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Avis Ramify : La fintech qui centralise tous tes investissements

Avis Ramify : Test de la nouvelle fintech

Ramify fait parti de ces nouvelles fintech proposant des solutions d’investissements avec robot advisor à moindre frais.

Leur objectif est sensiblement similaire au mien : Démocratiser l’investissement pour qu’il soit accessible à tous.

Et surtout minimiser les frais pour qu’il soit juste pour n’importe quel épargnant.

Selon moi et ce qui fait vraiment leur différence, c’est qu’il proposent une plateforme qui va centraliser :

  • L’assurance Vie
  • Le PER
  • Les SCPI
  • Le Private Equity.
Tout cela en te proposant d’optimiser ta fiscalité principalement via le PER, l’assurance vie et les SCPI

Ce que ne propose pas forcément leur concurrent.

Car la plupart se contente de proposer des assurances vie en gestion pilotée (ce qui est déjà très bien!)

J’ai pu tester la plateforme pour m’en faire mon propre avis et te le partager dans cet article.

Voilà pourquoi j’ai décidé d’aller plus loin avec eux et ouvrir un compte personnellement et voir concrètement comment ça se passe.

Sécurité et légitimité de Ramify

Ramify est agrée CIF (Conseiller en investissement financier) et enregistré auprès de l’ORIAS comme courtier en Assurance.

L’AMF (Autorité des marchés financiers) encadrent l’activité de Ramify et ils sont tout à fait conforme vis à vis de leur activité.

Donc côté légal rien à signaler et tout est en règle.

Ouvrir un compte chez Ramify

Quand on arrive sur le site on voit qu’il y a plusieurs façons d’investir : Assurance Vie, PER, Private Equity etc…

Et on peut effectuer une simulation.

Cette simulation est gratuite et sans engagement et tu peux la tester ici.

Avec de simples questions, Ramify va pouvoir te proposer un portefeuille adapté à :

  • Tes objectifs
  • Ton profil de risque
  • Tes préférences d’investissements

Dans un premier tu vas répondre à des questions liées au risque.

Et ils vont te proposer un portefeuille avec une note adaptée à ton profil de risque comme le montre l’image ci dessous

Ils te proposeront ensuite un portefeuille type avec une allocation déjà établie et qui correspond aux réponses que tu as déjà donné (on en parle plus dans le paragraphe « Invest »)

Et cela te permet d’avoir une gestion pilotée en fonction de ton profil et de tes objectifs de vie.

Dans le portefeuille proposé tout est détaillé.

A la fois l’allocation d’actifs (Entre Actions, SCPI et Obligation) comme le montre l’image ci dessous

Mais tu peux aussi voir la performance du portefeuille proposée sur les 10 dernières années.

A la fois par année mais le rendement total annualisé et sur 10 ans.

Cela te permet de te rendre compte de ce que tu aurais « pu » gagner ou ce que tu « pourrais » gagner par la suite.

Et ensuite tu vois clairement toutes les lignes représentant ton portefeuille (du moins le virtuel à ce stade)

avis ramify

Tu vois même au bas de l’image l’impact environnemental de tes investissements.

Cela représentent les investissements ESG (Environnement , Social et Responsable).

Une fois qu’ils ont défini ton portefeuille type , une autre série de question apparait .

Cette série de question te permettra de définir le meilleur support sur lequel investir comme je l’explique dans l’article Assurance Vie Vs PEA Vs CTO.

Ils vont te poser des questions sur ta situation personnelle, familiale et sur tes revenus.

Et en fonction de tes réponses ils te proposeront l’enveloppe la plus adaptée à ta situation comme ci dessous

avis ramify

Enfin ils te proposent différents scénarios partant du plus défavorable (rendement le plus faible avec un risque faible) au scénario le plus favorable (rendement le plus fort avec un risque fort).

Enfin tu peux renseigner tes informations personnelles et signer.

Mais si tu ne souhaites pas aller jusqu’au bout et découvrir la plateforme il te suffit de cliquer en haut à gauche sur Ramify et tu pourras accéder au futur tableau de bord de tes investissements et le tout gratuitement.

Dans tous les cas et à tout moment, tu peux prendre un RDV gratuit avec un expert qui va pouvoir te conseiller de manière personnalisée quand tu le souhaites

En fonction de ta situation et de tes objectifs.

Ton tableau de bord RAMIFY

Tu as 3 onglet principaux :

Invest , Immobilier et Private Equity.

Je vais te décrire en détail comment fonctionne ces 3 onglets.

Invest

C’est un peu le cœur de métier de Ramify.

Car les supports proposés seront le PER et l’Assurance Vie.

Et l’assureur sera Apicil qui est un grand groupe d’assurance français

Et avec ces deux supports tu pourras te faire guider dans la gestion pilotée de ton investissement.

Principalement sur les 3 classes d’actifs suivantes

  • Les actions principalement avec des ETF
  • Les obligations également avec des ETF (et non avec du fond euros, j’en reparle plus loin)
  • L’immobilier avec des SCPI (qui sont donc inclus dans l’assurance Vie ou le PER)

Ramify propose deux formules pour la gestion Pilotée

  • Formule Essential : Cette formule incluent une part d’action et une part d’obligation. Le tout uniquement en ETF donc en gestion passive à moindre frais. Si tu veux te rappeler le principe d’un ETF je t’invite à lire cet article

  • Formule Flagship : Elle reprend les mêmes actifs que la formule essential (Donc Actions + Obligations) mais intègre les SCPI donc une part d’immobilier papier. Ainsi tu pourras maintenir ta performance en limitant le risque.

Et les fonds euros alors?

Ramify n’en propose pas dans ces portefeuilles en gestion pilotée.

Contrairement à beaucoup de concurrents à eux.

Pour rappel, le fond euros est un support garanti en capital en contrepartie d’un faible rendement (Environ 1,5% en 2021) .

Le fond euros étant composé en grande majorité d’obligations, Ramify préfère utiliser des ETF obligataire pour remplacer le fond euros.

C’est un choix de leur part qui ne permet pas d’avoir une partie du portefeuille garanti en capital.

Mais aussi potentiellement plus performante tout en maitrisant le risque.

Les obligations étant moins risqué que les actions.

Avis sur les frais proposés par Ramify

C’est un point qui m’intéresse particulièrement car généralement les différentes couches de frais minimisent ta performance et donc les intérêts composés.

En général sur de bonnes assurances vies en Ligne et robot advisors on n’a pas de frais sur versement ni de frais d’arbitrage.

C’est aussi le cas chez Ramify.

Les autres frais « obligatoires » comme les frais de gestion sont ceux des meilleurs assurances vies soit 0,5%

Voyons un peu les différentes couches de frais proposées par Ramify :

  • Frais d’enveloppe : 0,5% . C’est l’équivalent des frais liés à l’enveloppe choisie soit l’assurance vie ou le PER donc ils s’alignent bien sur les frais les plus bas proposés actuellement
  • Frais de gestion : 0,3% ce sont les frais de commission pris par Ramify. Encore une fois parmi les plus bas du marché (détaillé plus bas). Il est à noter que ces frais de 0,3% sont applicables uniquement pour le lancement et qu’ils passeront à 0,75% ensuite. Pour en profiter tu peux ouvrir un compte dès maintenant ici
  • Frais de gestion des fonds : 0,2% Ce sont les frais liés aux ETF. Généralement les ETF ont des frais compris entre 0,1 et 0,4% donc cela prouve qu’ils savent choisir des ETF à frais faible et ne prennent pas (ou peu) de marge dessus.
  • Frais d’entrée : 0% donc aucun frais sur versement. Mis à part sur les SCPI qui pratiquent des frais d’entrée bien entendu mais sur lesquels ils vous reversent un cashback (je détaille ce point plus bas)
  • Frais de sortie : 0%
  • Frais d’arbitrage : 0%

Total des frais : 1% tout compris aujourd’hui. Et ils seront de 1,45% après l’offre de lancement.

A titre de comparaison leur concurrent direct propose les mêmes services avec des frais tout compris généralement un peu plus élevé.

Mon Avis sur les SCPI Ramify

L’onglet qui est nommé Immobilier est en réalité un investissement en SCPI.

Cet onglet représente un investissement en SCPI en direct et donc avec les avantages et inconvénients associés notamment en terme de fiscalité.

Tu peux aussi investir en SCPI via leur assurance vie et notamment avec la formule Flagship.

Si tu souhaites opter pour les SCPI en direct tu pourras voir pour chaque SCPI tous les critères qui nous intéressent :

  • Taux de distribution (le rendement que tu recevras)
  • Secteur Immo de la SCPI (Bureau, commerce, crèche etc…)
  • Ticket d’entrée minimum
  • Prix de la part
  • Secteur géographique
  • DICI et plaquette pour avoir plus d’infos sur la société de gestion

Voici comment est présenté l’interface de l’onglet SCPI

avis ramify

Mon avis sur le cashback de Ramify

Si tu as suivi un de mes dernier Webinaire sur l’immobilier passif ou ma formation Lazymmobilier, j’ai longuement parlé des SCPI et de tous les frais associés.

Et des frais qui font beaucoup débat dans le monde de la SCPI sont les frais d’entrée.

Car certains nouveaux acteurs n’en proposent pas comme Iroko.

Mais pour ceux qui en proposent, les frais d’entrée sont compris entre 8 et 13% suivant la SCPI

Ces frais sont repartis entre la société de gestion (donc la SCPI) et le courtier en SCPI (donc l’apporteur d’affaire).

Généralement ils se partagent la moitié des frais donc environ 5% chacun.

Mais pour toi c’est transparent que tu passes par un courtier ou par une SCPI en direct tu payeras les même frais.

Ramify à la différence de tous te proposent de te reverser la moitié de leur commission sous forme de cashback directement sur ton compte en banque.

Imaginons un exemple chiffré :

  • Tu investis 10k€ en SCPI avec 10% de frais d’entrée
  • Frais d’entrée = 1000€
  • 500€ va dans la poche de la SCPI
  • 500€ va dans la poche de Ramify
  • Sur ces 500€ de Ramify il t’en redonnent 250€ (contrairement à tous les autres courtiers en SCPI qui gardent 100% de leur commission)

Certes, ils existent des SCPI sans frais d’entrée et ce sera à toi de faire le choix mais sur celle ci Ramify ne prend aucun frais supplémentaire.

Ils se rémunèrent sur une partie des frais de gestion de la SCPI (ce qui est transparent pour toi aussi).

Un des gros avantages de Ramify est qu’il proposent l’investissement en SCPI à part de 187€ donc c’est accessible même aux petits budgets.

A mon avis Ramify ne met pas assez en avant ce super avantage qu’ils proposent

La simulation SCPI de Ramify

Une autre fonctionnalité récente de Ramify qui est super intéressant est leur simulateur de SCPI.

Tu vas pouvoir entrer toutes tes infos personnelles et fiscales , ton épargne à investir et ton horizon de temps et Ramify va te conseiller directement quel est la meilleure SCPI pour toi.

Synthèse sur les SCPI

En marge de tout cela, Ramify propose également deux type d’investissement en SCPI.

  • En pleine propriété : ça te permettra d’avoir des revenus complémentaires avec les revenus mensuels ou trimestriel en fonction de la SCPI choisie
  • En Nu propriété : Cela te permet d’avoir des parts de SCPI moins cher (sous certaines conditions) et d’encaisser une belle plus value au bout de quelques années.

Pour en savoir plus sur le sujet tu peux lire cet article de Ramify qui compare Propriété pleine Vs Nue Propriété

Private Equity

Sur cet onglet là tu peux sélectionner le fond dans lequel tu vas pouvoir investir en Private Equity.

Le ticket d’entrée minimum est de 1000€ pour cette partie là et s’adresse plutôt à des investisseurs aguerris.

