Étiquette : endettement

La petite budgeteuse : De l’endettement excessif à l’investissement

Cette semaine je reçois Anna, plus connu sous le nom de son compte instagram la petite budgeteuse.

La petite budgeteuse a une histoire dingue mais super inspirante.

Elle est passée d’un endettement excessif (plusieurs crédit conso en même temps) à investisseuse immobilière ( et boursier) en l’espace de 2 ans.

Elle a commencé à raconter son histoire sur Instagram il y a deux ans.

Et elle est vite devenu une référence pour bon nombre de personne dans son cas.

Et une vrai référence dans la gestion de budget et les finances personnelles.

Voilà pourquoi je suis content d’avoir pu l’interviewé sur le podcast :-).

Voici le programme et ce qui est abordé dans cet épisode :

  • Le passé financier de Anna et la genèse du projet « La petite budgeteuse »
  • Sa méthode pour avoir solder tous ses crédits consos en un an (et les autres méthodes)
  • Comment passer d’endetté à investisseuse en seulement 2 ans
  • Ses meilleures astuces pour gérer ses finances et investir.
  • Son parcours immobilier
  • Ses autres investissements

Pour découvrir le site internet de la petite budgeteuse c’est par ici et pour son compte instagram c’est par là

Ci dessous le podcast à écouter

La version vidéo ci dessous

Voici une retranscription d’un extrait du podcast.

Thomas :  Revenons sur le moment où tu as eu le déclic en septembre 2019.

Qu’est-ce qui t’as fait réaliser que tu ne pouvais plus continuer comme cela ?

Est-ce que tu avais peur ?

Ou est-ce en voyant les chiffres que tu t’es dit que tu avais touché le fond et qu’il fallait remonter la pente ?

Anna :  J’avais l’habitude d’être à découvert tous les 20 ou 25 du mois et cela ne me faisait jamais peur.

Mes dépenses me faisaient atteindre la limite de mon autorisation de découvert de 1000 €.

Je me disais que ce n’était pas grave car c’était mon mode de fonctionnement. 

Puis, au mois de septembre, je me suis retrouvée à découvert vers le 6 du mois.

Cela était dû à plusieurs facteurs.

Le premier facteur était mon investissement dans l’immobilier au mois d’août alors que j’étais endettée.

J’étais passée chez le notaire pour acheter un petit appartement à Marseille qui devait être rénové.

J’avais donc utilisé tout l’argent de mon épargne, qui s’élevait à 3000 €, pour payer l’avance de frais de notaire.

En plus de mon découvert, je ne pouvais plus piocher de l’argent nulle part.

Le deuxième facteur était l’entrée de mon fils dans une école privée, plus précisément dans un lycée de Compagnons du Devoir avec internat.

Cela représentait un coût de 400 € par mois.

De plus, durant les premiers mois, il y avait des frais supplémentaires de 600 voire 700 €.

On ajoute à cela les frais de transports et encore beaucoup d’autres charges que je n’avais pas anticipées.

Pour finir, je devais régler la taxe foncière de mon appartement pour la première fois puisque cela faisait un an que j’y habitais.

Je n’étais pas préparée à cela et j’ai pris peur.

Il me semble même avoir pleuré lorsque que je faisais mes comptes pour constater tout ce qui me restait à payer pour le reste du mois.

Les travaux de l’appartement devaient commencer et cela me posait problème.

Toi qui est dans l’investissement immobilier, tu n’es pas sans savoir qu’on doit d’abord avancer les frais des travaux de sorte à ce que, par la suite, la banque nous rembourse sur présentation de factures.

Thomas :  Bien-sûr, il faut avoir de la trésorerie.

Anna :  Exactement.

Je n’étais pas préparée à cela et je n’étais pas bien formée.

Aujourd’hui, je ne regrette rien parce que j’ai réussi à m’en sortir.

Cela aurait pu mal se finir si je n’avais pas eu le déclic pour reprendre le contrôle de mes finances et pour baisser mes dépenses.

Il fallait que je me désentête car 70% de mon salaire partait dans mes crédits et mes dépenses fixes.

Thomas :  Effectivement, c’est déjà trop.

Comme tu dois certainement le recommande sur le compte de la petite budgeteuse, on recommande souvent qu’il n’y ait que 50% du salaire maximum qui parte dans les dépenses fixes.

Au-delà de ce pourcentage, il ne te reste plus rien pour te faire plaisir ou pour épargner.

Anna :  Exactement, tout mon argent partait dans des dépenses fixes qui n’étaient pas du tout optimisées.

Je payais cher des contrats d’assurance qui ne me servaient à rien, notamment l’assurance de ma voiture.

Cela méritait d’être apuré et c’est d’ailleurs par là que j’ai commencé quand j’ai lancé le compte de la petite budgeteuse

Thomas :  Justement c’est le sujet de ma prochaine question.

Une fois que tu as eu ce déclic, par quoi as-tu commencé ?

Quelle a été ta stratégie ou ta méthode pour reprendre le contrôle ?

Anna :  Au départ, je tâtonnais un peu donc je ne me suis pas tout de suite lancée dans l’élaboration d’un budget ou d’un plan financier.

Ce n’était pas très évident pour moi.

J’ai d’abord commencé par noter sur un cahier mes dépenses.

Et je les classais par catégories pour comprendre où partait mon argent.

Par la suite, je me suis rendu compte que c’était une méthode passive.

