin imprévu en financement lié à la gestion locative.

Ce cashflow positif permet d’éviter de faire un effort d’épargne sur votre salaire.

Enfin, il peut aussi servir à couvrir les mensualités de votre prêt en cas de vacance locative.

Prévoir un budget pour votre achat immobilier est donc le meilleur moyen pour se préparer à un
investissement.

Les solutions proposées dans cet article vous permettront de présenter un dossier
solide à votre banquier et d’investir sereinement.

Réduire ses mensualités de crédit de 60% avec Dorian et Virginie

Si vous avez du mal à boucler vos fins de mois, réduire vos mensualités de crédit est peut être LA solution

Qu’ils soit immobilier ou consommation, il existe deux solutions.

  • La méthode boule de neige que je décris en détail ici
  • Le rachat de crédit (que je détaille dans cet article)

J’ai pu rencontrer Dorian et Virginie du site Eddy.fr, site spécialisé dans le rachat de crédit.

Ils nous détaillent dans cet interview comment cela fonctionne.

Comment on peut du jour au lendemain réduire ses mensualités de crédit jusqu’à 60%

Mais ils nous expliquent également les inconvénients du rachat de crédit.

Pour faire tout de suite votre simulation de rachat de crédit sur Eddy c’est par ici

Pour écouter la version du podcast c’est ci dessous

Thomas : Pouvez vous me décrire quel est le type de client typique qui vient sur la plateforme ou qui fait appel à vos services ?

Quel type de crédit ils ont et quel type de client sont-ils ?

Virginie : Nos clients, ce sont principalement des personnes physiques.

On finance très peu de professionnels.

Ils sont soit propriétaires, soit locataires, indifféremment, on peut apporter des solutions aux deux.

Ils sont, en général, soit en activité, soit retraités.

Et ce sont souvent des clients, s’ils sont propriétaires, qui ont un prêt immobilier sinon, qui ont plusieurs prêts consommation à honorer en même temps.

Thomas : Et ce sont plutôt des prêts immobiliers ou des crédits à la conso ?

Virginie : S’ils sont propriétaires, en général, c’est les deux.

Ils ont à la fois un prêt immobilier et cinq ou six prêts conso et souhaitent réduire leurs mensualités de crédit

Pour les clients locataires, eux, n’ont pas de prêt immobilier, mais cumulent également plusieurs prêts conso.

Thomas : Généralement, qu’est-ce qu’ils vous disent ?

Virginie : Il y a deux grands axes.

On a les clients qui ont multiplié les crédits et qui se retrouvent avec des mensualités qui sont élevées pour leur budget mensuel.

Ils ont envie de récupérer en pouvoir d’achat et de souffler un peu.

Là, on leur propose de tout regrouper pour réduire leurs mensualités de crédit en une seule mensualité

Soit on a des clients qui ont un endettement qui est raisonnable, mais qui veulent financer un projet et qui ne veulent pas faire le crédit de trop.

Plutôt que de faire un crédit en plus pour financer un projet, on regroupe tous leurs crédits.

On finance une trésorerie pour financer le projet.

Ce qui leur permet de garder leur taux d’endettement actuel et de financer leur projet sans augmenter leurs mensualités actuelles.

Thomas : Quand tu parles de projet, tu parles de projet immobilier?

Ou même d’autres projets qui sont à crédit ou c’est principalement du locatif en immobilier ?

Virginie : Ça peut être du locatif en immobilier, mais c’est quand même assez à la marge.

Ça va plutôt être des gens qui veulent soit financer des travaux dans leur maison, qui veulent une piscine.

Des clients qui veulent financer les études de leurs enfants, qui veulent acheter un camping-car, qui peut être hors-immobilier.

Thomas : J’aimerais que vous m’expliquiez, concrètement, comment fonctionne le rachat ?

Dans tous les cas, de ce que je comprends, vous faites un regroupement de crédits ?

Pour 100 % des personnes, ça se passe comme ça ?

À chaque fois, vous regroupez les crédits pour avoir une seule mensualité qui permet de réduire les mensualités de crédit au globale?

Ou il y a des cas particuliers où vous pouvez faire des regroupements ou garder plusieurs crédits ?

Virginie : Nous, on ne fait que du regroupement donc effectivement, on regroupe les crédits.

On peut pour les propriétaires, parfois, garder le prêt immobilier.

On n’est pas obligé de l’inclure dans l’opération.

Thomas : S’il y a un crédit immobilier et trois crédits conso, vous pouvez faire par exemple, un crédit qui regroupe tout ? C’est possible ça ?

Virginie : Oui. On peut faire un crédit qui regroupe tout ou, on peut faire un crédit qui regroupe tous les crédits consos.

Thomas : Tous les prêts conso seront regroupés et éventuellement, le prêt immobilier, il est séparé ou il est intégré. C’est ça ?

Virginie : Exactement.

Si par exemple, on est face à un client pour qui il reste que deux ans sur le prêt immobilier, ça ne vaut peut-être pas le coup de lui racheter pour réduire ses mensualités de crédit.

Dans tous les cas, on regarde les deux possibilités pour voir ce qui est le plus avantageux pour le client.

Thomas : Dans tous les cas, j’imagine que la solution reste moins chère à la fin, la mensualité diminue. C’est ça ?

Virginie : Oui l’idée est bien de réduire les mensualités de crédit.

Après, il y a, en général, un allongement de la durée.

C’est une solution de désendettement mensuel, ce n’est pas une opération économique pour gagner sur le coût du crédit.

Thomas : Oui.

Parce que forcément, si on augmente la durée, on augmente certainement les intérêts qui vont avec, j’imagine ?

Virginie : Oui.

Thomas : Par contre, on réduit la mensualité du crédit

Virginie : Exactement.

C’est une opération d’optimisation budgétaire et pas d’économie.

L’idée, c’est de gagner en reste à vivre et en pouvoir d’achat.

Thomas : Comment fonctionne le comparateur ?

Quand on va sur Eddy par exemple, qu’est-ce que le client doit faire ?

Comment ça se passe ?

En combien de temps, il a une estimation ?

Dorian : Quand il fait une demande sur notre site Internet, on lui demande pas mal d’informations qui concernent sa situation familiale, sa situation financière et immobilière.

On lui demande également ses coordonnées.

Cela permet de cerner plus efficacement le client.

Pour qu’ensuite, nous, on envoie les informations à tous nos partenaires.

Eux, vont recevoir le dossier avec déjà pas mal d’informations pour pouvoir le traiter plus efficacement pour leur faire réduire leurs mensualités de crédit

Ils vont tous rappeler le client pour lui faire une offre.

Thomas : C’est possible qu’il y ait plusieurs courtiers qui appellent le client?

Pour lui proposer, à chaque fois, des offres et que le client puisse choisir la meilleure offre à la fin.

C’est ça ?

Dorian : C’est ça. Même, quasiment, 100 % du temps, plusieurs courtiers appellent le client, oui.

Thomas : C’est quoi le délai entre le moment où on rentre nos données pour avoir les infos et le moment où on a un retour téléphonique ?

Dorian : Ça dépend l’heure à laquelle le client fait la demande.

Si c’est le soir, évidemment, on ne travaille pas.

Mais si c’est en pleine journée par exemple, ça peut être dans les cinq minutes qui suivent.

Thomas : C’est rapide. Je pensais que tu allais me dire une ou deux semaines, mais le retour se fait rapidement.

Virginie : Il se fait, au maximum, dans la demi-journée.

Thomas : Tu as dit quelque chose Dorian, qui m’a interpellé.

Une question que je comptais poser plus tard, mais je pense que les gens doivent se le demander.

C’est que les gens, rentrent leurs données, ils se font rappeler.

Mais moi, il y a quelque chose qui me fait peur dans ce genre de comparateur.

Comment sont traitées les données personnelles ? 

Comment on peut être sûr que les courtiers en question, à qui vous donnez les données, vont bien les garder.

Et ne vont pas après, les transmettre dans des bases de données avec un risque de se faire harceler par diverses assurances ?

Comment on peut être sûr de ça ?

Dorian : Nous, on essaye d’être assez clairs là-dessus sur le site.

Déjà, on n’envoie pas les données sans que l’on ait un accord du client sur le formulaire, avec une case à cocher.

Mais ce qui se passe, c’est que nous, on utilise uniquement les données pour le traitement des dossiers.

C’est-à-dire que l’on n’envoie pas les données pour autre chose que ça.

Tout se fait par l’accord du client. On ne fait rien sans l’accord du client pour ce qui est de la transmission des données.

Thomas : Il n’y a pas de trucs cachés quand on coche la petite croix ?

Dorian : Non, non, il n’y a pas de trucs cachés.