Si tu veux en savoir plus sur le private Equity, Samy le fondateur de Ramify est passé sur le podcast pour nous en parler d’ans l’épisode 64

Résumé : Mon Avis sur Ramify

J’ai donc testé cette plateforme personnellement pour ouvrir une assurance vie et pour acheter quelque part de SCPI et voici mon avis global sur Ramify

Ce que j’aime :

  • Les frais : Les moins chers du marché pour de la gestion pilotée. Ils sont à 1% tout compris mais ça ne va pas durer car c’est l’offre de lancement. Pour en profiter et avoir les frais à 1% et ouvrir un compte c’est par ici (Code « ZEN500 » à renseigner pour profiter de 500€ de frais offert en plus)
  • L’ergonomie du site : C’est clair, ludique et très bien fait. On se sent guidée du début à la fin de manière très ludique
  • L’accompagnement personnalisée des experts que l’on peut avoir au téléphone sous 48h gratuitement
  • La possibilité d’investir en direct en SCPI et en private Equity de manière facile et accessible.
  • L’offre en SCPI pour petits budget (à partir de 187€)
  • Le cashback sur les frais d’entrée pour les SCPI. Ce sont les seules à proposer ça avec Louve Invest.
  • L’accompagnement et les simulations pour optimiser ta fiscalité que ce soit sur la partie Invest ou SCPI

A mon avis, le gros « plus » chez Ramify est que c’est une plateforme tout en un pour ses investissements.

Contrairement à la plupart de leur concurrent en gestion pilotée qui ont l’habitude de proposer uniquement une assurance vie, ils proposent plusieurs supports.

L’assurance Vie, le PER , les SCPI ou encore le private equity.

Ce qui vous permet de centraliser vos investissements au même endroit et c’est quand même beaucoup plus simple pour la gestion.

Ce que j’aime moins

  • Il n’est pas possible de faire de la gestion libre sur l’assurance vie ou le PER
  • L’absence de fonds euros (mais les ETF obligataires les remplacent très bien !)
  • Les frais de gestion qui vont augmenter après le lancement.

Si tu veux ouvrir un compte et te faire ton propre avis chez Ramify et profiter de 3 mois de frais offert (jusqu’à 500€) tu peux passer par mon lien ici

Le Gender Investing Gap Avec Solène de Moneylo

As-tu déjà entendu parler du gender investing gap ?

C’est simplement l’écart qu’il y a dans l’investissement entre les hommes et les femmes.

C’est cette proportion entre hommes et femmes investisseurs.

Et le résultat est surprenant.

Seulement 20% des femmes sont des investisseuses contre 80% d’hommes.

Que l’on soit ou non féministe c’est un constat qui fait mal.

C’est une disproportion majeure.

Et ce phénomène a un nom : C’est le gender investing gap.

Il y a plusieurs raisons qui expliquent cet écart (qui est en train de changer et on en parle plus loin).

  • Le monde de la finance a été crée par les hommes et pour les hommes à la base
  • Les femmes ont tendance à avoir un comportement plus « prudent » que les hommes et moins « gambling »
  • Certaines femmes peuvent avoir des blocages vis à vis de l’investissement.
Pour creuser ce sujet et répondre à ces questions et notamment comprendre quels sont les blocages, j’ai reçu sur le podcast Solène , la créatrice du site Moneylo.

Elle va nous expliquer ce phénomène dans lequel elle s’est spécialisée.

Voici le programme de l’épisode :

  • Présentation du parcours de Solène et de Moneylo
  • Son parcours en bourse
  • Explication simple du Gender Investing Gap.
  • Quels sont les blocages de la part des femmes qui veulent investir mais qui n’osent pas?
  • Ses meilleurs conseils pour les femmes qui aimeraient se lancer mais qui n’ose pas

Pour écouter l’épisode de podcast tu peux cliquer ici ou ci dessous

Voici une retranscription de cet épisode du podcast

Thomas : On va rentrer dans le vif du sujet de l’épisode qui est le Gender Investing Gap.

Est-ce que tu peux nous dire qu’est-ce que ça veut dire, nous le traduire et nous dire qu’est-ce que c’est concrètement ce concept ?

Solène : Oui. Il n’y a pas de traduction géniale, c’est pour ça qu’on le dit souvent en anglais en le nommant Gender investing Gap

On peut dire l’écart d’investissement entre les femmes et les hommes.

Thomas : Ok !

Solène : C’est un peu long mais c’est ça.

Thomas : Ça sonne mieux en anglais.

Solène : Oui, c’est ça.

Thomas : Quand on le dit avec un bel accent.

Solène : Exactement.

On parle beaucoup d’écart, comme l’écart salarial entre les hommes et les femmes.

Mais il y a un écart aussi qui est très important en France et partout dans le monde, qui est l’écart d’investissement entre les femmes et les hommes ou encore le gender investing gap

Notamment le fait que les femmes investissent moins que les hommes.

Et de manière globale aussi, elles prennent moins de risque avec leur argent.

Donc les chiffres varient un petit peu selon les analyses qu’on va regarder, mais les femmes investissent entre 29 % et 40 % moins que les hommes.

Ce qui est un montant assez colossal.

Et elles ont tendance aussi à garder beaucoup plus de cash, à se cantonner au placement sans risque.

Comme le livret bancaire qui n’est même pas vraiment un investissement, fonds euros, tout ça.

Et quand il s’agit d’aller en bourse et même en immobilier, on est un petit peu plus frileuse.

Thomas : Le chiffre que tu as dit, les 29 à 40 %, c’est les montants du patrimoine de moins qui sont investis, c’est ça ?

Solène : Oui, c’est ça.

Thomas : Et est-ce que tu connais les chiffres de proportions sur 100 investisseurs en bourse, c’est quel pourcentage qu’il y a de femmes et d’hommes ? Est-ce que tu as une idée du chiffre ?

Solène : Non, je ne l’ai pas.

Je le sais pour l’investissement global que c’est 23 % des femmes qui sont engagées dans une démarche dans l’investissement.

Thomas : Ok, c’est ça que je voulais savoir.

Solène : Oui, c’est ça.

Thomas : C’est quand même énorme dans le mauvais sens.

Solène : Oui.

C’est pour cela que c’est un truc vraiment important parce qu’on en parle très peu.

Mais quand on sait aujourd’hui à quel point l’inflation fait que notre patrimoine est grignoté petit à petit chaque année.

Quand on a des montants comme ça qui sont différents, c’est un manque à gagner pour les femmes qui est énorme.

Thomas : À ton avis, c’est quoi le blocage ou la raison pour laquelle les femmes investissent moins que les hommes, ou qu’elles n’osent pas ?

Pourquoi selon toi ou tes expériences ou de tes connaissances, cette faible proportion ?

Solène : Il y en a plein, c’est très compliqué.

La chose la plus importante, c’est malheureusement que les femmes, pendant des siècles, ont été exclues du monde de l’investissement.

Aujourd’hui, mon objectif et le tien aussi, c’est d’aider les personnes et les femmes à s’en sortir dans le système actuel.

Mais il y a aussi le système actuel qui a besoin de changer.

Donc forcément, le système financier qu’on a aujourd’hui a été construit par des hommes et pour des hommes, de manière inégale.

Et ce sont des inégalités qui continuent aujourd’hui, même si ce sont des choses qui commencent à bouger.

On est toujours sur un système qui ne parle pas vraiment aux femmes.

J’en parlais il n’y a pas longtemps dans un post.

Mais la première femme qui a eu le droit de rentrer à la bourse de Paris et l’ouverture du métier de trader aux femmes, c’était en 1967.

Alors que la bourse de Paris a été créée en 1724. C’est sympa.

Thomas : 1700 ?

Solène : 1724, oui. Et les femmes n’avaient pas le droit de rentrer dans l’enceinte de l’établissement.

Thomas : Oui.

Solène : Interdit aux femmes et aux intrus.

Thomas : C’est un truc de bonhomme.

Solène : Oui, voilà, c’est ça. C’est comme « laissez faire les hommes. » et ce qui engendre ce fameux gender investing gap.

Thomas : Laissez-nous faire.

Solène : Et même si on prend en global l’autonomie financière des femmes par exemple qui a eu lieu en 1965, ce n’était pas non plus il y a 1000 ans, c’était il y a un petit moment. Mais ce n’était pas il y a 200 ans non plus.

Thomas : Oui, c’était il y a 2 générations à peu près.

Solène : C’est ça. Mes parents étaient nés.

Il y a forcément encore des impacts de ce système aujourd’hui.

Ce serait trop beau de se dire qu’en si peu de temps après des siècles d’inégalité, finalement c’est bon, tout le monde est sur le même pied.

Mais ça c’est la première chose, c’est vraiment la façon dont le système a été construit.

Et après, à cause de ça, on a aujourd’hui beaucoup d’hommes qui s’expriment sur le sujet de l’investissement.

Et le truc c’est que les femmes et les hommes ont des approches très différentes sur l’investissement.

Alors de manière générale, dans l’épisode, je ne parle pas de tous les hommes et de toutes les femmes.

Je précise puisque c’est des généralités.

C’est selon des études qui ont été faites et ce genre de choses.

Mais bien sûr, il y a des hommes qui vont se retrouver plus côté femmes, et des femmes plus côté hommes.

Aujourd’hui, le sujet de l’investissement est vu sous un angle qui est vraiment stéréo typiquement masculin.

La majorité des conditions créées par des hommes avec un temps particulier.

Toi Thomas, ce n’est pas ton cas, mais je pense que tu peux le voir aussi de ton côté.

Qu’on a souvent l’investissement en bourse, qui lui, est un peu comme un hobby, c’est le casino, un peu un jeu.

Thomas : C’est ça, on va faire des coups, on va gagner de l’argent rapidement.

Solène : Exactement !

C’est un truc excitant et tout, et ça, c’est bon pour personne, ni pour les femmes ni pour les hommes d’ailleurs.

Mais c’est une façon de traiter le sujet qui ne parle pas du tout aux femmes et qui creuse encore ce gender investing gap.

Et de manière générale, les femmes, ce n’est pas comme ça qu’elles abordent l’investissement.

Et on a aussi du coup tout le sujet de la représentation.

Moi par exemple, je sais que j’ai une audience qui est très majoritairement féminine.

Pourtant je ne m’adresse pas qu’aux femmes.

J’ai quelques posts dans lequel je parle du sujet.

Mais le fait que je sois une femme et la façon d’aborder le sujet et l’angle, qui n’est pas justement casino, hobby, tout ça, c’est quelque chose qui parle plus aux femmes.

Donc on a besoin d’avoir aussi un peu plus de représentation.

C’était LITA.co qui a mis un post il y a quelques jours où il disait qu’en 2021, 1 % des interventions médiatiques sur les thématiques économiques étaient faites par des femmes.

Thomas : Combien de pourcent, pardon ?

Solène : 1% ! Donc, tu as de plus en plus de femmes qui parlent d’investissement, mais ça reste une grosse minorité.

Et forcement, quand tu as 99 % d’hommes qui s’expriment et que toi tu es au milieu et tu dis :

Thomas : Qu’est-ce que je fous là ?

Solène : Oui, voilà !

Thomas : D’accord.

C’est super intéressant d’avoir toutes ces raisons et ces historiques, pour comprendre.

Je vais te dire un petit peu rapidement le ressenti que j’ai.

Parce qu’on est dans une thématique très similaire.

Et je le remarque aussi parce qu’à la base ma thématique initiale, je parlais beaucoup de gestion de budget, et mon audience était exclusivement féminine, 84 % qui étaient féminins.

Là, de plus en plus, je parle d’investissement et de bourse et je sens arriver en force une audience masculine.

Pourtant, je pense l’aborder dans un ton assez similaire au tien ou pareil.

Je ne parle pas de bourse casino, je suis plutôt investissement à long terme ETF, des choses simples.

Et c’est vrai que malgré ça, je pense quand même toujours garder mon audience féminine et, je l’espère.

Mais c’est vrai que je sens aussi que ça amène plus d’hommes.

C’est vrai que c’est quand même fou de voir à quel point dès qu’on parle d’investissement, le sexe de notre audience va plus s’orienter vers le masculin.

C’est vraiment quelque chose que j’ai remarqué aussi.

Solène : C’est que les femmes, à la base, s’occupent beaucoup des dépenses familiales, du budget.

De tout ce qui va être petites dépenses du quotidien, organisation des finances familiales, mais pas tout ce qui est investissement.

Et là, dès qu’on parle d’investissement, c’est l’homme qui s’en occupe parce qu’on ne sait pas vraiment pourquoi.

Mais on va laisser faire les pros.

Thomas : C’est une idée reçue.

Solène : Apparemment ! Oui, c’est ça.

Thomas : Je t’avoue que je ne vois que des améliorations.

Je vois même en coaching, des coachings que je fais en bourse, j’ai quand même des femmes et j’en suis très content et je trouve que ça se passe super bien.