Car noter les dépenses me permettait seulement de constater les dégâts au lieu de les prévoir.

J’ai alors compris qu’il fallait faire un budget avant de recevoir son salaire et de le dépenser.

On pourrait dire que c’est comme lorsqu’un PDG répartit les tâches entre les membres de son équipe.

Chaque euro doit être dépensé dans un but précis tous les mois.

Ensuite est venu le moment où j’ai réalisé que j’étais trop endettée et que toutes ces mensualités me prenaient à la gorge.

J’ai alors cherché des solutions sur internet pour rembourser les crédits plus rapidement et je suis tombée sur des méthodes appelées « boule de neige » et « avalanche ».

Pour t’expliquer rapidement, la méthode boule de neige consiste à se concentrer sur le remboursement d’un seul crédit à la fois en commençant par celui qui a le plus petit solde.

Thomas :  On est d’accord qu’ici tu parles du plus petit montant qu’il reste à rembourser et non de la mensualité la moins élevée.

La petite Budgeteuse :  Oui, c’est cela.

La raison pour laquelle on procède comme cela car c’est purement psychologique.

Ce qu’on recherche, c’est l’effet boule de neige, on veut avoir des résultats rapidement.

Supposons que nous mettions tous nos efforts pour rembourser le plus petit crédit qui est de 2000 €.

Il faudra dans un premier temps baisser les autres mensualités au maximum pour injecter le surplus dans le remboursement de ce crédit.

Ainsi, nous pourrons le rembourser assez rapidement.

Par exemple, s’il nous reste deux ans pour le rembourser, nous le rembourserons en un an.

Une fois le remboursement de ce crédit terminé, le surplus des mensualités seront injectées dans le deuxième plus petit crédit.

Cela créera un effet boule de neige.

L’inconvénient de cette méthode, c’est que les montants alloués au remboursement de nos crédits ne changeront pas.

Et ce même si on commence à rembourser les crédits.

Autrement il n’y aurait pas d’effet boule de neige.

Si le total des mensualités s’élève à 1 000 € et que nous avons 3 crédits ou 4 crédits à rembourser, nous continuerons à payer 1000 € même s’il ne nous reste qu’un crédit à rembourser.

Bien évidemment il est possible d’adapter cette méthode et c’est d’ailleurs ce que j’ai fait.

Quand je terminais le remboursement d’un crédit, je me disais qu’il fallait que je commence à épargner un peu.

Ainsi, je prenais la dernière mensualité que je payais, je la divisais en deux, puis j’injectais une moitié dans le remboursement du crédit suivant et j’épargnais une partie de la somme.

Néanmoins, il est essentiel de savoir que cela nécessite la possibilité de moduler les échéances.

Thomas :  Justement cela allait être l’objet de ma question.

J’ai aussi cette même problématique en coaching avec des gens qui ont plusieurs crédits à rembourser.

Je leur suggère tout le temps la méthode boule de neige.

La première chose que je leur dis de faire, c’est de consulter leurs contrats puis d’aller voir leur banquier.

Pour baisser les mensualités au maximum de sorte à injecter le surplus dans le plus petit crédit.

Seulement, à 80% du temps les banquiers refusent et proposent automatiquement un rachat de crédit.

Toutefois dans ton cas, la méthode boule de neige avait fonctionné a priori.

La petite budgeteuse :  Oui cela avait fonctionné pour moi car j’avais fait tous mes crédits chez Boursorama.

Sans vouloir leur faire de la publicité, avec Boursorama il est possible de rembourser par anticipation sans frais et de moduler ses échéances

Thomas :  Tout comme toi mon intention n’est pas de leur faire de la publicité mais j’utilise fréquemment leur système qui est assez bien fait et j’en suis très satisfait.

Concernant la partie crédit, as-tu besoin d’avoir quelqu’un au téléphone pour faire une modulation ou cela peut-il se faire automatiquement via l’espace client ?

Anna :  Pas du tout, tu peux le faire toi-même sur ton téléphone.

Thomas :  C’est ce qui fait la différence.

En effet, j’ai cette impression que les conseillers et les conseillères sont assez réticents face à ce type d’arrangement.

Ils ne te laisseront pas y parvenir aussi facilement alors qu’avec une interface, tu peux être autonome et le faire toi-même en trois clics.

La petite budgeteuse :  Tout comme toi beaucoup de personnes sur le compte de la petite budgeteuse me disent que leur banque ne veut pas moduler leurs échéances.

De ce fait, je me suis demandé ce que j’aurais fait si j’étais dans le même cas.

Je pense que j’aurais ouvert un autre compte chez Boursorama ou une autre banque en ligne avec qui il est plus simple de faire des ajustements.

Ensuite j’aurais emprunté chez eux l’équivalent de ce que je peux rembourser.

Thomas :  De ce fait cela te rajoute un crédit.

Anna :  Non, car j’aurais fait un crédit chez eux pour pouvoir rembourser l’autre crédit.

Cela revient à faire un rachat de crédit, mais de manière un peu déguisée.

D’ailleurs lorsque l’on fait un rachat de crédit, je ne comprends pas pourquoi les mensualités sont un peu plus élevées que celles d’un crédit à la consommation.

L’avantage des banques en ligne, c’est qu’elles proposent des offres plus intéressantes comparées à celles des banques classiques.

Toutefois, je comprends qu’il est difficile pour quelqu’un qui est endetté de faire une autre demande de crédit.

Dans ce cas-là, je pense que je serais passée par un rachat de crédit.