Thomas : Quand on coche la croix, on accepte que les données soient transmises aux courtiers pour se faire rappeler rapidement.

Dorian : C’est ça.

Thomas : Par contre, il n’y a pas de risque qu’on se fasse rappeler par quelqu’un qui veuille nous vendre une assurance-vie.

Dorian : Non.

Thomas : J’extrapole un peu le truc, mais ça m’est arrivé personnellement sur un site Internet.

Je me fais harceler tous les jours pour payer moins d’impôts ou pour avoir une mutuelle en plus alors que je n’en n’ai pas besoin.

Dorian : Non, on ne fait pas ça, et même si une personne revient sur sa décision, elle a juste à nous écrire un mail.

On a une adresse e-mail dédiée où elle demande à ce que l’on efface ses données.

Et dans ces cas-là, on demande à tous nos partenaires et aussi, dans notre base de données, d’effacer le client.

Virginie : Nous, on travaille avec Eddy, parce que c’est une plateforme qui est vraiment transparente.

Et nous, en tant qu’intermédiaires en opérations de banque, on est une profession réglementée.
Et on est soumis à des règles très strictes en matière de protection des données.

Notamment, parce qu’on a aussi des données bancaires concernant les clients.

Thomas : Je voulais insister sur ce point-là, parce que je me mets à la place de n’importe quel auditeur.

Car moi, c’est la première question que je me poserais.

Dès qu’on donne des données maintenant, il faut se méfier donc c’est rassurant.

Pour les démarches concrètes sur le rachat de crédits, je voulais savoir comment ça se passe.

Est-ce que c’est géré par Eddy ?

Ou par les courtiers en crédit avec qui vous les mettez en relation ?

Est-ce que c’est le client qui doit faire les démarches et transférer son crédit, contacter sa banque pour lui dire qu’elle se fait racheter ?

Comment ça se passe ? Qui fait quoi ?

Virginie : Nous, quand on contacte le client, on fait le point avec lui sur sa situation.

Et en fonction des critères de sa situation, on lui fait une proposition.

Et en fonction de la banque à qui on va présenter le dossier, on lui demande une liste de pièces à nous fournir.

Là, c’est le client qui doit réunir les pièces et nous les envoyer et après, c’est nous qui nous occupons de tout le montage financier.

De présenter le dossier auprès de nos partenaires bancaires, de défendre le dossier.

Une fois qu’on a l’accord de la banque, on envoie les offres de prêt au client soit en version papier, soit en version électronique.

On lui explique comment accepter l’offre de prêt et une fois que le client a signé l’offre de prêt, c’est la banque qui s’occupe de rembourser tous les crédits qui sont rachetés.

Les seules démarches réalisées par le client, c’est de nous fournir son dossier complet et de signer les offres de prêt.

Sinon, c’est nous qui nous occupons de tout.

Thomas : Oui, tout ce qui est communication avec la banque, ce n’est pas au client de s’en occuper, ce sont vous et les courtiers qui le font.

Virginie : Oui. Tant que les fonds ne sont pas débloqués, le client n’est pas en contact avec la banque qui va financer son dossier.

C’est nous qui nous occupons de toutes les formalités.

Thomas : Est-ce que ça arrive que par exemple, une fois que la banque est concurrencée par un autre courtier, qu’elle s’aligne pour ne pas perdre son client ?

Ce sont des choses qui arrivent ?

Virginie : La banque du client ?

Thomas : Oui.

Virginie : Ça peut arriver, mais ça reste rare puisque les banques qui font du rachat de crédits, sont des banques spécialisées.

Elles ne font que ça, ce ne sont pas des banques de réseau, traditionnelles.

Du coup, elles ont des conditions différentes.

Et elles ont aussi une analyse des dossiers de rachats de crédits, complètement différentes des banques de réseau.

Donc, ça peut arriver, mais le rachat de crédits, c’est une opération complexe.

Normalement ce n’est pas trop distribuée en banque de réseau.

Thomas : La personne a fait la démarche, elle a avancé, on a bien compris que c’est vous et les courtiers qui font les démarches.

Concrètement, combien le client peut gagner en moyenne sur un rachat de crédits conso ?

Combien il peut espérer réduire ses mensualités de crédit?

Virginie : Il peut réduire ses mensualités de crédit jusqu’à 60 %.

Thomas : 60 % de sa mensualité ?

Virginie : Oui.

Thomas : Sachant qu’il y a forcément un impact corolaire avec la durée de remboursement et éventuellement, le taux.

Virginie : Ouais, c’est ça.

C’est ce qu’on disait tout à l’heure, en général, plus l’allègement est élevé, plus il y a de chance que la durée de remboursement s’allonge.

Tout dépend.

Thomas : Il faut trouver le bon équilibre entre ne pas payer trop de crédit tout en baissant sa mensualité de crédit.

Virginie : Exactement.

Il y a des clients qui veulent absolument avoir la mensualité la plus basse possible.

Parce qu’ils veulent financer un projet par exemple, par eux-mêmes.

Donc là, on va aller sur la durée la plus longue.

Il y a des clients qui nous disent, moi, aujourd’hui, je paye 800 euros, j’aimerais retomber à 500.

Là, on s’adapte. Ça dépend de la volonté du client et de ce qu’il recherche à travers le rachat de crédits.

Thomas : Est-ce qu’il y a des profils ou des situations qui ne sont pas rachetables ?

Que le dossier soit refusé parce qu’il est surendetté.

Est-ce que tous les dossiers passent ou il y a des cas très compliqués ?

Moi, j’ai des clients qui me demandent souvent en coaching budgétaire « J’ai quatre crédits, personne n’acceptera de me racheter, c’est trop compliqué. »

Je me dis, est-ce qu’il y a vraiment tout le monde qui peut être racheté ou il y a des cas où ce n’est pas possible ?

Virginie : Chaque dossier est différent, il est difficile de donner une règle.

Le nombre de crédits n’est pas rédhibitoire, on est déjà intervenu sur des clients qui avaient plus de 20 crédits.

Ce qu’il faut, c’est que le client ait les revenus qui font que ça passe en taux d’endettement.

La chose qui va vraiment être difficile à financer, c’est quand le client a un fichage auprès de la Banque de France.

Thomas : Quand il est fiché Banque de France, ça peut être problématique ?

Virginie : Ça peut être problématique. Sinon, le fait d’avoir beaucoup de crédits, ce n’est pas un motif de refus.

Le fait d’avoir des incidents de paiement sur ses relevés de compte, ce n’est pas un motif de refus.

On regarde la situation globale du client.

Dorian : J’ajouterais même qu’au niveau du comparateur, nous, déjà, on fait un pré-tri.

C’est pour ça qu’on pose des questions.

« Est-ce que vous êtes fiché bancaire ? » par exemple.

Dans ce cas, dès la fin du questionnaire, on lui dit que ça ne sera pas possible d’envoyer la demande.

Parce que ça serait une perte de temps vu que les conseillers ne pourraient pas traiter leur dossier.

Thomas : C’est rassurant pour les personnes qui sont non-fichées banque de France.

Les personnes qui ne sont pas fichées, à priori, il n’y a pas de raison d’avoir de refus.

Virginie : Non. Après, il faut regarder la situation globale.

Le rachat de crédits, ça reste un crédit parmi d’autres et forcément, ça nécessite des revenus.

Une personne qui n’a pas de revenus, ne peut pas prétendre au rachat de crédits.

Thomas : C’est important de le préciser aussi, il faut que la situation le permette.

Virginie : Voilà. Il faut qu’on s’assure que les clients pourront rembourser la mensualité qu’on va leur proposer.

Thomas : Ce qui est normal.

Virginie : Ça fait partie de nos obligations.

Thomas : Ce qui est logique.

On entend beaucoup parler de la méthode boule de neige.

Est-ce que vous avez déjà entendu parler de cette méthode ?

Virginie : Oui.

Thomas : Qu’est-ce que vous en pensez et quelle plus-value aurait le rachat de crédits par rapport à la méthode boule de neige ?

Virginie : La méthode boule de neige, ça consiste à rembourser plus vite tous ses petits crédits.

Pour ensuite, avoir plus de latitude pour solder les gros crédits.

C’est beaucoup plus fragile qu’un rachat de crédits.

Parce que déjà, quand on a un problème d’endettement, on n’est pas sûr d’avoir la capacité de payer plus chaque mois sur chacun des petits crédits.

Donc on n’est pas sûr d’y arriver.

Cette méthode, elle est aussi fragile quand il y a un imprévu.

Quand le client se retrouve face à un accident de la vie, il ne peut pas honorer plus sur ses crédits donc le remboursement reste fragile.

Alors que le rachat de crédits, a le bénéfice de vous remettre immédiatement dans une solution d’endettement classique.

Thomas : Oui, avec un plus gros reste à vivre.

Virginie : Avec un plus gros reste à vivre, voilà.

Dès l’opération effectuée, vous avez votre taux d’endettement abaissé.

Vous avez votre reste à vivre qui est augmenté et vous vous retrouvez dans une situation financière plus confortable.

Car vous pouvez réduire vos mensualités de crédit.

Alors que la méthode boule de neige, selon le nombre de crédits que vous avez, ça peut prendre beaucoup de temps.

L’avantage aussi, c’est que dans le rachat de crédits, vous pouvez anticiper les imprévus en prévoyant de la trésorerie pour financer des projets.

Pour solder des dettes qui peuvent être autres que des crédits.

Si par exemple, vous savez que vous allez avoir des réparations de voiture à faire ou ce genre de chose.

Ce qui n’est pas le cas dans la méthode boule de neige.

Dans la méthode boule de neige, vous ne pouvez faire qu’avec votre propre capacité de remboursement.

Thomas : C’est vrai, mais moi, ça me fait penser à ça.

Parce que la méthode boule de neige, c’est de baisser tous ses plus gros prêts en allongeant la durée de crédit.

Ce qui est le même principe que le rachat de crédits au final et allouer ce delta aux plus petits crédits pour les solder plus vite.

Je suis d’accord avec les arguments que tu as dit.

Concrètement, le rachat de crédits, a ce gros avantage par rapport à la méthode boule de neige.

Mais moi, ce qui m’étonne, c’est qu’à chaque fois que j’ai une cliente ou un client qui demande à la banque de faire la méthode boule de neige, la banque ne l’entend pas comme ça.

Dès qu’on demander d’allonger la durée des plus gros crédits, la banque propose le rachat de crédits.

Comme si la méthode boule de neige, elle n’était pas applicable concrètement avec les banques.

Je ne sais pas si c’est vous, un retour d’expérience aussi que vous avez.

Virginie : La difficulté, c’est que quand on va voir son banquier pour lui dire qu’on a du mal à honorer ses échéances qu’on veut baisser les mensualités et rallonger la durée, ça veut dire qu’il y a un problème un peu plus structurel au niveau de l’endettement.

Et comme je te le disait tout à l’heure, la méthode boule de neige, ce n’est pas vraiment une solution.

Ça permet de pallier un moment donné.

Mais à partir du moment où mensuellement, les mensualités pèsent trop sur le pouvoir d’achat pour que les clients puissent tout honorer, ce n’est pas une vraie solution.

Thomas :

C’est plus une solution psychologique.

Car on peut se dire « On va se serrer la ceinture, on garde les mêmes mensualités et on effacera les crédits petit à petit pour avoir la force de continuer. »

Tandis que le rachat de crédits, ça sera une solution qui va nous permettre de respirer quasiment instantanément.
Car on réduit tout de suite ses mensualités de crédit

Virginie : Ça permet tout de suite, une bouffée d’oxygène et effectivement.

Les clients peuvent repartir tout de suite sur des bases saines.

Alors que se serrer la ceinture, chaque ménage a toujours un niveau de dépenses, incompressible.
Et parfois, se serrer la ceinture, ça ne suffit pas.

Et c’est dur sur le long terme pour les clients de se serrer la ceinture en permanence.

Thomas : Là, je vais te poser une question plus sur l’état d’esprit et l’éducation financière.

Est-ce qu’il n’y a pas un risque aussi, qu’en faisant le rachat de crédits, en se disant « Je réduit mes mensualités de crédit de 50 % , donc c’est bon je refais des crédits ?

Je consomme de la même manière, je consomme même plus parce que je peux me le permettre.

Et qu’au final, ils continuent cette spirale d’endettement parce qu’ils ont cette impression qu’ils ont gagné 300 ou 400 euros de plus dans le mois.

Ils croient qu’au lieu d’utiliser ces 300 ou 400 euros plus sainement pour leurs projets ou pour juste respirer, ils ont l’impression d’avoir plus d’argent.

Et donc, ils consomment plus. Est-ce qu’il n’y a pas ce risque ?

Est-ce que vous n’avez pas eu des gens qui font des rachats de crédits et qui au bout de trois ans, en refont un nouveau, parce qu’ils se rendent compte qu’ils ont encore besoin ?

[Fin de la transcription]

La suite dans la podcast.

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