Je vois quand même beaucoup de femmes qui s’intéressent de plus en plus et réduise le gender investing gap

Et je pense qu’on est quand même dans une période où avec les réseaux sociaux, avec la diffusion, la connaissance gratuite qu’il y a sur Internet.

On a cette vulgarisation et cette diffusion des connaissances qui permet au final à la plupart des femmes de se rendre compte que ce n’est pas faite que pour les hommes.

Et que tout le monde est capable d’investir quelque soit son sexe.

Solène : Oui complètement.

Mais surtout que le truc qui est vraiment dommage, c’est que les femmes, de manière générale, toujours investissent mieux que les hommes.

Les femmes n’ont pas envie d’investir, elles se disent, c’est trop risqué, c’est trop compliqué, c’est trop dangereux.

Pour plein de raisons qui ne sont pas forcément d’elles.

Mais pourtant, quand elles investissent, elles le font mieux que les hommes.

Et il y a plein d’études qui mettaient ça en avant.

Je peux te citer par exemple une étude de Fidelity, qui est une société d’investissement aux États-Unis, qui a montré que sur 10 ans, ses clientes ont gagné en moyenne 40 points de base.

Donc 0,4 %, dans le sens si les hommes ont fait 5 % , les femmes ont fait 5,4 % de plus par an que leurs homologues masculins.

Donc, quand tu n’es pas trop calé en investissement, tu peux dire « Oui, ce n’est pas beaucoup 0,4 %, merci ». Mais toi même tu sais que sur des décennies c’est important.

Thomas : Oui avec les intérêts composés, ça fait une grosse différence.

Solène : Énorme, c’est ça.

En fait, c’est juste qu’elles n’osent pas, mais quand elles investissent, elles investissent de manière globale, mieux que les hommes et pourquoi ?

C’est là où c’est intéressant, à la fois pour tes auditeurs masculins et tes auditrices.

C’est que les femmes investissent avec une vision qui est plus long terme.

Qu’elles donnent la priorité à la sécurité sur le long terme plutôt qu’aux gains rapides et faciles à court terme.

Et on sait que les gains rapides et faciles à court terme existent.

Thomas : Ce n’est pas forcément facile.

Solène : C’est très rare.

Thomas : Ça existe, mais c’est le syndrome du survivant.

On n’entend que les gens qui ont réussi, on n’entend pas tous ceux qui ont perdu.

Solène : Complètement.

Et ceux qui ont réussi parlent de là où ils ont réussi et pas de là où ils ont échoué.

Donc, à ce point-là, elles tradent moins que les hommes.

Elles font moins de transactions sur leur compte que les hommes.

Dans l’étude de Fidelity, ils montraient que les femmes, sur la période de 10 ans, elles ont acheté et vendu deux fois moins que les clients masculins.

Donc, elles touchent deux fois moins à leurs portefeuilles que les hommes, parce que les hommes ont un peu ce côté sur confiance de se dire : « Oui, non mais là, ça baisse. Je pense que si j’en rachète et puis je vais revendre cette action et je vais acheter ça » et on sait que souvent ça ne fonctionne pas.

Thomas : C’est ça !

Solène : Mais contrairement à ce qu’on peut penser, elles ont généralement un meilleur sang-froid aussi.

Elles paniquent moins et elles réagissent simplement et émotionnellement aux fluctuations de la bourse.

Thomas : Aux fluctuations, oui.

D’accord. Ça tu vois, je ne le savais pas.

C’est une étude qui regroupe un peu toutes ces conclusions c’est ça ?

Solène : Oui, il y en a plein que je pourrais te donner si tu veux les mettre

Thomas : Oui, on pourra peut-être mettre en lien pour ceux qui ça intéressent parce que c’est vrai que ce n’est pas trop cool de lire ça après au calme.

Solène : Oui, complètement.

Il y en a plein, les chiffres, le pourcentage de cette performance varie généralement.

On est souvent sur la performance quand même comme la majorité des études.

Mais c’est quelque chose qui est, heureusement, de plus en plus étudié et c’est intéressant.

Non pas pour dire les femmes sont meilleures et les hommes sont moins bons, ce n’est pas le but.

C’est juste de dire qu’on a tendance à se dire que l’investissement ce n’est pas fait pour nous parce que toutes les raisons qu’on a abordées avant.

Au final, l’investissement, si vous êtes une femme, est autant fait pour vous que pour les hommes.

Et les hommes peuvent aussi apprendre des choses, des comportements en bourse, des femmes qui se performent.

Oui, il y avait une étude, je ne me rappelle plus laquelle exactement, qui disait que 9 % des femmes seulement pensaient qu’elles pouvaient se performer par rapport aux hommes en tant qu’investisseuse.

9% des femmes se disent : « Moi je pourrais faire mieux ».

Thomas : Ok ! Ça prouve qu’elles n’ont pas forcément confiance aussi ?

Solène : Oui, c’est ça, un problème de confiance aussi.

Thomas : Ok ! Là je vais partir sur une autre thématique qu’on ne va pas forcément creuser, mais c’est juste pour comprendre le terme.

On parle souvent de « Gender Lens » aussi.

J’ai eu tendance à confondre les deux termes, est-ce que tu peux nous dire ce que c’est le « Gender Lens » par rapport au « Gender Investing Gap » ?

Solène : Le « Gender Lens », on va voir un tout petit peu de lien entre les deux.

Mais vraiment très léger.

Le « Gender Lens Investing » c’est la pratique d’investir en prenant en compte les critères de genre.

Notamment les critères d’égalité hommes femmes dans le choix de nos investissements.

Par exemple, on va décider d’investir dans des entreprises qui ont une représentation plus élevée de femmes dans le conseil d’administration, dans des postes de direction.

Des entreprises qui ont des bons résultats en matière d’égalité salariale, qui ont des politiques sur le lieu de travail qui vont aider les femmes.

ça peut être régime congé paternité ou congé maternité, politique contre le harcèlement sexuel, ce genre de choses.

Et tu peux aussi avoir des entreprises qui ont pour objectif de créer des produits et des services qui visent à améliorer la vie des femmes.

Thomas : D’accord ! Le « Gender Lens » c’est choisir des actions et tu vas même noter qu’il va regrouper des entreprises qui vont viser vraiment l’égalité homme et femme, c’est ça ?

Solène : Oui, c’est ça.

Effectivement, tu peux le faire soit toi-même, soit à travers des fonds ETF.

Le présupposé de base de tous ça puisque les partisans de l’investissement « Gender Lens » soutiennent, c’est que les entreprises qui ont une proportion de femmes à des postes de direction qui va être plus importante que la moyenne.

Ou des politiques comme je disais, qui ont aidé à l’égalité hommes femmes, vont sur le long terme obtenir de meilleurs résultats que les entreprises qui ne respectent pas ce genre de principe.

À la base, le socle de ça, ce qui est une étude qui est beaucoup citée, c’est une étude de McKinsey.

Qui a sorti une étude qui disait que parmi les 1000 entreprises dans le monde, celles du quartile du supérieur de la diversité des genres, donc celles qui respectent le plus la diversité des genres dans leur direction étaient 21 % plus susceptibles que celles du quartile inférieur.

Donc c’est le quartile qui respecte le moins de surpasser les revenus moyens dans leurs secteurs.

Donc ceux qui respectent le plus, tout simplement, l’égalité hommes femmes se performent versus ceux qui ne respectent pas.

C’est le présupposé de base, c’est un peu comme l’investissement socialement responsable.

Dans la vision plus écologique, on se dit : « Les entreprises qui vont respecter la planète, sur le long terme, elles vont leur donner un résultat ».

Thomas : Elles vont mieux performer parce qu’on n’a pas trop le choix.

Solène : C’est ça.

Et un jour ou l’autre, on espère que des sanctions vont tomber et qu’on ne pourra plus continuer à détruire la planète au quotidien.

Et que les entreprises qui sont les plus respectueuses, les plus vertueuses et qui sont préparées à ça, c’est celles qui vont se performer sur le long terme.

Thomas : Ok !

Solène : Après, ça ne veut pas dire non plus qu’en investissant en « Gender Lens », tu vas forcément avoir de meilleures performances.

Thomas : Oui, ce n’est pas garantie.

Solène : Non.

Thomas : Je pense que c’est une question de conviction aussi. Je pense que quand tu choisis ton ETF ou l’entreprise, si tu fais du « Stock Picking » en ETF, je pense que c’est une question de conviction.

C’est aussi ce que tu as envie d’appuyer avec ton épargne.

Solène : C’est ça. C’est tout le but de prendre des critères qui ne sont pas que des critères de rendement et des critères financiers, c’est de se dire : « Moi j’investis, est-ce que je vais perdre quelque chose en investissant en Gender Lens ? »

[Fin de la retranscription]

Pour écouter l’épisode de podcast en entier c’est par ici.

Les vrais investissements responsables – Avec Franklin Morin de Nalo

Les investissements responsables sont une grande tendance actuelle.

Et on se rend compte qu’on peut vite avoir les « vrais » investissements responsables.

Ceux qui sont en adéquation avec nos convictions et nos valeurs.

Et les « faux » investissement responsables.

A ce jour, les notions d’investissements responsables sont souvent associés au label ISR ou à des critères ESG.

Et ces notions peuvent paraître à la fois abstraite, similaire et sont un peux des expressions fourre tout.

J’ai donc souhaité clarifier tout ça avec un expert dans cette thématique.

Franklin Morin, directeur des investissements chez Nalo, est passé dans la podcast pour nous décrypter tout ça.

SI tu ne connais pas Nalo, c’est une plateforme qui te permet d’investir via les ETF de manière pilotée et de te proposer des investissements rentables en fonction de ton profil et de tes projets de vie.

Cela te permettra d’investir en Bourse même si tu n’y connais rien de manière pilotée.

Ils pourront t’accompagner dans le gestion de ton portefeuille et à des frais réduit (comparé à la plupart des assurance vie en gestion pilotée)

Pour ouvrir un compte chez Nalo, c’est par ici (3 mois de frais offert en passant par mon lien)

Ils proposent également des portefeuilles axé « ISR » donc responsable et c’est ce que Franklin va nous expliquer dans cet épisode.

Voici le programme de cet épisode :

  • La parcours de Franck et le principe de Nalo
  • Définition concrète de l’ISR et des critères ESG
  • La différence entre les deux
  • Comment être sûr que malgré ces critères notre épargne est vraiment en adéquation avec nos convictions éco responsable
  • Comment éviter les « faux » investissements responsables

Voici un extrait de la retranscription de l’épisode ci dessous

investissements responsables

Thomas : Est-ce que tu peux me décrire déjà ce que c’est un investissement ISR ?

Qu’est-ce ça veut dire déjà et qu’est-ce que c’est ?

Franklin Morin : Donc l’ISR c’est l’Investissement Socialement Responsable.

En fait il y a une diversité de terme.

Depuis très longtemps on parle de développement durable, en deux mots.

l’ISR c’est ça donc l’Investissement Socialement Responsable.

Donc on reconnaît « Socialement et Responsable » et donc c’est bien un peu le développement durable.

Mais pour la finance.

Donc l’idée c’était d’appliquer ces principes-là, du développement durable à la finance.

A la fois l’économie, la société et également tout ce qui était écologie sur ces sujets-là.

Donc l’environnement de manière générale.

Ce qu’on appelait développement durable jusque-là.

Donc aujourd’hui, il y a un Label français qui porte ce nom « ISR » et vous pouvez acheter des produits qui sont Label ISR.

Mais ce n’est pas le seul Label, il y en a d’autres en Europe et en France.

Il y a Greenfield, War System Ability en Belgique, Lux Flag au Luxemburg etc…

Chacun est allé un petit peu de son cahier des charges.

C’est là où il faut faire un peu attention et je peux te parler un peu et souvent avec la nourriture parce qu’on peut acheter un peu un Label rouge, du Bio, du Local, etc.

Et quelque part on ne sait pas exactement quel est le cahier des charges derrière.

Donc l’ISR c’est un Label défini dont les critères sont définis par les comités qui s’appelle Label ISR qui répond au Ministère de l’Économie et des Finances françaises pour les investissements responsables

Et c’est ce même Ministère qui valide les critères qui sont proposés par des gens qui viennent de la finance.