J’aurais consulté avec attention tous les contrats pour voir s’il serait possible de réaliser un remboursement anticipé sans frais et sans minimum de montant.

J’aurais également vérifié s’il serait possible de moduler les mensualités.

Pour moi aujourd’hui c’est quelque chose d’essentiel.

J’espère que cela n’arrivera pas, mais si un jour je suis amenée à refaire un crédit à la consommation, ce serait la première chose que je vérifierais.

Le taux d’intérêt est important à prendre en compte, mais la possibilité de moduler les mensualités l’est encore plus.

Thomas : Il en va de même pour un crédit immobilier.

On s’attarde toujours sur le taux d’intérêt alors que, par expérience, je sais que les taux sont bas et que c’est la dernière chose à négocier.

Il n’est pas utile d’y accorder une si grande importance.

En effet, il y a beaucoup d’autres choses qu’il faut négocier comme les pénalités de remboursement anticipé.

Le remboursement en différé, le fait de pouvoir moduler ses échéances.

De la même manière, ton expérience t’a permis de réaliser quels étaient critères importants à vérifier avant de faire un crédit à la consommation.

La petite budgeteuse :  Exactement.

De plus, il arrive qu’on s’engage à rembourser notre crédit consommation sur 5 voire 7 ans.

Or, il ne faut pas oublier que notre situation peut changer au fil des années.

Il est possible que la mensualité qu’on accepte de payer aujourd’hui soit difficile à assumer dans les 2 ou 3 ans à venir. 

Dans le cas contraire, si on a accès à des revenus plus importants, il sera possible de rembourser davantage et de se débarrasser du crédit.

De ce fait, cette modularité est vraiment nécessaire.

Thomas :  J’ai une autre question qui m’est venue en tête pendant qu’on parlait de la méthode boule de neige. Tu as très bien expliqué le principe de cette méthode.

Tu as notamment parlé de ses inconvénients dont le fait que, si l’ensemble des crédits s’élève à 1000 €;

Par exemple, on sera obligé d’allouer 1000 € au remboursement des crédits pendant toute la durée de la méthode.

Imaginons que pour une personne souhaitant reprendre le contrôle de ses finances.

Ce montant de 1000 € alloué au crédit représente 70 ou 80% de ses revenus et que cela ne lui permette pas de vivre confortablement.

Que conseillerais-tu ?

Pour ma part, j’aurais tendance à dire que le rachat de crédit permettrait de baisser les mensualités.

Es-tu d’accord avec cela ou aurais-tu une autre solution ?

Anna :  Si on a des mensualités qui ne nous permettent pas de vivre normalement et qui creusent un découvert, c’est qu’il est déjà trop tard.

Bien entendu, je suis d’accord avec toi pour dire que le rachat de crédit est une solution pour temporiser les choses. 

Thomas :  Cela coûtera plus cher mais cela permet de respirer.

Anna :  Oui ce sera plus cher mais la personne ne le ressentira pas tellement.

Certes, cela va rallonger la durée du remboursement de ses crédits mais au moins cela lui permettra de reprendre son souffle.

Thomas :  Pour récapituler, la méthode boule de neige est adaptée aux personnes qui peuvent garder ces mensualités sans forcément creuser leur découvert.

Et si les crédits font que les charges fixes sont trop élevées, le rachat de crédit reste quand même la meilleure solution. Très bien, merci beaucoup pour cette partie endettement.

[Fin de la retranscription]

Pour écouter l’épisode de podcast avec la petite budgeteuse dans son intégralité c’est par ici.

Pour la version vidéo c’est par là

Réduire ses mensualités de crédit de 60% avec Dorian et Virginie

Si vous avez du mal à boucler vos fins de mois, réduire vos mensualités de crédit est peut être LA solution

Qu’ils soit immobilier ou consommation, il existe deux solutions.

  • La méthode boule de neige que je décris en détail ici
  • Le rachat de crédit (que je détaille dans cet article)

J’ai pu rencontrer Dorian et Virginie du site Eddy.fr, site spécialisé dans le rachat de crédit.

Ils nous détaillent dans cet interview comment cela fonctionne.

Comment on peut du jour au lendemain réduire ses mensualités de crédit jusqu’à 60%

Mais ils nous expliquent également les inconvénients du rachat de crédit.

Pour faire tout de suite votre simulation de rachat de crédit sur Eddy c’est par ici

Pour écouter la version du podcast c’est ci dessous

Thomas : Pouvez vous me décrire quel est le type de client typique qui vient sur la plateforme ou qui fait appel à vos services ?

Quel type de crédit ils ont et quel type de client sont-ils ?

Virginie : Nos clients, ce sont principalement des personnes physiques.

On finance très peu de professionnels.

Ils sont soit propriétaires, soit locataires, indifféremment, on peut apporter des solutions aux deux.

Ils sont, en général, soit en activité, soit retraités.

Et ce sont souvent des clients, s’ils sont propriétaires, qui ont un prêt immobilier sinon, qui ont plusieurs prêts consommation à honorer en même temps.

Thomas : Et ce sont plutôt des prêts immobiliers ou des crédits à la conso ?

Virginie : S’ils sont propriétaires, en général, c’est les deux.

Ils ont à la fois un prêt immobilier et cinq ou six prêts conso et souhaitent réduire leurs mensualités de crédit

Pour les clients locataires, eux, n’ont pas de prêt immobilier, mais cumulent également plusieurs prêts conso.

