Photo Bertrand

Bertrand du blog revenus et dividendes a eu la gentillesse de m’accorder de son temps pour nous parler de son parcours et de sa stratégie en bourse.

Celle d’une homme issu de la classe moyenne et qui est allé à contre courant de tous.

Il vit de ses revenus boursiers depuis 2016 d’où le nom de son blog “Revenus et dividendes”

Bertrand n’est pas riche et n’a pas hérité de quoique ce soit. Il a construit sa stratégie pour pouvoir être libre financièrement grâce aux dividendes versés par la bourse.

Il nous explique toutes ses astuces dans l’interview ci dessous.

Si vous souhaitez en savoir plus sur ce qu’il fait je vous invite à aller consulter son blog revenus et dividendes ou aller acheter son livre très bien écrit pour en savoir plus sur sa stratégie.

Voici une transcription résumant les 15 première minutes de l’interview

Thomas MBZ : Aujourd’hui, on reçoit Bertrand du site revenus et dividendes

Bertrand a 50 ans et est rentier avec les dividendes de la bourse depuis 2016.

Il a commencé comme beaucoup de monde à investir de manière classique en essayant d’avoir des plus-values sur les actions et il a découvert en 2012, les dividendes.

Thomas MBZ : Bonjour Bertrand, que peux-tu ajouter à cette présentation de ton parcours?

Bertrand : Pour me présenter en quelques mots, j’ai cinquante ans et je suis papa de trois filles.

Je suis à la fois rentier, mais aussi auteur.

J’ai écrit un livre sur les dividendes, qui s’appelle “Gagner en bourse grâce aux dividendes“.

Je suis formateur, blogueur et je partage ma passion sur mon site revenus et dividendes.

J’ai commencé dans le salariat un peu comme tout le monde.

Je suis resté cinq ans et rapidement, j’ai basculé dans l’entrepreneuriat. J’ai monté ma première boîte en 1999. J’étais dans les premières start-ups françaises.

On a rendu la société en 2005-2006 et j’ai refait une petite incursion dans le salariat chez Air France.

Cela étant, j’ai créé une deuxième société en 2007, parce que le salariat, ça ne me convenait pas.

Ça allait bien jusqu’en 2011 ou 2012, où là, j’ai dû cesser l’activité.

Je me retrouve en 2011-2012, pratiquement à la rue parce que la société n’avait plus d’activité et en même temps, je n’avais pas le droit au chômage.

En France, à partir du moment où on est indépendant ou chef d’entreprise, on a le droit à rien.

J’ai commencé à rechercher du travail, mais quand on a 42 ans en France, on est un senior, on n’intéresse personne et j’ai eu très peur.

D’autant plus que j’étais chef d’entreprise.

Ce n’est pas facile soi-même et les gens ont des réticences à embaucher quelqu’un qui était chef d’entreprise.

Peut-être qu’à 30 ans, c’est une plus-value, mais à 42 ans, non.

Dans l’entreprise qui doit te recruter et qui t’accueille, le chef, il se dit, il va me prendre ma place.

Lui, ce n’est pas le gars qui va faire son travail, sans avoir une vision globale et ça peut être dangereux.

Je me voyais à la rue quelques temps après et là, je me suis dit, il faut vraiment que je trouve un autre moyen de gagner de l’argent par moi-même.

Comme beaucoup de gens le savent, ce n’est pas évident l’entrepreneuriat.

Les risques sont très importants.

Financièrement, il faut avoir un peu d’argent pour lancer le truc et après, c’est très risqué.

Si tu lances ton activité, rien ne te garantit, que tu vas en vivre.

80 % des sociétés ferment avant cinq ans, donc à quarante-deux ans, je n’avais pas envie de me remettre dans l’entrepreneuriat. En plus, je n’avais pas d’idée.

C’est lourd, entre les salariés, les clients, etc. et surtout, le fait de trouver une activité qui soit rentable, ce n’est pas évident.

J’ai eu un coup de blues et j’ai pris un peu de temps en me disant :

 « Qu’est-ce que je voudrais comme type de rémunération ou d’activité ? »

J’avais envie, comme tout le monde, de pouvoir vivre avec un revenu passif.