Qui comprennent aussi parce que mettre un cahier de décharge déconnecté de la réalité ce n’est pas la solution non plus.

Mais c’est quand même validé par le Ministère et ce Label est accordé pour trois ans par un organisme certificateur privé.

En fait c’est un cabinet d’audit conseil globalement qui vient et qui dit : est-ce que ça respecte bien le cahier des charges ?

Ils certifient et c’est bon.

Et donc l’idée comme tous les Labels c’est d’être un gage de transparence et de qualité que du coup on est capable de se reposer « dessus ». 

Thomas : D’accord, donc du coup l’Investissement ISR, c’est propre à la France.

Le Label ISR est vraiment Français, chaque pays a son propre Label du coup et il est attribué par le Ministère de l’Économie française.

Et ma question est…

Franklin Morin : Il est « conçu » et évolué par ce ministère-là, mais il est attribué par un organisme privé.

Thomas : C’est un organisme privé indépendant, j’imagine ?

Franklin Morin : Oui tout à fait, oui pardon, mais c’est un cabinet d’audit.

Thomas : Mais du coup, si on rentre un peu plus dans le truc pour bien comprendre.

On donne un Label ISR à quel produit financier ? 

À une action d’entreprise ?

Par exemple, je dis une bêtise, AXA, on va lui donner un Label ISR ou ce sera un fonds d’investissement ou ce sera un ETF

A quel genre de produit donne-t-on un Label ISR ?

Franklin Morin : C’est un très bon point.

Alors au départ, c’était donné uniquement au fonds d’investissement.

Donc fonds d’investissement dans lequel on fait rentrer plusieurs clients, etc.

Ils ont une stratégie donnée, on vérifie et voilà.

Ça s’est élargi depuis 2020, je crois, au mandat de gestion, ce ne sont que des structures juridiques.

Mais économiquement cela reste un portefeuille avec plusieurs actifs dedans qui sont articulés de manière à remplir un objectif et de répondre à certaines contraintes.

Et de l’immobilier maintenant aussi, on peut avoir un fond immobilier qui est Labélisé ISR.

Le gros de la troupe c’était des actions et des obligations et également de ce qu’on appelle monétaire.

En fait ce sont des obligations à très court terme, ce n’est même pas complètement le monde de l’obligation.

Mais en gros c’est des dettes d’entreprises ou de Banque pour trois mois, six mois.

Donc cela ne rapporte pas grand-chose.

Mais c’est des gros encours parce que toutes la trésorerie d’entreprise.

C’est-à-dire, je suis chez Bonduelle puis on achète des machines pendant trente jours.

Mais là on a eu des recettes que je vais investir dans un fond, ça va toujours me permettre de gagner un peu.

Donc ça, c’est vraiment des milliards et des milliards.

En France il y a vraiment plusieurs centaines de milliards qui sont labélisés, 700 milliards il me semble qui sont labélisés en France ISR et principalement du monétaire et des actions obligations.

Thomas : Et donc du coup il y a action obligation, fonds d’investissement, enfin il y a un peu tous les produits.

Mais par exemple, est-ce que les ETF aussi peuvent être Labélisé ISR et avoir le statut d’investissements responsables

Franklin Morin : ça me fait penser que si on n’a pas forcément défini un ETF.

Donc un ETF ça veut juste dire que c’est un fond qui est coté en bourse.

C’est un fond qui est plus transparent que l’on peut l’acheter et le vendre à tout moment de la journée alors qu’un fond classique on ne peut l’acheter qu’une fois par jour.

Thomas : Faire la différence en plus c’est que surtout faire un ETF fait une réplique à un indice donné.

C’est de la gestion passive plutôt qu’un fond qui fait de la gestion active.

Franklin Morin : Tout à fait.

Il y a des fonds qui font des gestions indicielles quand même.

Donc ce sont des fonds indiciels donc ils sont presque au prix d’un ETF alors oui effectivement tu as raison là-dessus.

En fonds d’investissement, il va se dire que mon objectif c’est quoi ?

Alors que ça soit un fond ou un ETF, tu as deux façons de le faire.

La première c’est de se dire, j’ai un indice de marché et j’essaye de le battre.

ça veut dire quoi j’essaye de le battre ?

ça veut dire que je vais embaucher des gens qui font des recherches.

Un gérant qui va se dire que je sens bien que les Pétrolières par rapport au panneau solaire ou je ne sais quoi.

Et après l’autre idée c’est de se dire juste en fait je ne sais pas si j’arrivais vraiment à faire mieux que l’indice.

Dans ce cas sur le long terme, je réplique et je ne me prends pas la tête.

Et je ne fais que répliquer l’indice et ça c’est effectivement les ETF.

Thomas : Mais donc du coup tu me confirmes qu’il y a bien des ETF qui peuvent être Labélisé ISR ?

Franklin Morin : Il y en a bien effectivement.

Et nous on en a également.

Ca fait partie de la partie de nos portefeuilles d’investissements responsables et chez nous.

On peut choisir en gros les thématiques notamment on a une thématique écoresponsable.

Donc nos clients pour n’importe quel projet peuvent demander la retraite à 30 ans et choisir de la mettre en écoresponsable et sans immobilier si je suis déjà bien exposé à l’immobilier.

Parce que j’ai déjà une résidence principale, résidence secondaire ou autre.

Ou alors complémentaire au PEA, si j’ai déjà un PEA dans lequel j’ai principalement des actions européennes.

Donc on va mettre un petit peu moins d’action Européennes dans ces portefeuilles là ou alors standards si je me retrouve dans aucun de ces trois cas précèdent.

Donc chacun de nos projets, on peut choisir ses nuances s’il y a quatre nuances « sur un portefeuille ».

Thomas : Écoute je pense que c’est assez clair pour la partie ISR.

Et maintenant j’aimerais qu’on décrive l’autre notion d’investissements responsables qui est la notion ESG.

Est-ce que tu peux me dire un mot, quelle est la différence entre le Label ISR ?

Franklin Morin : Donc l’ISR, donc il faut distinguer effectivement et « le Label ISR ».

L’ISR c’est qu’on peut l’appeler par différent nom, il y a la Finance responsable, la Finance durable ou les investissements responsables.

J’aimerais dire investissements responsables, mais peu importe.

C’est vraiment appliquer des principes à la Finance.

Alors que le ESG, alors que le ESG ça veut dire quoi ?

Cela veut dire « Environnement Social et Gouvernance ».

C’est un ensemble de valeur et donc la finance responsable en fait on la regarde à travers de ces trois axes.

Donc en fait les critères ESG c’est plutôt une façon de mesurer la durabilité de la finance.

Je le dirai comme ça.

Donc suivant si un fond ou des actions sont vertueuses ou pas en terme environnemental, sociale et de gouvernance.

Donc les premiers qui ont fait un peu cet aspect là, il y a eu des scores ESG qui disaient alors lui il est bon en E ou en S ou en G.

ça veut dire quoi être bon en E ?

Ça veut dire donc pareil dans tout l’ensemble des sous-critères en dessous qui vont de sous-objectif qui en est.

Je crois qu’il fait attention au recyclage des déchets, il limite le transport, ce genre de chose.

Mais c’est une seule division ESG, mais il y en a d’autres aussi.

Il y a Principal Adverse Impacts.

Globalement qui veut juste dire tous les impacts néfastes à la planète et à l’humanité.

En fait de manière générale, il y a les objectifs de développement durable.

Donc c’est les nations unies qui ont défini dix-sept critères qui sont nécessaires à mettre en place d’ici 2030 en vue du développement durable.

Donc c’est juste une façon de voir.

Mais je dirai ESG souvent de manière générale, ça veut dire responsable suivant ces trois critères-là.

Et c’est le début on va dire.

Au début on ne regardait que le score ESG et on s’est vite rendu compte que c’est assez limitant et donc on regarde maintenant d’autres choses.

L’idée c’est de croiser de plus en plus de données.

Puisque forcément, plus on a envie d’être vert, plus il faut de la donnée.

Après il faut la croiser et se dire ce qu’on veut parce qu’on peut être vert ; vert pomme, vert clair et ce qu’on est plus vert quand on….

Voilà, il y a vraiment beaucoup de nuance de vert.

Thomas : D’accord, du coup donc cela veut dire, si je comprends bien, l’ESG c’est une notation.

Enfin il y a des organismes indépendants qui vont noter une action suivant les critères ESG, est-ce bien cela ?

Franklin Morin : C’est ça.

Il y a des agences de notation, tout comme il y a des agences de notation de ce qu’on appelle « La qualité de crédit ».

Donc c’était : Donc est-ce qu’une entreprise va me rembourser ou pas ou est-ce qu’un État va me rembourser ou pas ?

Pour les plus connus donc on en avait pas mal parlé quand la crise des subprime en 2008.

Parce que justement ils étaient un peu en retard sur certain sujet et là effectivement c’est d’autres agences.

Il y en a qui sont liées, forcément, et qui sont indépendantes de l’entreprise qu’ils vont noter.

Et ils vont effectivement leur donner un score.

Donc la première métrique qu’on a regardée historiquement sur les investissements responsables , c’était effectivement sur le score ESG.

Et c’est autour de ce score que s’est construit également le Label ISR.

En disant qu’un Label ISR c’est exclure le 20% des moins bons par secteur sur la base de leur score ESG.

Donc sachant qu’un bon score ESG, ça veut peut-être dire que je suis très bon en E, très mauvais en S et pas trop mal en G.

Donc c’est où on s’est rendu compte qu’il fallait un peu plus de finesse quelque part.

De toute façon on ne peut pas agréger le développement durable sur un chiffre.

On perd forcément de l’information quelque part donc il faut juste que cette perte d’information soit cohérente avec ce qu’on cherche à faire.

Nous en tant que professionnel et ce que le client a envie pour son portefeuille.

Thomas : D’accord, et du coup est-ce que c’est possible par exemple d’avoir un ETF ou une entreprise qui a une bonne notation ESG, mais qui n’est pas Labélisé ISR et vice versa et c’est des choses possibles ou pas ?

Franklin Morin : C’est un bon point, oui c’est possible.

Thomas : Je te dis pourquoi je pose la question.

Car je parle souvent quand on est en coaching avec certain client.

On va rechercher, creuser sur les ETF et tout et je leur montre un truc.

Ce qui me paraît un peu hallucinant, c’est que tu peux avoir des ETF connus et marqué ESG Trend Leaders.

En gros c’est un ETF qui va regrouper les meilleures entreprises notées ESG.

Et dedans, tu retrouves des entreprises pétrolières ou minières.

Et tu te poses la question, tu dis je veux investir dans quelque chose que je considère responsable et qui est bon pour le climat.

Mais dedans tu, je ne vais pas citer le nom de l’entreprise, mais dedans tu retrouves des pétrolières.

Et du coup c’est pour ça que je te pose la question

Mais j’ai l’impression que quand c’est Labélisé ISR.

J’ai l’impression que c’est un peu plus vert quoi, qu’il y a un peu moins de surprise ?

Est-ce que tu confirmes ce ressenti ?

Franklin Morin : Alors c’est ce qu’on appelle vert encore.

Si c’est vert c’est environnement du coup.

En regardant un score ESG tu peux être très bon en S et en G.

Si la grande pétrolière dont tu parles est française, s’il y a la moitié de femme au comité de direction qu’ils font beaucoup de chose pour les employés et qu’ils gèrent leurs boîtes de manière très transparente, etc…

Du coup ils emploient une bonne gouvernance.

Par exemple Volkswagen qui avait triché sur des tests de pollution, ils avaient été un peu épinglés.

Ils avaient une mauvaise note G de gouvernance spécifiquement parce qu’on ressentait qu’ils n’avaient pas forcément mis les contrôles en place, etc.

Donc effectivement quand tu regardes l’ESG, je ne sais pas si le Label ISR en tant que tel.*

C’est vraiment une caution par rapport à ce genre de problématique.

En fait, faire de l’ESG de la finance durable, il y a plusieurs façons de le faire même s’il y aura un score ESG.

L’idée c’est de se dire : est-ce que je prends juste les meilleurs scores ou je vais me retrouver avec des entreprises qui ne polluent pas du tout ou presque pas ?

Admettons que je vais me retrouver avec des entreprises qui ne polluent pas, mais par contre j’ai une performance qui ne va rien avoir avec celle de l’indice de base.

Donc l’idée de base c’est ça, on prend un indice et en fait on va changer les pondérations ou même sortir certaines actions pour les mettre sur des critères responsables.

Et donc suivant, comment tu vas appliquer ces critères-là, tu ne vas pas du tout avoir la même performance que ton indice basique.

Et si je prends un indice américain, je vais exclure les pires et après la question c’est : comment j’ai pu exclure les pires ?

Soit j’exclus tous les pires, et peut-être que je vais exclure toutes les pétrolières

Et s’il y a de grands mouvements de marché sur les pétrolières ou les minières, quelque part je ne vais pas du tout retrouver la même performance que mon indice de base.

Inversement, ça c’est ce qu’on appelle le Best In Universe.

Donc on va aller regarder les meilleurs scores dans tout l’univers des actions.

 C’est un secteur d’activité.

Donc j’ai toujours le même nombre de pétrolières que dans mon indice de base, mais j’aurais les pétrolières « les plus vertueuses ».

Et c’est ça qui fait le trait de leader typiquement.

Tu vois l’indice dont tu parlais, c’est un indice qui va prendre les 50%, les meilleurs en termes de score et de tendance.

C’est d’où le Trend leaders et donc ça veut dire qu’une entreprise qui a peut-être un mauvais score, mais qui est en train de s’améliorer, elle va gagner un bonus par rapport à son mauvais score en disant: Bon, oui elle a un mauvais score, mais elle est sur la bonne voie quelque part. Donc là, tu vas arriver à ça.

[Fin de la retranscription].

Pour écouter l’intégralité de l’interview tu peux l’écouter ici

Avis Trade Republic : Le meilleur courtier ? Avec Matthias Baccino

J’ai eu l’honneur de recevoir le directeur France de Trade Republic dans le podcast. C’est l’occasion aussi pour moi de te donner mon avis sur trade republic

Trade Republic est une jeune fintech allemande qui a pour ambition de révolutionner l’investissement en bourse pour les particuliers.

En faisant payer le prix juste.

Et non en appliquant un pourcentage sur les ordres comme le font la plupart des courtiers

Matthias Baccino, le directeur France m’a accordé une interview.

Pour écouter le podcast tu peux cliquer ici

On y parle de la stratégie ultime d’investissement en bourse : LE DCA

Et comment Trade Republic peut te permettre de le réaliser de manière gratuite avec les investissements programmés.

Et c’est possible à partir de 10€.

Pour ouvrir un compte chez Trade Republic, tu peux passer par ce lien pour gagner 200€ à l’ouverture de ton compte.

Avant de te donner le contenu de l’épisode du podcast laisse moi te donner mon avis sur trade republic.

Et pourquoi je l’utilise personnellement et j’en parle souvent en coaching boursier pour ceux qui démarrent.

Disclaimer : L’article n’a pas pour vocation a un être un conseil en investissement. Investir comporte des risques dont vous êtes responsable.

Mon Avis sur Trade Republic

Les frais

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C’est selon moi le seul courtier aujourd’hui qui permet de faire payer le juste prix.

C’est à dire avec des frais fixe de 1€ / ordre (achat et vente)

Donc cela peut paraitre élevé si tu investis avec de petites sommes.

Mais dans ce cas là avec les investissements programmés (à partir de 10€), il n’y a AUCUN Frais sur le passage d’ordre à l’achat.

Ce qui rend tes investissements sans aucun frais de courtage.

Si tu veux savoir comment eux se rémunèrent je t’invite à écouter l’épisode de podcast en entier où Matthias nous explique tout.

Les Garanties

Ce courtier est basé en Allemagne donc dans l’Union Européenne et les ordres sont libellés en euros.

C’est selon moi un premier point rassurant.

Car si le courtier étant dans un pays hors UE et dans une monnaie différente les choses sont tout de suite plus compliqué (taux de change et législation très différente)

Trade Republic garantit tes fonds jusqu’à 100 000 € déposé ce qui laisse une bonne marge surtout quand on démarre :-).

Les autres avantages que je note :

  • Plateforme Ludique , ergonomique et fiable
  • Possibilité de faire de l’investissement ultra passif avec les investissement programmés
  • Un service client en Français et réactif
  • Frais réduit au maximum que ce soit pour les gros portefeuilles comme les petits
  • Trade Republic envoi un IFU (Imprimé fiscal Unique) ce qui facilite grandement ta déclaration d’impôt car tu as juste à remplir les montants dans les bonnes cases
  • Le PEA serait à priori bientôt disponible (On en parle dans l’interview :-)) et avec les mêmes conditions tarifaires
  • Idem pour les cryptomonnaies (Si tu veux en savoir plus écoute l’épisode de podcast dans son intégralité!)

Les inconvénients

  • C’est un courtier étranger donc il faut le déclarer aux impôt (Formulaire 3916)
  • On ne peut pas réaliser de « diagramme d’investissement » comme le propose par exemple le courtier Trading 212. C’est une fonctionnalité que j’apprécie particulièrement car elle permet d’investir sur son portefeuille automatique en fonction des pondérations définies

Avis global Trade Republic

Mon avis pour trade republic est globalement très positif.

Après tous les courtiers essayé (Degiro, T212, Interactive Brokers) c’est celui qui me parait le plus adapté aux débutants et même aux personnes confirmés.

A la fois pour les frais faibles, et la simplicité que la passivité

Mais également pour les fonctionnalités d’investissement programmés qui permettent de faire du DCA en automatique.

Voilà pour mon avis sur trade republic.

Pour profiter de 50€ à l’ouverture de ton compte et démarrer gratuitement pense à passer par ce lien

L’interview du directeur France

Je te laisse maintenant avec une retranscription d’un extrait du podcast avec Matthias Baccino qui t’expliquera tout ça de vive voix pour te confirmer mon avis sur trade republic

Pour écouter la version audio du podcast tu peux cliquer ici

Matthias : Avant, on avait avant 3 actifs qui payaient pour 1 retraité et c’était tenable.

A l’heure actuelle, on est à 1,4 actifs pour 1 retraité et demain, on sera à 1 actif pour 1 retraité. 

C’est un énorme problème structurel en Europe, qui n’est pas du tout adressé par les gouvernements.

85% de l’épargne des européens sont investis sur des comptes courants, des livrets A et des fonds en euros qui ne rapportent rien comparé à l’inflation.

Je rappelle quand même qu’en 2021, le livret A représente en France 9 milliards d’euros de valeurs qui disparaissent et qu’il rapporte moins que l’inflation.

C’est dommage parce que le livret A est principalement utilisé par la classe moyenne et les jeunes qui ont des revenus plus ou moins modestes.

Ce sont ceux qui auraient le plus besoin de faire fructifier leur épargne.

De plus, ils perdent de l’argent face à l’inflation.

avis trade republic

C’est ce constat-là qui a généré la création de Trade Republic en Allemagne qui propose une offre très simple.

Aujourd’hui, les jeunes doivent investir 5% de leur salaire à partir de leurs 30 ans et il faut que ça leur rapporte 5% de rendement par an.

Ainsi, ils ne perdront pas de pouvoir d’achat lorsqu’ils seront à la retraite.

Une étude qu’on a réalisée avec l’économiste financier Marc Touati a montré que les générations des années 80 et 90 perdront à peu près 40 à 45% de pouvoir d’achat lorsqu’ils seront à la retraite.

C’est énorme.

A l’heure actuelle, on perd 20% de pouvoir d’achat mais une perte de 40 à 45% signifierait que les grands-parents de demain ne pourront plus aider financièrement leurs enfants et leurs petits-enfants.

C’est un gros problème.

Parce que le fait que les grands-parents soutiennent économiquement leurs enfants et leurs petits-enfants fait partie des piliers du contrat social français depuis la fin des Trente Glorieuses.

Si ce pilier disparaît, on constatera un appauvrissement généralisé de la population et une trappe à pauvreté. 

Tant que les européens continueront à placer 85% de leur épargne sur des comptes qui ne rapportent rien, on détruira de la valeur et à moyen terme, ça posera un gros souci.

Par conséquent, la seule solution est d’épargner 5% de tes revenus pour avoir un rendement de 5%.

Depuis 120 ans, les actions génèrent 5% de rendement mais seulement à deux conditions. 

Le premier élément clé est l’investissement régulier permettant de bénéficier de la performance moyenne.

Il s’agit de la stratégie du Dollar Cost Averaging aussi appelée la stratégie de l’investissement programmé.

On y reviendra plus tard car c’est un élément très important.

Le deuxième élément clé est la diversification.

Ainsi, si on investit dans des actions un petit peu tous les mois pendant 20 ans et de manière diversifiée, notre risque sera ultra maîtrisé.

Cette façon d’investir est la plus efficace à l’heure actuelle parce qu’on prend moins de risques pour avoir plus de rendement.

L’Autorité des marchés financiers (AMF) a démontré qu’en faisant de l’investissement diversifié sur 20 ans, on était à 99% de probabilités de gagner de l’argent. 

Thomas : On peut aussi parler des Exchange Traded Funds (ETF), mais je pense que tu y viendras après vu qu’on n’a pas encore abordé la question des frais.

Matthias : Oui, les ETF sont très pratiques pour la diversification. C’est indiscutable.  

Thomas : Oui. Il y a des études qui indiquent qu’en misant sur un ETF sur le très long terme, tu as 90% de chances d’avoir des rendements plus intéressants qu’avec un fonds d’investissement.

On peut donc dire que la gestion passive est gagnante par rapport à la gestion active sur le long terme.

Est-ce que c’est quelque chose que tu confirmes aussi ?

Matthias : Oui et c’est indiscutable.

Dans le contexte macroéconomique actuel qui comprend :

  • l’inflation
  • Des taux bas
  • et la transition démographique

La stratégie d’investissement passive, diversifiée et progressive est la meilleure parce que les frais jouent un rôle déterminant.

En France, les grosses banques et les gros assureurs prélèvent en moyenne 2% de frais par an sur 5500 milliards d’euros d’épargne financière et ce depuis 50 ans.

Ce n’est pas un service, c’est un hold up. 

Thomas : C’est un scandale.

Matthias : Après, je suis aussi très souvent sollicité par des banquiers, des assureurs, des conseillers en agence et des petits cabinets de conseil en gestion du patrimoine qui approuvent cette pédagogie, cette innovation.

En fait, je ne remets pas en cause ces personnes-là parce que c’est le système qui fonctionne comme ça.

Ce sont les grosses banques qui sont trop grosses pour innover.

On dit souvent qu’elles sont too big too fail, c’est-à-dire trop grosses pour faire faillite.

Mais elles sont surtout too big to move, autrement dit trop grosses pour bouger.

C’est une chose que j’ai pu constater.

Je sais que qu’à l’échelle individuelle, les banquiers et les chargés d’affaires aimeraient mieux s’occuper de leurs clients et leur proposer des systèmes comme ceux de Trade Republic, mais ils ne peuvent pas le faire.

C’est très problématique.

En plus, il a été démontré que, dans la durée, les fonds de gestion active ne surperforment pas les ETF.

Finalement, si tu investis sur un ETF avec des actions du monde entier bien diversifiées ou même si tu investis sur le S&P 500 ou le CAC 40, tu auras en moyenne 0,2% de frais.

Si tu prends le fonds d’investissement d’un gérant star qui ne réussira pas à surperformer le marché dans la durée, tu vas payer 2% de frais de gestion.

On explique ça par le fait que les Français sont maintenus sous une cloche d’infantilisation par rapport à leur épargne depuis 50 ans.

Chez Trade Republic, on considère que chaque citoyen, chaque personne a la possibilité de voter.

Il y a “Republic” dans notre nom et ce n’est pas anodin.

Les personnes ont la possibilité de créer des entreprises et on leur fait confiance pour élever des gamins.

Pourquoi ne pourraient-elles pas choisir leurs thèmes d’investissement pour leur épargne à long terme ?  Ce qui se passe est juste fou.

Il y a un gros problème d’autolimitation mentale des Français par rapport à l’épargne.

avis trade republic

Parce que ça fait 50 ans qu’on leur dit qu’investir est dur, compliqué et risqué et qu’il faut faire appel à un professionnel pour le faire.

Thomas : C’est ce que j’allais te dire.

J’entends souvent les gens dire : “investir c’est risqué donc je ne le fais pas”.

« je n’y comprends rien, c’est pour les professionnels”.

“je préférerais qu’un professionnel gère ça parce que je me sentirais plus en confiance” etc.

Mais aujourd’hui, avec toutes les innovations qui existent comme les ETF et les nouvelles plateformes comme Trade Republic qui proposent des solutions alternatives, c’est accessible à tout le monde.

On peut investir soi-même sans se faire manger par les frais.

Ce qui fait d’ailleurs que j’ai un super avis sur Trade Republic

Matthias : Exactement.

En fait, on a dit tout à l’heure que les actions rapportaient 5% en moyenne par an depuis 120 ans. 

Thomas : Et ce malgré les crises, je précise …

Matthias : Oui, en intégrant les krachs qui font partie de la vie de la bourse.

On a dit aussi tout à l’heure que mettre 5% de son revenu de côté rapportait 5% de rendement par an pour compléter sa retraite par répartition.

De cette façon, on pourra garder son pouvoir d’achat au moment de la retraite.

Par exemple, si tu investis dans une assurance vie via ta banque ou un fonds d’investissement, tu réussiras peut-être à faire 5% de performance brute mais on va te prendre 2% de frais.

Dans une étude qu’on a faite avec Marc Touati, on a démontré que ces 2% de frais couplé à des taux aussi bas et à une remontée de l’inflation, c’est catastrophique.

Les gens qui investissent via leur banque ou leur assureur, voient leur performance passer à 3% au lieu de 5% à cause des frais.

Thomas : J’ajouterais même qu’on ralentit le phénomène des intérêts composés puisqu’on nous retire 2% de frais par an.

Matthias : Oui, c’est l’effet boule de neige.

Thomas : Oui, c’est ça.

Il y a une chose que tu as dit tout à l’heure sur laquelle je voudrais rebondir.

Tu as parlé du livret A qui appauvrit et je suis complètement d’accord avec toi sur ce point.

Je voudrais juste préciser, et je pense que tu seras d’accord avec moi, qu’il est quand même important de garder une épargne sur un livret A pour faire face aux imprévus.

Matthias : Oui, évidemment.

Thomas : Je voulais juste clarifier ce point car il ne faudrait pas que les gens te prennent au pied de la lettre et qu’ils placent tout leur argent en bourse.

Il faut au moins avoir 3 à 6 mois de salaire sur un livret A pour faire face aux imprévus. 

Matthias : Oui, je suis d’accord avec toi.

Je voulais surtout dire que le problème était qu’il y avait énormément d’argent dans les comptes courants et les livrets A. 

Thomas : Finalement, on parle de surplus.

Matthias : Oui, c’est ça.

Il faut avoir un matelas de sécurité pour faire face aux accidents de la vie et aux imprévus, c’est indispensable.

Nous, on s’attaque vraiment au problème de l’épargne long terme.

Pour clarifier mon raisonnement, je vais citer un slogan publicitaire qui dit « notre épargne est notre avenir, investissons-la ».

Nous avons fait des études avec l’IFOP et des sociologues.

Et nous avons constaté une vraie rupture générationnelle à l’heure actuelle en France dans la perception de l’investissement.

Tu disais tout à l’heure que les gens pensent qu’investir est trop risqué mais c’est une chose que les jeunes ne disent plus aujourd’hui.

En fait, 2/3 des jeunes considèrent qu’investir en bourse n’est pas risqué, parce qu’ils ont connu les crypto-monnaies qui sont beaucoup plus volatiles.

Je connais un jeune créateur de contenu de 25 ans qui a des millions de followers.

Et qui a un plan d’investissement programmé en ETF avec des actions du monde entier.

Il y met 50€ par mois et c’est un peu comme si c’était son livret A finalement.

La perception du risque a complètement changé et aujourd’hui, la vraie difficulté concerne la notion d’accessibilité.

En France, 85% des personnes disent que l’investissement en actions ne devrait plus être réservé à une élite.

Plus de 50% des personnes disent qu’elles ne savaient pas qu’on pouvait faire des plans d’investissement programmés en action et qu’ils s’y intéressent désormais.

Le fait que la grande majorité des gens disent que l’investissement n’est pas fait pour eux révèle en réalité d’un problème d’accessibilité.

Je fais souvent le parallèle avec le phénomène d’autolimitation mentale des femmes vis-à-vis de leur carrière.

C’est un peu la même chose que la relation qu’ont les Français vis-à-vis de l’investissement.

Toute proportion gardée évidemment.

Ils veulent le faire mais ça fait tellement longtemps que les banquiers et les assureurs leur disent que c’est difficile.

Et que l’Etat a structuré l’épargne en fonction de la fiscalité avec des incentives fiscaux.

Ce qui rend l’épargne accessibles qu’à ceux qui payent beaucoup d’impôts.

Qu’il y a un travail culturel à mener pour libérer les gens de cette autolimitation.

Thomas : Oui, c’est une histoire d’éducation financière finalement.

Matthias : Il faut leur donner confiance en eux tout en leur donnant les clés en termes d’éducation financière.

Ce que je voudrais dire à ton audience, c’est que l’investissement à long terme en bourse, c’est un peu comme le judo.

Il y a des ceintures blanches et des ceintures noires.

Dire que tout le monde va devenir trader, que la question est vite répondue.

Que vous allez partir vivre aux Maldives dans 2 mois, que vous allez gagner 10000€ par mois grâce au trading etc.

Tout cela est faux.

Aujourd’hui, 80% des gens qui essayent de faire du trading hyper actif perdent de l’argent.

En revanche, 100% des gens qui ont investi en bourse programmé, diversifié et sur le long terme ont gagné de l’argent ces 120 dernières années.

Thomas : On est d’accord que, quand tu parles de long terme, cela signifie minimum 10 ans ?

Matthias : Oui, je dirais même 15 voire 20 ans.

Thomas : C’est ça. Il y a plusieurs études qui affirment que, plus tu augmentes ton horizon temps, plus le pourcentage de perdre de l’argent devient minime.

Cela dit, je crois que sur 20 ans, on est en dessous des 1%.

Tout est dit dans ton argumentaire.

Si tu ne fais pas avoir par le piège de la spéculation.

Et du fait que tu veux être riche rapidement et que tu appliques des règles simples (diversification, long terme, investissement programmé), ton risque de perdre de l’argent est très proche de zéro.

Matthias Oui. Complètement.

L’extrait est terminé.

Pour écouter le podcast dans son intégralité c’est par ici.

Si tu veux connaître mon avis sur Trade republic je t’invite à relire le début de cet article

ETF en bourse : Comment battre les pros en 5 minutes par mois

Les ETF en bourse sont des produits magiques.

Ils permettent d’investir dans un panier d’action présélectionné en un seul clic.

C’est le produit financier rêvé pour quelqu’un qui veut investir en bourse sans perdre trop de temps et en restant passif.

Tout en profitant de la performance de la bourse sur le long terme.

Après avoir t’avoir détaillé quelles enveloppes choisir pour investir en bourse.

Et quelles sont les 7 astuces que tu dois savoir avant de débuter

On va rentrer dans le dur et expliquer pourquoi les ETF sont un des meilleurs produits financier pour investir en bourse sans trop prendre de risque.

N’oublie pas que si tu souhaites être accompagné dans ton investissement en bourse c’est par ici.

Et si tu veux récupérer ton guide gratuit pour apprendre 7 façons de générer tes premiers revenus passifs c’est par ici.

Disclaimer : Je ne suis pas conseiller en investissement. Je suis un particulier qui partage son savoir et son retour d’expérience sur l’investissement. Investir comporte des risques dont vous êtes responsable.

Si tu veux découvrir la version du podcast c’est ci dessous.

Pour que tu comprennes bien l’intérêt des ETF il est important que je t’explique d’abord qu’est ce qu’un fond d’investissement.

Et ensuite qu’est ce qu’un ETF et pourquoi un ETF est très souvent mieux qu’un fond d’investissement.

Les fonds d’investissements : la gestion active

ETF en bourse

Définition

Ce sont des sociétés qui ont pour objectif de récolter l’argent des épargnants pour le faire fructifier.

Dans le but de leur faire obtenir le meilleur rendement possible en fonction des risques qu’ils souhaitent prendre.

On appelle aussi cela de la gestion active.

Par exemple si vous avez un profil « prudent » ils vont investir majoritairement en obligation.

Et si vous avez un profil « risqué » ils vont investir majoritairement en action.

Et souvent sur la partie action ils vont faire ce que l’on appelle du « stock picking ».

C’est à dire qu’ils vont choisir des actions individuels pour essayer de faire mieux que leur indice de référence.

Par exemple en France, on peut choisir des actions comme Total, LVMH ou Dassault en espérant faire mieux que l’indice de référence qui est le CAC 40.

Et ces fonds d’investissements sont souvent utilisés sur des assurance vie avec les unités de compte.

Mais il est possible d’investir sur ces sur le PEA également.

Les frais

Le problème principal des fonds d’investissement concerne les frais.

Les frais qui avoisinent les 2% de la somme placée.

Et souvent ces frais « grignotent » ta performance alors que tu prends toi même tous les risques.

C’est à dire que même si tu perds de l’argent à cause d’un krash, ces fonds te prélèveront quand même ces 2%.

Et sur le très long terme, les statistiques montrent que la majorité des fonds d’investissement font moins bien que leur indice de référence sur le long terme.

Donc il peut s’avérer pertinent de se poser la question : « Pourquoi ne pas investir soi même directement dans l’indice de référence ».

Car d’une part on évite de payer les frais importants des fonds d’investissement.

Mais aussi on a plus de chance d’être performant (D’après les statistiques et l’historique que l’on a actuellement).

Mais alors comment faire pour réaliser cela ?

Avec les ETF en bourse.

Les ETF en bourse : la gestion passive

ETF en bourse

Définition

Les ETF sont des paniers d’action dont l’objectif va être de répliquer la performance d’indice de manière totalement passive.

Par exemple l’ETF CAC 40 va répliquer la performance exacte du CAC 40.

C’est à dire qu’avec un seul « produit » acheté, tu vas acheter les 40 plus grosses entreprises Française composant le CAC 40.

Tu as donc l’avantage de pouvoir être diversifié en un seul ordre de bourse.

Cela limite aussi les risques liés à une seule action.

Car imaginons qu’une entreprise fasse faillite.

Au lieu de perdre tout ton capital, si tu investis dans un ETF où il y a l’entreprise qui fait faillite, ce sera transparent avec un ETF en bourse car les 39 autres entreprises compenseront cette faillite.

Les frais

C’est là LE gros avantage par rapport aux fonds d’investissement.

Ils sont variables mais ils sont généralement compris entre 0,1 et 0,4% pour les ETF en bourse les plus connus (ceux répliquant les indices les plus connus).

Voici quelques exemples d’indices connus qui sont répliqués par les ETF en bourse :

  • CAC 40 : indice répliquant la performance des 40 plus grandes entreprises Françaises
  • S&P500 : indice répliquant la performance des 500 plus grosses entreprises Américaines
  • MSCI World : indice répliquant la performance des 1600 plus grandes entreprises mondiales des pays développés (Amérique du Nord / Europe / Japon)

Quels types d’ETF en bourse ?

J’en distingue deux grandes « Familles »

  • ETF géographique
  • ETF sectoriels.

Les ETF géographique vont répliquer un indice sur une zone géographique donné.

Par exemple avec un ETF S&P500 vous allez répliquer la performance du marché Américain dans son ensemble.

Les ETF sectoriel ont le même principe que les ETF géographique.

C’est bien un panier d’action .

ETF en bourse

Mais au lieu de répliquer la performance de l’indice d’un pays, le panier d’action va regrouper les entreprises d’un même secteur.

Par exemple un ETF « Santé » va regrouper que des entreprises relatives à la santé.

Un ETF « Changement Climatique » va regrouper uniquement des entreprises engagés dans le changement climatique.

Ces ETF sectoriels sont aussi appelé « Smart Beta » et ils existent de multitude de type d’ETF dans ce domaine.

Certains ETF sectoriels peuvent regrouper que des entreprises de type « Value » ou encore « Croissance ».

L’important à retenir est qu’un ETF qui ne suit pas un indice « géographique » vas regrouper des entreprises du même secteur d’activité ou du même type.

Ces ETF peuvent être considéré comme plus risqué car vous n’êtes pas diversifié « sectoriellement » contrairement à un ETF géographique.

Par exemple si tu investis sur un ETF « Pétrole » et que dans 20 ans on n’a plus besoin de pétrole, cet ETF ne vaudra plus grand chose.

Et sur ces ETF sectoriels les frais ont tendance à être plus élevé et peuvent monter jusqu’à 0,6 ou 0,7%.

Ce qui reste toujours moins cher que les fonds d’investissement

Conclusion : ETF en bourse ou Fond d’investissement ?

Tu as dû le comprendre au vu de la façon dont est rédigé cet article, mais je suis un grand partisan des ETF plutôt que des fonds d’investissement.

Principalement pour les frais économisés et au vu du fait que sur le long terme les ETF font mieux que les fonds d’investissement sur les actions.

Voici tout de même un récapitulatif des avantages et inconvénients entre fond d’investissement et ETF en bourse.

Avantages et Inconvénients des ETF en bourse

Avantages :

  • Peu de frais
  • Diversification immédiate sectoriel et géographique
  • Possibilité de démarrer avec peu d’argent (certains ETF valent 20€)
  • Possible d’y investir sur chacune des enveloppes (PEA, Assurance Vie, CTO)
  • Plus faible volatilité
  • Très passif

Inconvénients

  • Risque de « surdiversification »
  • Pas très « stimulant intellectuellement » car très passif

Avantages et inconvénients des fonds d’investissement ?

Avantages

  • Gestion de votre portefeuille faîtes par des professionnels
  • Possibilité d’avoir une diversification entre classe d’actifs simplifié (Entre obligation et action notamment)

Inconvénient

  • Frais important
  • Risque de faire moins bien que le marché action
  • Uniquement dispo sur Assurance Vie et PEA

Débuter en bourse : Les 7 meilleures astuces

Si tu souhaites débuter en bourse, il vaut toujours mieux se former avant de démarrer.

Que ce soit un livre à lire , des articles comme celui ou un coaching, apprendre quelques astuces et bonnes pratiques peut t’éviter quelques erreurs qui peuvent coûter cher quand tu débutes en bourse.

Car si aujourd’hui tu maîtrises bien tes finances et souhaites faire grossir ton épargne tu as dû comprendre qu’avec l’inflation qui est là, l’argent sur ton livret A va t’appauvrir à petit feu.

Malgré l’augmentation prévue du taux du livret A à 1%, cela reste inférieur à l’inflation

Il faut donc placer son argent.

La bourse étant un des placements les plus connus et les plus anciens il est important d’y mettre le nez dedans.

Il y a certes un risques (comme tout placement qui est rentable) mais c’est aussi le plus performant de ces 30 dernières années si on vise le long terme.

Si tu souhaites débuter en bourse, voici un petit guide qui va t’expliquer les 7 astuces que tu peux mettre en place dès maintenant

Pour écouter la version audio et podcast tu peux cliquer ci dessous :

Disclaimer Je ne suis pas un conseiller en investissement. Je suis un particulier qui partage son expérience et ses connaissances. Investir comporte des risques dont vous êtes responsable.

Débuter en bourse en investissant sur le long terme

En bourse tu peux faire 2 choses :

Investir ou / et spéculer.

Investir cela signifie étudier bien les entreprises et investir dans les actions car tu crois dans la capacité de l’entreprise à générer des bénéfices sur le long terme.

Quelque soit les conditions de marché.

Investir c’est apporter ton soutien durablement à une entreprise pour qu’elle puisse se dévelloper.

Spéculer c’est essayer « d’acheter bas » pour revendre plus haut dans un laps de temps plus ou moins court.

Spéculer c’est essayez de surfer sur une tendance pour en tirer un profit.

On parle aussi de trading intraday (si les achats / vente sont fait sur la journée) ou position trading (achat / vente fait en quelques mois d’intervalle).

Dans tous les cas quand on « spécule », l’idée est de pouvoir tirer profit du marché et donc d’essayer de « timer le marché » à savoir rentrer le plus bas possible pour revendre le plus haut possible.

Quoiqu’il en soit et si tu comptes débuter en bourse, je te déconseille d’essayer de « timer » le marché et de jouer à spéculer ou à trader.

Tu peux y arriver et certains y arrivent très bien.

Mais beaucoup aussi se brûle les ailes en essayant d’être plus malin que le marché.

De plus, essayez de trouver les « bons coups » demandent énormément de temps pour les trouver, se renseigner etc…

D’après les statistique des l’AMF, 89% des particuliers qui se mettent au trading perdent de l’argent.

Et j’ai envie de dire c’est normal.

Car trader est un métier.

Cela ne peut pas s’improviser pendant tes pauses café du bureau.

Et en face tu affrontes les meilleurs du monde et même des robots.

C’est pourquoi personnellement je pense qu’investir sur le long terme est selon moi une des meilleurs stratégies car :

  • ça prend moins de temps
  • Tu prends moins de risques
  • Tu investis dans le potentiel réel d’une entreprise
  • Si tu es convaincu de ton investissement, le temps fera le travail à ta place
  • Historiquement et sur le long terme, la bourse a été le placement le plus performant

Comprendre dans quoi tu investis

C’est un des conseils les plus connus donnés par Warren Buffet.

« Comprendre ce que fais l’entreprise dans laquelle tu investis ».

Et si c’est un ETF, comprend bien l’indice qu’il suit (à la fois les secteurs et l’exposition géographique).

Quelque soit ta stratégie (action en direct ou ETF), comprendre dans quoi tu investis reste le plus important.

C’est comme en immobilier, il faut investir dans un secteur que tu connais.

En bourse c’est pareil, si c’est une action en direct il faut que tu comprennes le business de l’entreprise.

Et si c’est un ETF que tu saches quelles sont les entreprises qui composent l’ETF (à minima).

Et comment fonctionne l’ETF (réplication physique ou synthétique)

Pour faire le parallèle avec l’immobilier, imagine toi signer pour un investissement dans un pays que tu ne connais pas, une ville que tu connais pas.

Et que tu n’as jamais eu le temps d’étudier.

C’est la même chose avec un ETF ou une action en bourse.

Donc prend le temps d’étudier l’entreprise , les chiffres, les ratios financier et d’autres éléments si tu choisis une action en direct

Et si c’est un ETF assure toi de comprendre quel indice il réplique, de quoi il est composé, les frais associés etc…

Comme pour beaucoup d’investissement, si tu veux maîtriser ton risque au mieux il faut faire un minimum de travail de recherche et de formation pour comprendre ce que tu fais.

Etre discipliné et focalisé sur sa stratégie

Cela rejoint l’astuce n°1.

Car si tu investis sur le long terme il faut que tu définisses une stratégie.

Mais surtout que tu t’y tiennes (Et c’est le plus dur!)

Même si quand tu vas débuter en bourse, tu peux commencer par une stratégie puis la changer (ça m’est arrivé aussi plein de fois).

L’important est de pouvoir définir sa stratégie au plus tôt et s’y tenir pour avoir les résultats que l’on recherche.

Etre focalisé sur sa stratégie peut quand même t’autoriser à faire des arbitrages de temps en temps et de te laisser une certaine marge de manœuvre.

J’ai tendance à encourager le passage à l’action plutôt que le statut quo.

C’est à dire au début, avec des faibles sommes, tu peux débuter en bourse sans forcément de stratégie.

Mais il est important que tu en définisses une très vite après avoir démarré.

Je dis ça car le simple fait de mettre ses premiers euros en bourse même si tu n’a pas de stratégie va te te donner de l’intérêt sur ce placement car tu auras mis du « vrai argent ».

Et cela te forcera à te former et à définir une stratégie.
débuter en bourse

Investir l’argent que tu es prêt à perdre

Encore une astuce qui devrait être une règle absolu.

Avant d’investir et comme je le répète souvent notamment dans l’article « Epargne de précaution », tu ne dois jamais investir tant que tu n’as pas une épargne de précaution solide.

En général, il est recommandé d’avoir au moins 3 à 6 mois de salaire sur un livret disponible en cas de coup dur.

A toi de voir si avec 3 mois de salaire tu te sens à l’aise ou si tu as besoin de plus.

Ça dépend aussi de ta situation.

Par exemple, si tu es propriétaire de ta résidence principale, que tu as 3 enfant, 2 voitures et un chien il te faudra une plus grosse épargne de précaution qu’un célibataire sans enfant, sans animal et qui est en location

Une fois que tu as cette épargne de précaution bien solide, tu peux te lancer dans l’investissement.

Et c’est même important de le faire (quelque soit l’investissement) .

Car en plaçant trop d’économies sur ton livret A, tu vas t’appauvrir à cause de l’inflation qui est supérieur au rendement de ton livret bancaire.

En bourse, en général il faut que tu comptes 5 à 10 ans où tu ne devrais pas avoir besoin de ton capital si tu veux profiter des avantages fiscaux de certains support (PEA et Assurance notamment présentés ici).

Et aussi pour minimiser tes risques de pertes.

Car en bourse historiquement, plus l’investissement est long, plus les chances de perdre de l’argent diminuent.

Il y a même des statistiques qui ont prouvé que si tu investis sur plus de 20 ans en bourse ton risque de perte en capital peut être inférieur à 1%

Se former avant de débuter en bourse

Avant d’aller sur les marchés boursier une autre règle fondamentale est de se former.

Comme pour l’immobilier, comme pour le budget, comme pour n’importe quel compétence que l’on n’a pas appris à l’école.

La formation te permettra d’éviter de faire des bêtises.

De profiter de l’expérience des autres qui ont fait les erreurs à ta place avant.

Tu peux tout apprendre tout seul en regardant youtube et en lisant des bouquins mais c’est chronophage en temps.

Si tu veux aller plus vite, tu peux suivre des formations en ligne ou encore te faire accompagner.

J’en profite pour faire mon auto promo :-).

Car je propose des sessions de coaching boursier à la séance ou sur plusieurs mois.

Si tu veux en savoir plus c’est par ici.

Je peux t’accompagner sur le choix de ton enveloppe fiscale (PEA, Assurance ou CTO) , sur le type d’actifs, le type d’action ou ETF qui constituera ton portefeuille.

Et surtout la stratégie à automatiser pour que cela te prenne le moins de temps possible.

débuter en bourse

Choisir le bon support

Comme détaillé dans l’article Assurance vie VS PEA VS CTO, il faut que tu choisisses le support d’investissement qui va correspondre à ta situation et ta stratégie.

Si tu as beaucoup de capital et que tu veux vivre de tes dividendes tout de suite, le CTO sera certainement le plus adapté.

Par contre si tu démarres et que tu veux capitaliser ton épargne sur le long terme, le PEA Ou l’assurance vie sera peut être plus fait pour toi (sans forcément négliger le CTO).

L’important est de bien comprendre la différence entre ses supports et d’investir sur celui qui te correspond le mieux.

Et si tu utilises plusieurs supports, il faut éviter les doublons.

Par exemple, si tu prendre un ETF monde sur ton assurance vie évite de le prendre sur ton PEA.

Ou encore si tu utilises un ETF Monde évite de prendre un ETF S&P500.

Car l’ETF monde est composé à 70% d’action Américaines (et donc du S&P500).

L’idée comme souvent est d’avoir un portefeuille diversifié pour limiter ton risque.

A la fois géographiquement mais également sectoriellement.

Eviter de payer des frais inutiles

Cette astuce est tellement primordiale selon moi que je vais la sous détailler en 2 parties

Les frais de gestion : Le piège quand tu vas débuter en bourse

C’est selon moi l’astuce LA plus importante mais qui n’est mis en avant par aucun professionnel de la finance .

Normal c’est ça qui les fait vivre :-).

Mais les frais que tu payes à tous ces intermédiaires sont ceux qui vont ralentir ta performance.

Ralentir les effets composés de ta performance.

Et surtout enrichir des intermédiaires sur le long terme.

Alors que si tu te formes, tu payes aujourd’hui pour comprendre comment ça marche et les frais seront dans ta poche.

Selon une étude de l’AMF, en moyenne 54% de la performance des épargnants partent en frais dans la poche des différents intermédiaires.

Je pense notamment aux banques traditionnelles en priorité qui prennent des frais démesurées sur des enveloppes tels que le PEA , le CTO ou l’assurance vie.

Mais certaines assurance vie en direct prennent aussi de gros frais.

Et aussi je pense à certains conseiller en gestion de patrimoine qui prennent leur part du gâteau avec des rétro commissions.

Quelque soit l’enveloppe et le courtier choisi prête une attention particulière aux frais de gestion qui peuvent vraiment impacter ta performance.

Les frais de courtage

Ce sont d’autres frais à ne pas négliger qui vont dépendre du courtier que tu vas choisir.

Par exemple, sur le CTO il y a beaucoup plus de choix avec des frais beaucoup plus faibles.

On peut citer Trade Republic, trading 212 et Degiro parmi les plus intéressants du marché 

Si tu souhaites démarrer avec des actions gratuites :

Pour le choix du courtier, même si le montant des frais de courtage est important il ne faut pas se focaliser uniquement la dessus.

Voilà pour ces 7 astuces à appliquer pour débuter en bourse.

Dis moi en commentaire quel est selon toi L’ASTUCE à ne pas négliger quand tu démarres en bourse.

Si tu souhaites allez plus loin on peut échanger sur ta situation avec un RDV gratuit ici

Et tu peux écouter la version podcast directement ici.

Enveloppe Fiscale : Assurance Vie VS PEA VS CTO

Si tu veux investir en bourse en étant résident fiscal Français, il faut que tu choisisse ton enveloppe fiscale

Tu auras le choix entre les 3 suivantes

  • L’Assurance Vie avec les unités de compte
  • Le PEA
  • Le Compte Titre Ordinaire (aussi appelé CTO)

Les 2 premières étant des enveloppes fiscales réputés en France mais nous allons voir qu’il ne faut pas non plus négliger le compte titre.

C’est parti donc pour le match entre les 3 enveloppes fiscales.

Si tu veux discuter de ce sujet avec moi de vive voix en fonction de ta situation, le premier RDV de 15 minutes est gratuit

Pour aller plus loin sur les revenus passifs et apprendre 7 façons de générer tes premiers revenus passifs, tu peux consulter mon nouveau guide ici.

Pour écouter la version podcast tu peux cliquer ci dessous

L’assurance Vie : L’enveloppe fiscale préférée des Français

Pour la simple et bonne raison que c’est l’enveloppe fiscale la plus connue

Et surtout car on peut investir sur le fond euros.

Car à ce jour, le fond euros est le placement garanti avec le meilleur rendement .

Même s’il s’affaibli d’année en année et qu’il est dorénavant inférieure à l’inflation (début 2022)

En 2022, on peut espérer entre 1 et 1,5 % de rendement avec le fond euros.

Mieux que le livret A mais moins bien que l’inflation.

A part le fond euros, sur cette enveloppe fiscale, on peut investir sur ce qu’on appelle des unités de compte (UC).

Ce sont simplement des supports pour investir en Bourse.

Et il y aura plus types d’UC. Voici les principales :

  • Fond d’investissement
  • ETF
  • Actions en direct
  • SCPI

La plupart des Assurances vie proposeront des UC avec Fond d’investissement et actions et quelques ETF.

Mais peu proposent des SCPI ou un large choix d’ETF.

D’où l’intérêt de bien choisir son courtier en assurance vie.
enveloppe fiscale

Concernant la fiscalité, l’assurance vie permet de payer moins d’impôt sur ses plus values après 8 ans.

Le calcul est assez complexe car la loi a changé depuis 2017 et suivant de quand date tes versements, le calcul peut devenir assez complexe.

Si tu veux plus de détail, regarde ce tableau là

Mais en gros si tu retires de l’argent avant les 8 ans tu payeras la flat tax soit 30 % sur ta plus value.

Après 8 ans tu auras aucun impot sur ta PV dans la limite de 4600€/ an (9600€ pour un couple) de plus value et ensuite tu payeras 24 % sur ta PV.

Il faudra quand même payer la CSG (17,2 % de la plus value).

Selon moi le gros avantages de l’assurance vie (mise à part la fiscalité) est son aspect « couteau suisse » de l’investissement.

Car on peut investir à la fois sur

  • Les marchés financiers (Actions et ETF)
  • De l’immobilier papiers (SCPI)
  • Des fonds euros (capital garanti).

Voici un résumé des avantages et inconvénients de cette enveloppe fiscale :

Avantages

  • Faible imposition au bout de 8 ans
  • Liquide (retrait possible sous 48h sans clôturer le contrat)
  • Possibilité d’intégrer des SCPI
  • Avoir un portefeuille diversifié en classe d’actif avec un seul support (Actions, Immobilier papier, Fond euros)
  • Imposition intéressante pour la succession
  • Aucun plafond de versement
  • Possibilité d’ouvrir plusieurs Assurance vie par personne

Inconvénient

  • Frais de gestion obligatoire sur le rendement (0,5 % pour les meilleurs)
  • Frais important si choix de gestion piloté (ce que je ne vous recommande pas)
  • Le choix des unités de compte est très dépendante de l’assurance vie choisie
  • Le fond euros ne rapporte quasiment plus rien
  • Investissement en Europe uniquement (Hors ETF synthétique)
  • Non transférable (A parti si c’est le même assureur)

De manière générale, l’assurance a cet inconvénient d’avoir plusieurs couches de frais non compressibles (Frais de gestion, frais sur les UC, et éventuellement frais de versement pour les plus mauvaises).

Les gros avantages résident dans la partie succession et sur le fait qu’il n’y ait pas de plafond de versement tout en profitant d’avantage fiscaux au bout de 8 ans.

Quelque soit ton choix, je te recommande d’ouvrir une assurance dès que possible pour prendre date sur cette enveloppe fiscale.

Car même si tu ne fais rien et que tu décides d’investir dans 3 ou 4 ans, le délai d’ancienneté commence à courir dès l’ouverture de ton assurance vie.

Le PEA : Une enveloppe fiscale « Bourse »

Le PEA c’est le plan d’épargne en action.

Comme le dit très bien son nom c’est pour investir en action et donc en bourse directement et sans intermédiaire contrairement à l’assurance vie qui va se prendre sa commission avec les frais de gestion.

Ici donc pas de fond euros ou de placement à capital garanti.

Même si il est possible d’investir dans des obligations (et que c’est donc moins risqué que les actions), le capital ne sera jamais garanti.

Mais contrairement à l’assurance vie, il n’y a pas de frais de gestion ce qui en fait un gros avantage.

Il y aura en revanche des frais de courtage pour passer vos ordres de bourse.

L’idée là aussi est de les limiter en choisissant le bon courtier pour ton PEA.

Sur le PEA, on pourra investir uniquement en Europe sur des actions et ETF (Hors ETF synthétique, j’y reviendrai dans un prochain article)

Et sur le plan fiscal c’est le même principe que sur l’assurance vie sauf que l’avantage fiscal cours à partir de la 5ème année après l’ouverture du PEA.

Alors que sur l’assurance vie c’est à partir de 8 ans.

Sachant que comme sur l’assurance vie, l’exonération d’impôt est uniquement sur la plus value et qu’il faut donc dans tous les cas payer la CSG à 17,2 % sur tes plus values.

Avantages

  • Fiscalement intéressant au bout de 5 ans (Dividendes et Plus Value)
  • Pas de frais de gestion
  • Frais de courtage faible suivant le courtier choisi
  • Transférable (remboursement des frais par nouveau courtier)
  • Une gestion autonome de ses placements en bourse

Inconvénient 

  • Un Seul PEA par personne
  • Versement maximum de 150k€
  • Investissement en Europe uniquement (Hors ETF synthétique)
  • Tout retrait avant 5 ans entraîne la clôture du PEA donc moins liquide que l’assurance vie.

Le PEA étant moins liquide que l’assurance vie, il faut penser encore plus à long terme (à minima 5 ans).

Même si dans les fait, tu peux retirer ton argent avant 5 ans sur le PEA.

Mais le problème est que tout retrait avant les 5 ans entraîne la fermeture du PEA et tu seras imposé à la Flat taxe (30%).

Donc si tu penses avoir besoin de cet argent dans les 5 ans, l’assurance vie sera un meilleur choix.

Car tu pourras retirer de l’argent sans fermer ton enveloppe fiscale et garder l’ancienneté du contrat et donc l’avantage au bout de 8 ans.

L’idée avec le PEA comme avec l’Assurance vie c’est de prendre date dès que possible.

C’est à dire ouvrir le PEA ou l’Assurance vie pour laisser courir l’ancienneté au plus tôt.

Comme ça même si tu n’investis encore rien tu auras plus rapidement ton avantage fiscal.

Pour en savoir plus, je peux t’accompagner sur le choix.

enveloppe fiscale

Le Compte titre ordinaire : Une enveloppe « non fiscale »

C’est le support le plus standard mais qui n’est jamais mis en avant car il n’y a pas d’avantage fiscal sur cette enveloppe.

Mais personnellement j’adore ce support et je vais vous dire pourquoi.

Car même si la fiscalité est plus élevé (30 % au lieu de 17,2%) il y a quand même de gros avantages selon moi.

La première chose est que l’on peut investir où l’on veut sans limite.

Principalement aux USA en direct.

Par exemple, si tu veux avoir des actions en direct de Apple ou Amazon c’est possible uniquement avec le CTO.

Même pour les ETF, le choix est infiniment plus grand sur le CTO que sur le PEA ou l’assurance vie.

Par exemple, si tu veux investir sur des ETF sectoriel tel que le changement climatique, la robotique ou encore les énergies renouvelables c’est uniquement possible avec le CTO

Et les ETF proposés sur le CTO ont des frais bien plus faibles que sur le PEA ou l’Assurance vie (pour les mêmes indices suivis)

Et historiquement le marché américain a été bien plus performant que le marché européen.

Donc je me dis que je préfère payer 30 % d’impôt sur un rendement de 20 % plutôt que payer 17,2 % d’impôt sur un rendement de 5 %.

Même si bien évidemment les performances passé ne présagent pas de performances futurs.

Ce qui signifie qu’il est possible qu’un jour ce soit l’Europe qui tire l’économie mondiale vers le haut devant les Etats Unis ce dont je doute.

De plus les courtiers en CTO sont plus nombreux et proposent des tarifications plus faibles voire entièrement gratuite pour certains courtier (je t’en parle plus bas)

Et en plus de tout cela, c’est l’investissement le plus liquide des 3 enveloppes fiscales présentées.

Car tu peux retirer ton argent instantanément.

Tu payeras tes 30% d’impôts sur ta plus value quelque soit ta durée de détention.

Et si tu as beaucoup de capital et que tu veux « vivre » de tes dividendes tout de suite c’est beaucoup plus adapté que les 2 autres enveloppes fiscales présentés précédemment.

Avantage

  • Aucun frais de gestion
  • Frais de courtage au minimum (voir gratuit)
  • Investissement en direct partout dans le monde
  • Plus de choix d’ETF avec des frais plus faibles
  • Aucune limite de versement
  • Possible d’avoir plusieurs CTO par personne
  • Très liquide : L’argent peut être retiré quand tu veux

Inconvénient

  • Impôt sur Plus value et Dividende de 30 %
  • Besoin de remplir ses gains sur sa déclaration d’impôt
  • Besoin d’ouvrir un compte à l’étranger pour avoir les meilleurs courtiers

Concernant les courtiers, j’utilise personnellement Trading 212 et Trade Republic.

Si tu veux tester gratuitement tu peux recevoir une actions gratuite sur chacun des courtiers

Ces 2 courtiers proposent les tarifications les plus faibles du marché (avec Degiro).

Sur Trade Republic, il n’y aucune commission si tu fais de l’investissement programmé (1€ par ordre sinon quelque soit le montant).

Sur Trading 212, il y a uniquement une commission sur le taux de change (0,15%).

Voilà pour la présentation de ces 3 enveloppes fiscales.

Chacune a ses avantages et inconvénients et un bon moyen de tirer profit d’une enveloppe fiscale seraient d’utiliser les 3 et avoir des stratégies différentes sur chacune d’entre elles.

Dis moi en commentaires quelle enveloppe tu préfères et pourquoi ?

Si tu es intéressé par générer tes premiers revenus passifs en 2022 j’ai rédigé un nouveau guide que tu peux consulter sur cet article

Si tu veux que je t’accompagne sur le choix de l’enveloppe fiscale tu peux prendre un RDV gratuit ici