Thomas : Généralement, qu’est-ce qu’ils vous disent ?

Virginie : Il y a deux grands axes.

On a les clients qui ont multiplié les crédits et qui se retrouvent avec des mensualités qui sont élevées pour leur budget mensuel.

Ils ont envie de récupérer en pouvoir d’achat et de souffler un peu.

Là, on leur propose de tout regrouper pour réduire leurs mensualités de crédit en une seule mensualité

Soit on a des clients qui ont un endettement qui est raisonnable, mais qui veulent financer un projet et qui ne veulent pas faire le crédit de trop.

Plutôt que de faire un crédit en plus pour financer un projet, on regroupe tous leurs crédits.

On finance une trésorerie pour financer le projet.

Ce qui leur permet de garder leur taux d’endettement actuel et de financer leur projet sans augmenter leurs mensualités actuelles.

Thomas : Quand tu parles de projet, tu parles de projet immobilier?

Ou même d’autres projets qui sont à crédit ou c’est principalement du locatif en immobilier ?

Virginie : Ça peut être du locatif en immobilier, mais c’est quand même assez à la marge.

Ça va plutôt être des gens qui veulent soit financer des travaux dans leur maison, qui veulent une piscine.

Des clients qui veulent financer les études de leurs enfants, qui veulent acheter un camping-car, qui peut être hors-immobilier.

Thomas : J’aimerais que vous m’expliquiez, concrètement, comment fonctionne le rachat ?

Dans tous les cas, de ce que je comprends, vous faites un regroupement de crédits ?

Pour 100 % des personnes, ça se passe comme ça ?

À chaque fois, vous regroupez les crédits pour avoir une seule mensualité qui permet de réduire les mensualités de crédit au globale?

Ou il y a des cas particuliers où vous pouvez faire des regroupements ou garder plusieurs crédits ?

Virginie : Nous, on ne fait que du regroupement donc effectivement, on regroupe les crédits.

On peut pour les propriétaires, parfois, garder le prêt immobilier.

On n’est pas obligé de l’inclure dans l’opération.

Thomas : S’il y a un crédit immobilier et trois crédits conso, vous pouvez faire par exemple, un crédit qui regroupe tout ? C’est possible ça ?

Virginie : Oui. On peut faire un crédit qui regroupe tout ou, on peut faire un crédit qui regroupe tous les crédits consos.

Thomas : Tous les prêts conso seront regroupés et éventuellement, le prêt immobilier, il est séparé ou il est intégré. C’est ça ?

Virginie : Exactement.

Si par exemple, on est face à un client pour qui il reste que deux ans sur le prêt immobilier, ça ne vaut peut-être pas le coup de lui racheter pour réduire ses mensualités de crédit.

Dans tous les cas, on regarde les deux possibilités pour voir ce qui est le plus avantageux pour le client.

Thomas : Dans tous les cas, j’imagine que la solution reste moins chère à la fin, la mensualité diminue. C’est ça ?

Virginie : Oui l’idée est bien de réduire les mensualités de crédit.

Après, il y a, en général, un allongement de la durée.

C’est une solution de désendettement mensuel, ce n’est pas une opération économique pour gagner sur le coût du crédit.

Thomas : Oui.

Parce que forcément, si on augmente la durée, on augmente certainement les intérêts qui vont avec, j’imagine ?

Virginie : Oui.

Thomas : Par contre, on réduit la mensualité du crédit

Virginie : Exactement.

C’est une opération d’optimisation budgétaire et pas d’économie.

L’idée, c’est de gagner en reste à vivre et en pouvoir d’achat.

Thomas : Comment fonctionne le comparateur ?

Quand on va sur Eddy par exemple, qu’est-ce que le client doit faire ?

Comment ça se passe ?

En combien de temps, il a une estimation ?

Dorian : Quand il fait une demande sur notre site Internet, on lui demande pas mal d’informations qui concernent sa situation familiale, sa situation financière et immobilière.

On lui demande également ses coordonnées.

Cela permet de cerner plus efficacement le client.

Pour qu’ensuite, nous, on envoie les informations à tous nos partenaires.

Eux, vont recevoir le dossier avec déjà pas mal d’informations pour pouvoir le traiter plus efficacement pour leur faire réduire leurs mensualités de crédit

Ils vont tous rappeler le client pour lui faire une offre.

Thomas : C’est possible qu’il y ait plusieurs courtiers qui appellent le client?

Pour lui proposer, à chaque fois, des offres et que le client puisse choisir la meilleure offre à la fin.

C’est ça ?

Dorian : C’est ça. Même, quasiment, 100 % du temps, plusieurs courtiers appellent le client, oui.

Thomas : C’est quoi le délai entre le moment où on rentre nos données pour avoir les infos et le moment où on a un retour téléphonique ?

Dorian : Ça dépend l’heure à laquelle le client fait la demande.

Si c’est le soir, évidemment, on ne travaille pas.

Mais si c’est en pleine journée par exemple, ça peut être dans les cinq minutes qui suivent.

Thomas : C’est rapide. Je pensais que tu allais me dire une ou deux semaines, mais le retour se fait rapidement.

Virginie : Il se fait, au maximum, dans la demi-journée.

Thomas : Tu as dit quelque chose Dorian, qui m’a interpellé.

Une question que je comptais poser plus tard, mais je pense que les gens doivent se le demander.

C’est que les gens, rentrent leurs données, ils se font rappeler.

Mais moi, il y a quelque chose qui me fait peur dans ce genre de comparateur.

Comment sont traitées les données personnelles ? 

Comment on peut être sûr que les courtiers en question, à qui vous donnez les données, vont bien les garder.

Et ne vont pas après, les transmettre dans des bases de données avec un risque de se faire harceler par diverses assurances ?

Comment on peut être sûr de ça ?

Dorian : Nous, on essaye d’être assez clairs là-dessus sur le site.

Déjà, on n’envoie pas les données sans que l’on ait un accord du client sur le formulaire, avec une case à cocher.

Mais ce qui se passe, c’est que nous, on utilise uniquement les données pour le traitement des dossiers.

C’est-à-dire que l’on n’envoie pas les données pour autre chose que ça.

Tout se fait par l’accord du client. On ne fait rien sans l’accord du client pour ce qui est de la transmission des données.

Thomas : Il n’y a pas de trucs cachés quand on coche la petite croix ?

Dorian : Non, non, il n’y a pas de trucs cachés.

Thomas : Quand on coche la croix, on accepte que les données soient transmises aux courtiers pour se faire rappeler rapidement.

Dorian : C’est ça.

Thomas : Par contre, il n’y a pas de risque qu’on se fasse rappeler par quelqu’un qui veuille nous vendre une assurance-vie.

Dorian : Non.

Thomas : J’extrapole un peu le truc, mais ça m’est arrivé personnellement sur un site Internet.

Je me fais harceler tous les jours pour payer moins d’impôts ou pour avoir une mutuelle en plus alors que je n’en n’ai pas besoin.

Dorian : Non, on ne fait pas ça, et même si une personne revient sur sa décision, elle a juste à nous écrire un mail.

On a une adresse e-mail dédiée où elle demande à ce que l’on efface ses données.

Et dans ces cas-là, on demande à tous nos partenaires et aussi, dans notre base de données, d’effacer le client.

Virginie : Nous, on travaille avec Eddy, parce que c’est une plateforme qui est vraiment transparente.

Et nous, en tant qu’intermédiaires en opérations de banque, on est une profession réglementée.
Et on est soumis à des règles très strictes en matière de protection des données.

Notamment, parce qu’on a aussi des données bancaires concernant les clients.

Thomas : Je voulais insister sur ce point-là, parce que je me mets à la place de n’importe quel auditeur.

Car moi, c’est la première question que je me poserais.

Dès qu’on donne des données maintenant, il faut se méfier donc c’est rassurant.

Pour les démarches concrètes sur le rachat de crédits, je voulais savoir comment ça se passe.

Est-ce que c’est géré par Eddy ?

Ou par les courtiers en crédit avec qui vous les mettez en relation ?

Est-ce que c’est le client qui doit faire les démarches et transférer son crédit, contacter sa banque pour lui dire qu’elle se fait racheter ?

Comment ça se passe ? Qui fait quoi ?

Virginie : Nous, quand on contacte le client, on fait le point avec lui sur sa situation.

Et en fonction des critères de sa situation, on lui fait une proposition.

Et en fonction de la banque à qui on va présenter le dossier, on lui demande une liste de pièces à nous fournir.

Là, c’est le client qui doit réunir les pièces et nous les envoyer et après, c’est nous qui nous occupons de tout le montage financier.

De présenter le dossier auprès de nos partenaires bancaires, de défendre le dossier.

Une fois qu’on a l’accord de la banque, on envoie les offres de prêt au client soit en version papier, soit en version électronique.

On lui explique comment accepter l’offre de prêt et une fois que le client a signé l’offre de prêt, c’est la banque qui s’occupe de rembourser tous les crédits qui sont rachetés.

Les seules démarches réalisées par le client, c’est de nous fournir son dossier complet et de signer les offres de prêt.

Sinon, c’est nous qui nous occupons de tout.

Thomas : Oui, tout ce qui est communication avec la banque, ce n’est pas au client de s’en occuper, ce sont vous et les courtiers qui le font.

Virginie : Oui. Tant que les fonds ne sont pas débloqués, le client n’est pas en contact avec la banque qui va financer son dossier.

C’est nous qui nous occupons de toutes les formalités.

Thomas : Est-ce que ça arrive que par exemple, une fois que la banque est concurrencée par un autre courtier, qu’elle s’aligne pour ne pas perdre son client ?

Ce sont des choses qui arrivent ?

Virginie : La banque du client ?

Thomas : Oui.

Virginie : Ça peut arriver, mais ça reste rare puisque les banques qui font du rachat de crédits, sont des banques spécialisées.

Elles ne font que ça, ce ne sont pas des banques de réseau, traditionnelles.

Du coup, elles ont des conditions différentes.

Et elles ont aussi une analyse des dossiers de rachats de crédits, complètement différentes des banques de réseau.

Donc, ça peut arriver, mais le rachat de crédits, c’est une opération complexe.

Normalement ce n’est pas trop distribuée en banque de réseau.

Thomas : La personne a fait la démarche, elle a avancé, on a bien compris que c’est vous et les courtiers qui font les démarches.

Concrètement, combien le client peut gagner en moyenne sur un rachat de crédits conso ?

Combien il peut espérer réduire ses mensualités de crédit?

Virginie : Il peut réduire ses mensualités de crédit jusqu’à 60 %.

Thomas : 60 % de sa mensualité ?

Virginie : Oui.

Thomas : Sachant qu’il y a forcément un impact corolaire avec la durée de remboursement et éventuellement, le taux.

Virginie : Ouais, c’est ça.

C’est ce qu’on disait tout à l’heure, en général, plus l’allègement est élevé, plus il y a de chance que la durée de remboursement s’allonge.

Tout dépend.

Thomas : Il faut trouver le bon équilibre entre ne pas payer trop de crédit tout en baissant sa mensualité de crédit.

Virginie : Exactement.

Il y a des clients qui veulent absolument avoir la mensualité la plus basse possible.

Parce qu’ils veulent financer un projet par exemple, par eux-mêmes.

Donc là, on va aller sur la durée la plus longue.

Il y a des clients qui nous disent, moi, aujourd’hui, je paye 800 euros, j’aimerais retomber à 500.

Là, on s’adapte. Ça dépend de la volonté du client et de ce qu’il recherche à travers le rachat de crédits.

Thomas : Est-ce qu’il y a des profils ou des situations qui ne sont pas rachetables ?

Que le dossier soit refusé parce qu’il est surendetté.

Est-ce que tous les dossiers passent ou il y a des cas très compliqués ?

Moi, j’ai des clients qui me demandent souvent en coaching budgétaire « J’ai quatre crédits, personne n’acceptera de me racheter, c’est trop compliqué. »

Je me dis, est-ce qu’il y a vraiment tout le monde qui peut être racheté ou il y a des cas où ce n’est pas possible ?

Virginie : Chaque dossier est différent, il est difficile de donner une règle.

Le nombre de crédits n’est pas rédhibitoire, on est déjà intervenu sur des clients qui avaient plus de 20 crédits.

Ce qu’il faut, c’est que le client ait les revenus qui font que ça passe en taux d’endettement.

La chose qui va vraiment être difficile à financer, c’est quand le client a un fichage auprès de la Banque de France.

Thomas : Quand il est fiché Banque de France, ça peut être problématique ?

Virginie : Ça peut être problématique. Sinon, le fait d’avoir beaucoup de crédits, ce n’est pas un motif de refus.

Le fait d’avoir des incidents de paiement sur ses relevés de compte, ce n’est pas un motif de refus.

On regarde la situation globale du client.

Dorian : J’ajouterais même qu’au niveau du comparateur, nous, déjà, on fait un pré-tri.

C’est pour ça qu’on pose des questions.

« Est-ce que vous êtes fiché bancaire ? » par exemple.

Dans ce cas, dès la fin du questionnaire, on lui dit que ça ne sera pas possible d’envoyer la demande.

Parce que ça serait une perte de temps vu que les conseillers ne pourraient pas traiter leur dossier.

Thomas : C’est rassurant pour les personnes qui sont non-fichées banque de France.

Les personnes qui ne sont pas fichées, à priori, il n’y a pas de raison d’avoir de refus.

Virginie : Non. Après, il faut regarder la situation globale.

Le rachat de crédits, ça reste un crédit parmi d’autres et forcément, ça nécessite des revenus.

Une personne qui n’a pas de revenus, ne peut pas prétendre au rachat de crédits.

Thomas : C’est important de le préciser aussi, il faut que la situation le permette.

Virginie : Voilà. Il faut qu’on s’assure que les clients pourront rembourser la mensualité qu’on va leur proposer.

Thomas : Ce qui est normal.

Virginie : Ça fait partie de nos obligations.

Thomas : Ce qui est logique.

On entend beaucoup parler de la méthode boule de neige.

Est-ce que vous avez déjà entendu parler de cette méthode ?

Virginie : Oui.

Thomas : Qu’est-ce que vous en pensez et quelle plus-value aurait le rachat de crédits par rapport à la méthode boule de neige ?

Virginie : La méthode boule de neige, ça consiste à rembourser plus vite tous ses petits crédits.

Pour ensuite, avoir plus de latitude pour solder les gros crédits.

C’est beaucoup plus fragile qu’un rachat de crédits.

Parce que déjà, quand on a un problème d’endettement, on n’est pas sûr d’avoir la capacité de payer plus chaque mois sur chacun des petits crédits.

Donc on n’est pas sûr d’y arriver.

Cette méthode, elle est aussi fragile quand il y a un imprévu.

Quand le client se retrouve face à un accident de la vie, il ne peut pas honorer plus sur ses crédits donc le remboursement reste fragile.

Alors que le rachat de crédits, a le bénéfice de vous remettre immédiatement dans une solution d’endettement classique.

Thomas : Oui, avec un plus gros reste à vivre.

Virginie : Avec un plus gros reste à vivre, voilà.

Dès l’opération effectuée, vous avez votre taux d’endettement abaissé.

Vous avez votre reste à vivre qui est augmenté et vous vous retrouvez dans une situation financière plus confortable.

Car vous pouvez réduire vos mensualités de crédit.

Alors que la méthode boule de neige, selon le nombre de crédits que vous avez, ça peut prendre beaucoup de temps.

L’avantage aussi, c’est que dans le rachat de crédits, vous pouvez anticiper les imprévus en prévoyant de la trésorerie pour financer des projets.

Pour solder des dettes qui peuvent être autres que des crédits.

Si par exemple, vous savez que vous allez avoir des réparations de voiture à faire ou ce genre de chose.

Ce qui n’est pas le cas dans la méthode boule de neige.

Dans la méthode boule de neige, vous ne pouvez faire qu’avec votre propre capacité de remboursement.

Thomas : C’est vrai, mais moi, ça me fait penser à ça.

Parce que la méthode boule de neige, c’est de baisser tous ses plus gros prêts en allongeant la durée de crédit.

Ce qui est le même principe que le rachat de crédits au final et allouer ce delta aux plus petits crédits pour les solder plus vite.

Je suis d’accord avec les arguments que tu as dit.

Concrètement, le rachat de crédits, a ce gros avantage par rapport à la méthode boule de neige.

Mais moi, ce qui m’étonne, c’est qu’à chaque fois que j’ai une cliente ou un client qui demande à la banque de faire la méthode boule de neige, la banque ne l’entend pas comme ça.

Dès qu’on demander d’allonger la durée des plus gros crédits, la banque propose le rachat de crédits.

Comme si la méthode boule de neige, elle n’était pas applicable concrètement avec les banques.

Je ne sais pas si c’est vous, un retour d’expérience aussi que vous avez.

Virginie : La difficulté, c’est que quand on va voir son banquier pour lui dire qu’on a du mal à honorer ses échéances qu’on veut baisser les mensualités et rallonger la durée, ça veut dire qu’il y a un problème un peu plus structurel au niveau de l’endettement.

Et comme je te le disait tout à l’heure, la méthode boule de neige, ce n’est pas vraiment une solution.

Ça permet de pallier un moment donné.

Mais à partir du moment où mensuellement, les mensualités pèsent trop sur le pouvoir d’achat pour que les clients puissent tout honorer, ce n’est pas une vraie solution.

Thomas :

C’est plus une solution psychologique.

Car on peut se dire « On va se serrer la ceinture, on garde les mêmes mensualités et on effacera les crédits petit à petit pour avoir la force de continuer. »

Tandis que le rachat de crédits, ça sera une solution qui va nous permettre de respirer quasiment instantanément.
Car on réduit tout de suite ses mensualités de crédit

Virginie : Ça permet tout de suite, une bouffée d’oxygène et effectivement.

Les clients peuvent repartir tout de suite sur des bases saines.

Alors que se serrer la ceinture, chaque ménage a toujours un niveau de dépenses, incompressible.
Et parfois, se serrer la ceinture, ça ne suffit pas.

Et c’est dur sur le long terme pour les clients de se serrer la ceinture en permanence.

Thomas : Là, je vais te poser une question plus sur l’état d’esprit et l’éducation financière.

Est-ce qu’il n’y a pas un risque aussi, qu’en faisant le rachat de crédits, en se disant « Je réduit mes mensualités de crédit de 50 % , donc c’est bon je refais des crédits ?

Je consomme de la même manière, je consomme même plus parce que je peux me le permettre.

Et qu’au final, ils continuent cette spirale d’endettement parce qu’ils ont cette impression qu’ils ont gagné 300 ou 400 euros de plus dans le mois.

Ils croient qu’au lieu d’utiliser ces 300 ou 400 euros plus sainement pour leurs projets ou pour juste respirer, ils ont l’impression d’avoir plus d’argent.

Et donc, ils consomment plus. Est-ce qu’il n’y a pas ce risque ?

Est-ce que vous n’avez pas eu des gens qui font des rachats de crédits et qui au bout de trois ans, en refont un nouveau, parce qu’ils se rendent compte qu’ils ont encore besoin ?

[Fin de la transcription]

La suite dans la podcast.

Pour découvrir le site Eddy c’est par ici

7 étapes pour sortir de l’endettement

Cet article va décrire une méthode qui a fait ses preuves pour sortir de l’endettement.

Elle s’inspire de la méthode « 7 baby step » de Dave Ramsey, véritable gourou des finances personnelles aux Etats Unis.

J’y ai repris les étapes principales mais je les ai adaptées à la situation française.

En effet, sa méthode est très axée sur le mode de vie « Américain » donc différent sur certains points de chez nous.

#1ère étape : Epargnez 1000€

Le premier objectif pour sortir de l’endettement est d’épargner 1000€ en tant que première épargne de précaution malgré ses dettes en cours.

Il faut les mettre de côté au plus vite pour couvrir toutes dépenses imprévues afin d’éviter d’être plus endettées de ce que vous êtes éventuellement déjà.

A ce stade on ne parle pas de couvrir les dettes ou crédit en cours.

Uniquement d’épargner un fond d’urgence pour éviter de s’endetter encore plus.

Cette première étape commence par la création d’un budget prévisionnel.

Vous pouvez télécharger le tableau de gestion de budget personnel ici.

2ème étape : Remboursez toutes vos dettes (et commencez à sortir de l’endettement)

Payer toutes vos dettes au plus tôt hors crédit immobilier.

Que ce soit les crédits à la consommation, crédit voiture et tout autre crédit en cours.

Listez tous vos crédits du moins cher et plus cher et remboursez les dans cet ordre là .

C’est la première étape concrète pour sortir de l’endettement.

Chaque rentrée d’argent exceptionnelle et toute épargne mensuelle doit être en faveur de ce fond permettant de rembourser tous vos crédit en cours.

Une méthode qui fonctionne bien est de vous ouvrir un livret bancaire où votre objectif est d’atteindre le montant de chaque crédit à rembourser.

Dès que le montant du premier crédit à rembourser est atteint , remboursez votre premier crédit.

Recommencez cette étape jusqu’à avoir remboursé votre crédit le plus élevé (Hors Immobilier)

3ème étape : Constituez une épargne de précaution solide

Après avoir éponger toutes vos dettes, il faut continuer les efforts et ne surtout pas se relâcher à cette étape-là.

L’objectif ici est de pouvoir épargner entre 3 et 6 mois de salaire pour avoir une épargne de précaution solide comme je le précise dans l’article « Epargne de précaution : Combien faut-il? ».

Cela vous protégera contre tout type d’imprévus comme la de votre perte d’emploi , les frais imprévus de voiture, de rénovations de logement etc…

Ainsi, vous pourrez couvrir vos dépenses imprévues à l’aide de cette épargne de précaution.

Et sans avoir besoin de contracter un nouveau crédit pour y faire face.

Pour cela, il faut mettre en place une gestion stricte de votre budget.

Si vous souhaitez vous faire aider et que vous ne savez pas par où commencer réservez votre premier RDV téléphonique de coaching budgétaire

Ne passez jamais à l’étape 4 sans avoir concrètement votre épargne de précuation solide.

Si vous y parvenez et qu’après être passé à l’étape 4, un imprévu vous contraint à utilisez cette épargne, vous devez reconstituez cette épargne de précaution avant de repasser à l’étape 4.

sortir de l'endettement

4ème étape : Investissez 15% de vos revenus

Une fois que votre épargne de précaution constituée, vous êtes prêt à affronter n’importe quel type d’imprévus.

Vous pouvez maintenant commencer à épargner pour votre futur et à investir.

Dave Ramsey préconise 15% mais d’après moi ce n’est pas forcément une valeur exacte à respecter.

A mon sens, 10% est déjà bien mais si vous pouvez vous permettre plus faites le.

Dave Ramsey suggère de les épargner pour la retraite. Personnellement je ne le vois pas de cet œil.

Je viserai plus à épargner certes sur du long terme mais avec un objectif plus court terme que la retraite.

Le but étant de pouvoir profiter de cette épargne conséquente en étant encore jeune et non à 65 ans.

Donc les épargner dans un horizon de 5 à 10 ans comme de l’immobilier, bourse ou assurance vie me parait une bonne option.

L’idée serait de pouvoir en profiter par le biais de revenus passifs (immobilier, bourse ou entrepreneuriat) et idéalement atteindre l’indépendant financière

Ou encore utilisez cet investissement pour un objectif ou un projet précis.

Tel qu’un mariage, un long voyage ou le lancement d’un business qui vous tient à cœur et qui vous permettrez de changer de vie.

Je vous invite à lire l’article « Comment financer un long voyage » . Cet article explique comment j’ai pu me payer le voyage de mes rêves en épargnant de manière ordonné et stricte.

5ème étape : Financez les études de vos enfants.

Après avoir mis de l’ordre dans vos comptes et être capable d’épargner mensuellement les 10 ou 15% de votre salaire, Dame Ramsey recommande de commencer à épargner pour les études de vos enfants.

Ce conseil s’applique particulièrement au USA où je crois que toutes les écoles supérieures sont privées.

En France, nous avons beaucoup d’école public ou encore des systèmes de bourse suivant les revenus.

Donc cette étape pourrait ne pas s’appliquer suivant votre situation.

Personnellement, je ne suis pas convaincu que de payer une école privée à son enfant sera plus « rentable » pour son futur qu’une école publique.

Je parle en connaissance de cause.

J’ai fait une école d’ingénieur public et aujourd’hui je gagne le même salaire qu’une personne qui est passé par une école d’ingénieur privé (et qui a payé en moyenne 5000€ / an en moyenne a multiplier par le nombre d’année).

La plupart ont des postes identiques au mien et gagne le même salaire.

C’est du moins le cas dans ma branche.

Il est courant de voir des gens qui ont fait une faculté classique et qui arrive à des postes et salaires plus importants que des étudiants passés par des écoles d’ingénieur privés.

A mes yeux, le salaire finale dépendra de la personnalité et des compétences des gens plus que du « titre du diplôme obtenu ».

Donc cette étape s’adapte plutôt au système Américain.

Je vous conseillerai personnellement de favoriser une école publique pour votre enfant (dans la mesure du possible par rapport à ce que souhaite faire votre enfant évidemment).

Si vous savez pertinemment qu’il n’y aura pas le choix et qu’il faudra passer par le paiement de ces études par une école privée, appliquer la 5ème étape et créez un budget pour le financement des études de vos enfants.

6ème étape : Sortir de l’endettement immobilier

Après avoir bien défini comment vous souhaitez épargner à l’étape 4 puis réaliser ou non l’étape n°5, voici une étape primordiale.

Remboursez votre crédit immobilier au plus tôt.

C’est le dernier crédit avant la libération totale de vos dettes.

Une fois libéré de ce crédit, imaginez vous votre augmentation de revenu , des centaines voire des milliers d’euros d’économisés par an.

7ème étape : Profitez de la vie.

A cette étape, c’est la libération.

Que font les gens qui n’ont plus aucune dette ?

Ils peuvent profiter pleinement de leur argent. Vivre heureux et donnez à leur famille ou à leurs proches.

J’espère que cet article a pu vous donner des idées et un éventuel plan d’action si vous êtes concernés pas les dettes et que vous souhaitez en sortir.

Evidemment, chaque situation est différente et tous les conseils peuvent être plus ou moins applicables suivant les situations.

Si vous souhaitez discuter de vive voix vis à vis de votre situation, le premier RDV de coaching budgétaire est offert