J’ai identifié cette notion de revenu passif avec, comme condition, de ne pas dépendre de patron, de l’état, de ne dépendre de rien et dans ce monde. En France, le plus connu, c’est l’investissement immobilier.

Pour moi, ce ne sont pas deux domaines qui s’opposent.

L’immobilier, pour les jeunes, c’est un super moyen de lever de l’argent, avec l’argent des autres.
C’est le principal avantage par rapport à la bourse où tu es obligé d’investir ton propre argent.

L’immobilier te permet d’investir avec l’argent de la banque.

C’est quelque chose que je conseille à des jeunes de commencer par l’immobilier. D’autant plus si tu es salarié, parce que tu as une capacité d’emprunt qui est importante.

L’immobilier, la problématique que j’avais, c’est que j’avais aucune capacité d’emprunt.

Étant au chômage, à la rue, aucun banquier ne m’aurait prêté de l’argent.

Le deuxième point, c’est la lourdeur administrative de l’immobilier.

Ce n’était pas dans mon ADN, ce n’était pas mon truc. Il y a aussi des risques de loyers impayés, etc. Ce n’est pas mon domaine de prédilection.

Les travaux, toutes ces choses-là, ça me pompe.

En plus, aujourd’hui, pour moi, l’immobilier a aussi un risque fiscal parce que ça reste une vache à lait pour l’état.

Et ça sera, à mon avis, de plus en plus une vache à lait parce que c’est du capital qui n’est pas liquide et qui permet à l’état de taxer les gens assez facilement.

Donc je me retrouve fin 2011 en me disant :

 « Comment je peux faire ? »

En lisant, je me retrouve sur des sites américains qui expliquent que l’on peut vivre de la bourse.

On peut vivre aujourd’hui, mais aussi pour préparer sa retraite.

Et là, il y a des tonnes de ressources sur ce sujet où je découvre que des millions d’Américains préparent leur retraite avec la bourse et en particulier avec les dividendes, mais aussi, pour certains, en vivent.

Ça a été une révélation ! Ça me cochait toutes les cases et ça me facilitait l’investissement, en ligne, sur Internet.

Aujourd’hui, j’ai un rendement sur mon investissement initial qui est de plus de 10 % sans aucun impôt sur le revenu.

Je découvre, que grâce à la bourse, on peut avoir des niveaux de rendements très élevés, voire plus élevés que ce que l’on peut faire en immobilier.

En particulier en région parisienne où les rendements sont très faibles.

Je me renseigne, je lis beaucoup, j’ai dû lire des dizaines de livres. Je crois que pendant six mois, j’ai fait que ça toute la journée.

Thomas : Avant d’investir du capital, tu t’es formé ?

Bertrand : Oui, pendant six mois.

Après, même en me formant, j’ai fait des erreurs, mais j’avais les outils pour savoir pourquoi je faisais ces erreurs.

Même, en te formant, tu peux faire des erreurs, mais ce n’est pas grave.

Dès que je les ai faites, j’ai pu voir pourquoi je les ai faites parce que je m’étais formée au préalable.

Et parce que j’avais les informations où je pouvais aller chercher plus d’informations pour comprendre les choses.

J’avais quand même un problème fondamental que l’on a évoqué tout à l’heure, c’est que je n’avais pas de capital.

J’ai fait banco, j’ai pris un énorme risque.

J’ai regardé autour de moi ce que j’avais. J’avais qu’un seul truc, un appartement.

J’avais réussi dans l’immobilier en résidence principale.

Il n’était pas payé à 100 %, mais en grande partie.

Je me suis dit, je mets tout en bourse, je vends mon appart.

Six mois de lecture m’avaient convaincu du truc.

Sur le long terme, tu n’as pas de risque, néanmoins, à court terme, tu peux avoir un risque.

Le gros avantage aussi par rapport à l’investissement dans les dividendes, c’est que globalement, c’est très décorrélé du niveau de la bourse.

Historiquement, la baisse des dividendes est extrêmement moins probable.

D’ailleurs, il y a plein d’exemples de plein d’années, la bourse baisse, mais les dividendes sont maintenus ou augmentent. J’avais bien étudié le sujet.

Pour découvrir la suite de l’interview, écoutez le podcast dans son intégralité ci dessous

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *