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Louve invest : L’avis du fondateur sur le match Locatif Classique Vs SCPI

J’ai eu le plaisir de recevoir Clément Renault, le fondateur de Louve Invest qui nous partage sa vision sur le marché immobilier entre SCPI et Immobilier locatif classique

Quand on parle d’investir dans l’immobilier on a toujours en tête la même chose.

On achète un appartement, on met en place un locataire et on touche les loyers qui nous remboursent notre crédit.

ça c’est la théorie.

Dans la pratique le parcours est semé d’embuche…

En voici quelques uns potentiels.

Les impayés, la gestion des locataires, le suivi des travaux, la recherche de la bonne affaire, etc…

Et pour ceux qui ne veulent pas s’embêter avec toutes ces embûches ils existent un autre moyen beaucoup plus passifs : Les SCPI

Ce n’est pas tout aussi rentable que l’immobilier classique mais ça a l’avantage d’être très passif.

Je vais te donner selon mon expérience les principaux avantages et inconvénients de ces deux types d’investissement.

Avantages et inconvénients selon moi

L’immobilier Locatif Classique

louve invest

Avantages

  • On s’enrichit avec l’argent de la banque. Donc si tu mets 10k€ en apport sur un projet financé à 200k€. Au bout de 20 ans tu as 200k€ alors que tu es parti avec 10k€ (Cest clairement le plus gros avantage et ce qu’on apelle le levier bancaire)
  • On maîtrise tout de A à Z. Ce qu’on souhaite déléguer ou pas et donc la gestion des coûts.
  • On pilote notre risque et notre patrimoine immobilier global (diversification géographique, mode d’exploitation etc…)
  • La fiscalité avantageuse avec le statut LMNP

Inconvénients

  • Le temps et l’énergie liée à l’acquisition et la gestion (même quand on délègue)
  • Le risque d’avoir UN seul bien et donc de ne pas être diversifié (géographiquement)
  • Les risques d’impayés ou autre relation compliquée avec des locataires.

Les SCPI  

louve invest

Avantages

  • Aucune gestion. Revenus complètement passif
  • Possibilité de faire un crédit et donc du levier (même si c’est plus compliqué)
  • Etre très diversifié
  • Investir dans des entrepots , commerce ou logistique ce qui est plus facile que de le faire quand on est seul.

Inconvénients

  • La fiscalité (même si elle est optimisable mais toujours moins intéressant que le LMNP)
  • Le rendement plus faible
  • L’obligation de faire du très long terme (au moins 8 / 10 ans) si on veut que ce soit rentable
  • Les frais qui peuvent être important (à l’entrée et en gestion) mais optimisable aussi.

Ce que je te présente ci dessus est ma vision des choses.

Comme d’habitude ce ne sont pas des conseils en investissement mais un partage de mon expérience et quelque soit l’investissement il y a des risques liés à chaque investissement.

Si tu veux consolider ton point de vue sur les SCPI je t’invite à écouter l’épisode avec Nicolas de Avenue des investisseurs « Investir en SCPI de A à Z » où on reprend toutes les bases.

Dans cet article je vais te présenter la vision d’un expert en SCPI, Clément Renaut le fondateur de la plateforme louve invest.

On va décortiquer dans le nouvel épisode du podcast tous les avantages et inconvénients de ces types de placement selon sa vision et son expérience.

Tu peux écouter l’épisode directement ci dessous ou sur la plateforme de streaming que tu préfères ici


Ci dessous une retranscription des principales questions posées à Clément durant l’épisode

L’interview de Louve Invest

Thomas : Bonjour clément peux tu te présenter à nos auditeurs ?


Clément
: Bonjour, enchanté, je suis Clément Renault et je suis le co-fondateur de Louve Invest.


Je suis ingénieur diplômé de l’École des Ponts et Chaussés et possède un Master en
sciences de gestion de l’université de Stanford.

J’ai travaillé dans l’aéronautique et la technologie dans la Silicon Valley pendant 5 ans.

Entrepreneur, j’ai précédemment co-fondé une entreprise, j’ai été sélectionné par Combinator, et j’ai levé $4.5M.

Impliqué dans des acquisitions immobilières depuis 2008, j’ai investi à titre personnel dans des appartements depuis 2017.

J’ai co-fondé Louve Invest afin de permettre au plus grand nombre de bénéficier d’opportunités d’investissement dans l’immobilier locatif.

En effet, 8 français sur 10 souhaitent investir dans l’immobilier, et seulement 15% se lancent car c’est un chemin semé d’embûches.

Le premier obstacle reste souvent l’obtention d’un crédit immobilier.

Et je l’ai appris à mes dépends quand je me suis vu refuser un crédit par mon banquier alors que j’étais Freelance.

C’est alors que l’idée à germer pour créer une solution, pour démocratiser l’investissement
immobilier, et le rendre accessible à tous.

Nous avons donc créé Louve Invest, qui est spécialisé dans l’investissement SCPI, appelé
aussi souvent la Pierre-Papier.

Et c’est très simple, avec seulement 200€ vous pouvez démarrer la construction de votre
patrimoine.

D’ailleurs, pour l’anecdote, Louve est une référence à la louve qui a recueilli Romulus et Rémus, et qui les a sauvés de la faim.

Par la suite, Romulus a pu construire Rome, le début du grand empire Romain.

Avec Louve Invest, vous aussi, vous pouvez démarrer la construction de votre empire
immobilier.

Thomas : Peux-tu décrire les grandes différences qu’il y a entre SCPI et l’investissement locatif classique?


Commençons par l’investissement locatif classique, qui est le plus connu.

Sur le papier, rien de plus simple, j’achète (souvent à crédit) puis je loue.

Ce placement locatif présente de nombreux avantages :

  • Vous vous constituez un patrimoine sur le long terme,
  • Vous pouvez percevoir des revenus complémentaires,
  • Il vous sera possible d’habiter le bien à vos vieux jours, ou de l’attribuer à vos proches ou encore de le vendre avec une plus-value…


Pour l’instant tout va bien.

Mais il ne faut pas sous estimer de nombreux risques et inconvénients :

  • La gestion locative est très chronophage, en direct il vous faudra par exemple tenir toute la comptabilité.
  • Il faut connaître l’ensemble de la réglementation relative à la gestion locative (droits et devoirs du locataire, choix du contrat de location, prix du loyer, état des lieux d’entrée et de sortie, fixation des charges, dépôt de garantie…)
  • Les litiges avec les locataires peuvent être un cauchemar (retard de paiements des loyers, troubles du voisinage, incivilités, dégradations…)
  • La vie du propriétaire bailleur n’est pas toujours simple à vivre au quotidien !
  • Enfin, rien ne dit que votre pari sur le développement futur du quartier ou de la ville où se situe votre achat, sera un pari gagnant vous permettant une plus-value lors de la revente.
C’est pourquoi, la SCPI est une alternative intéressante.

L’investissement en SCPI conserve les avantages et neutralise les inconvénients de l’investissement locatif classique.

Cela vient principalement de la société de gestion.

En effet, cette fois-ci, vous achetez des parts d’une société, la SCPI, qui elle va investir pour vous dans plusieurs immeubles et gérer pour vous ces actifs.

C’est la SCPI (Société Civile de Placement Immobilier) qui décide dans quoi investir.

Et elle le fait avec de l’expérience et des connaissances que les particuliers ne possèdent souvent pas, elle s’occupe de trouver les locataires et de percevoir les loyers, etc.

En résumé, elle s’occupe de tout.

Une SCPI collecte l’épargne auprès de milliers de particuliers.

Elle possède logiquement des moyens qu’une seule personne ne peut avoir.

Cela lui permet d’acheter de l’immobilier en plus grande quantité et dans des secteurs professionnels et géographiques variés et donc de mutualiser les risques.

C’est aussi, un placement beaucoup plus flexible.

En effet, si l’on souhaite investir dans l’immobilier classique, l’investissement de départ sera assez conséquent.

Alors que si on investit dans une SCPI, l’investissement de départ peut être réduit, étant donné que l’on achète non pas un bien direct mais qu’on achète des titres.

Dès 200 €, vous pouvez acheter une part de SCPI.
louve invest
Set of Euro currency bills isolated

De même, à tout moment, vous pouvez vendre 1 ou 2 parts sans être obligé de vendre la
totalité de vos parts.

Chose beaucoup plus compliquée pour un bien immobilier (comment vendre que la salle de bain?)

Thomas Quel type de profil sera concerné plutôt par les SCPI? Et qui par le locatif classique ?


Parlons d’abord de projet

Tout dépend du projet, la première question à se poser, c’est que recherchez vous ? Est-ce
un revenu complémentaire ?

Un avantage fiscal ?

Une plus-value à terme ?

L’investissement en direct apporte une rentabilité potentiellement élevée si le logement est bien situé, et en fonction de l’évolution des prix.

Il est possible de gérer soi-même ou de déléguer la gestion à sa guise.

C’est selon vos envies.

Cet investissement vise souvent la constitution d’un patrimoine à transmettre à ses enfants.

A contrario, le ticket d’entrée d’une SCPI peu élevé, la possibilité de revendre une partie de son investissement, la mutualisation du risque… tordent le cou à cette idée reçue qui est de croire que seuls les épargnants fortunés peuvent capitaliser dans une SCPI.

Tout un chacun peut investir, comme :

  • Les retraités à la recherche d’un complément de revenus pour augmenter leur pouvoir d’achat.
  • Les particuliers fortement imposés, de 30 à 45 %, avec qui nous pouvons limiter l’impact fiscal de leur investissement.
  • Les épargnants désireux de se constituer un patrimoine immobilier diversifié à fort potentiel locatif.
  • Les seniors désireux de préparer leur succession en achetant des parts dans une SCPI pour leurs héritiers.
  • Les chefs d’entreprise qui souhaitent placer une partie de leur trésorerie et profiter d’avantages fiscaux.


Thomas : En terme de rendement / risque, qu’est ce qui te parait le mieux ?


Difficile de comparer la rentabilité de l’investissement en SCPI et de l’achat d’un logement à louer.

Côté SCPI, il existe des statistiques globales : le « taux de distribution », autrement dit le rendement de la SCPI, il est en moyenne de 4,5% selon l’Aspim, et il se maintient à un niveau élevé.

Ce taux représente plus concrètement le rapport entre le loyer distribué aux associés de la SCPI et le prix de la part.

En théorie, la SCPI offre donc l’assurance d’une rémunération relativement élevée et régulière.

En plus, Louve Invest propose un cashback de 2,5% sur les frais d’inscription à une SCPI.

Ce qui permet donc de minorer les frais et d’avoir en général 6 mois de performance gagné.

Pour l’immobilier locatif en direct, la rentabilité est plus difficile à estimer car très variable selon les biens acquis, et car elle dépend de nombreux facteurs : régularité de la location, plus-value ou non à la revente…

Selon la qualité du bien, la rentabilité pourra donc être bien supérieure à celle des SCPI, ou bien inférieure.


Thomas : Peux tu nous récapituler les avantages et inconvénients entre les 2 ?

Résultat du match selon Louve Invest


Mise de départ : Victoire SCPI par KO


L’achat d’un bien immobilier peut rapidement coûter plus de 100 000 € (voir beaucoup plus).
L’achat de parts de SCPI peut débuter à partir de 200 €.

Risque locatif : Victoire SCPI par KO


Dans une SCPI, le risque locatif est mutualisé sur un grand nombre d’immeubles et de locataires.

Alors que pour l’investissement immobilier locatif, le risque repose sur un seul bien et sur un unique locataire.

Gestion du bien : Victoire SCPI par KO

Dans le cadre d’un investissement en SCPI, la gestion du bien est assurée par la société de gestion. Celle-ci choisit les immeubles à acheter ou à céder, collecte les loyers, gère la relation avec les locataires, mène les travaux…

En direct, c’est au propriétaire – ou éventuellement à l’agence immobilière qu’il aura choisi que reviennent ces lourdes tâches…

Fiscalité : Match nul

Dans les deux cas, l’investisseur perçoit des revenus fonciers soumis à l’impôt.

S’il contracte un prêt pour son investissement, il bénéficie d’une déduction fiscale des intérêts d’emprunt.

Maintenant il existe des produits, comme les SCPI européennes (fiscalité moindre) ou encore les SCPI en démembrement qui peuvent apporter de nombreux avantages fiscaux.

Rentabilité : Difficile de se prononcer.

On aurait toutefois tendance à penser que la victoire revient à l’investissement en SCPI.

Le pari de la rentabilité semble en effet moins hasardeux que pour l’investissement en direct, l’investisseur peut au moins se baser sur un indicateur : le rendement (TD) de la SCPI.

Résultat du match selon moi

Mise de départ : Victoire SCPI par KO

Je partage complètement l’analyse de Clément. Avec une SCPI on peut démarrer à partir de quelques centaines d’euros.

Contrairement à de l’immobilier classique où le moindre investissement coûte des dizaines de milliers d’euros (pour les plus petits et dans des régions peu chères)


Risque locatif : Victoire SCPI par KO


Pareil je partage avec Clément. La SCPI permet d’être diversifié sur des centaines de biens avec un seul achat à quelques centaines d’euros. Donc un impayé sera complètement transparent avec une SCPI.

En revanche avec un seul bien locatif , si on a un impayé c’est tout notre investissement qui s’effondre.

Gestion du bien : Victoire SCPI par KO

Idem je partage avec Clément. Et c’est selon moi le plus gros avantage de la SCPI. De pouvoir investir sans stress et sans aucune gestion.

Aucun travaux, aucune charge imprévu, aucune gestion de locataire.

Et c’est le plus gros avantage

Certes avec de l’immobilier classique on peut déléguer en agence (en amputant sa rentabilité) mais on vous appellera toujours en cas de turnover, de problèmes ou pour échanger avec le syndic.

Fiscalité : Victoire pour le locatif Classique

Je suis pas forcément en phase avec Clément sur ce point.

Car même si on peut optimiser la fiscalité en SCPI on n’a pas de niche fiscale aussi intéressante que pour du LMNP avec la location immobilière classique.

Qui je le rappelle permet de créer du déficit et de ne payer aucun impôts sur ses revenus fonciers pendant de nombreuses années.

Alors qu’en SCPI, dès qu’on perçoit des loyers on payera des impôts.

Donc pour moi avantage à l’immobilier classique sur ce point

Rentabilité : Victoire pour le locatif classique

Une nouvelle fois je vais à l’encontre de l’avis de Clément.

Car avec de l’immobilier locatif classique, on peut trouver des rentabilité importantes.

Qui dépende bien sûr du risque pris (sur la zone choisie) ou encore de l’investissement (en énergie et en temps) que l’on en fait (Travaux, trouver la pépite, gérer tout soi même etc…)

Mais sur ce point là, je pense que la rentabilité est si on le souhaite plus élevé en immo classique sous couvert d’y passer du temps.

Si tu veux écouter l’épisode en entier avec Clément Renault de Louve Invest c’est par ici

Avantage fiscal PER : Une fausse bonne idée ? Avec Samy de Ramify

Je parle assez peu du PER (Le plan d’épargne retraite) et notamment de l’avantage fiscal du PER.

Pour une simple et bonne raison.

Tout l’argent versé sur le PER est bloqué jusqu’à la retraite (donc 62 ans au mieux)

Voire beaucoup plus.

Même si il existe des cas de déblocage anticipé (j’en parle plus loin)

Et mon objectif personnel est d’atteindre la liberté financière.

Et donc profiter de mon patrimoine et des revenus passifs associés avant la retraite !

C’est LA raison principale qui explique pourquoi je n’investis pas dessus et que je ne profite de l’avantage fiscal lié au PER

Mais tu n’as peut être pas le même objectif que moi.

Et que pour toi l’avantage fiscal du PER peut être clairement une super option.

avantage fiscal PER

C’est pour cela que j’ai décidé de creuser le sujet dans cet article

Je vais te décrire les gros points fort et point faible du PER ci dessous.

Les points forts du PER

  • Il est possible de déduire 10% de tes revenus annuel sur ton impôt sur le revenu. C’est le principal avantage fiscal du PER
  • Tu peux même le déduire directement de ton prélèvement à la source et donc gagner directement en pouvoir d’achat
  • C’est une enveloppe similaire à une assurance vie en terme de support. Donc tu peux à la fois avoir de l’argent sécurisé (avec le fond euros), des actions en bourse ou en encore des SCPI (avec de bons PER!)

Si tu veux aller comparer les différentes enveloppes fiscales entre l’assurance vie, le PEA et le CTO c’est par ici

Les points faibles du PER

  • L’argent est bloqué jusqu’à l’âge de la retraite. Donc à ce jour 62 ans. Sauf en cas de déblocage anticipée (j’en parle juste après)
  • Il y a des frais de gestion incontournable comme sur une assurance vie.

Les différentes façons de débloquer l’argent sur un PER

Il y a 2 grandes façons de débloquer l’argent sur un PER.

– La « désirable » => L’achat de ta résidence principale

– Les « non désirables » => Tout accident de la vie (divorce, handicap, surendettement etc…)

Donc tu l’aura compris.

Le seul cas de déblocage « désirable » et que tu peux utiliser à bon escient est l’achat de ta résidence principale

Celui qui pourra te permettre d’utiliser les deux bons côtés du PER.

A la fois l’avantage fiscal du PER et l’apport pour ta résidence principale.

Samy Ouerdini, fondateur de la jeune fintech Ramify va expliquer en détail dans cet épisode les points forts et points faibles du PER.

Voici le programme de l’épisode :

  • Présentation du parcours de Samy et de Ramify
  • Explication de la différence entre Assurance Vie et PER ?
  • Avantages et inconvénients du PER ?
  • Est-ce adapté à tous les types de profil ?
  • Pourquoi il est important d’avoir plusieurs type d’envellopes?
  • Explication du private Equity ?
  • Est-ce vraiment réservé aux investisseurs aguerris?

Pour ouvrir un compte sur Ramify tu peux avoir 3 mois de frais offert en passant par mon lien

Si tu veux écouter le podcast directement sur le site tu peux cliquer ici ou ci dessous

Voici un retranscription d’un extrait du podcast ci dessous

Thomas

J’ai deux questions.

On peut y répondre l’une après l’autre mais j’aimerais bien savoir la grosse différence entre l’assurance vie et le PER ?

Et puis après, que tu nous dises les avantages et inconvénients du PER ?

Je te laisse répondre dans l’ordre que tu veux

Samy

Parfait.

Alors l’assurance vie et le PER, ce sont deux mécanismes différents mais qui sont assez complémentaires.

Je vais commencer par expliquer leurs mécanismes.

Et ensuite, je vais expliquer les avantages, inconvénients.

Et aussi, pour qui est-ce que c’est pertinent.

Parce que le PER n’est pas pertinent pour tout le monde, comme tu le dis.

L’assurance vie, la vraie différence avec le PER, c’est que, avant de placer son argent sur une enveloppe type assurance vie, on paie nos impôts.

C’est-à-dire que, je touche mon salaire, prélèvement à la source ou alors paiement d’impôts si je ne suis pas prélevé à la source.

Et ensuite, j’épargne de l’argent.

Donc j’épargne à partir de mon revenu net.

Thomas

Net d’impôts

Samy

La force du PER, c’est de pouvoir placer de l’argent brut.

C’est-à-dire que l’état permet aux épargnants de placer 10% des revenus pour les salariés et 15% pour les indépendants.

Et de placer ce revenu brut dans un PER et ne pas avoir à payer d’impôts dessus.

Thomas

Alors, c’est là où j’aimerais bien clarifier, parce que tu dis le revenu brut.

Mais ça veut dire que de ton salaire directement, tu peux mettre ça sans qu’il y ait d’impôts prélevés?

Ou est-ce qu’il y a un double mécanisme d’impôt qui est que : tu reçois ton salaire, il y a le prélèvement à la source, et ensuite, tu vires sur le PER, et ensuite tu es remboursé ?

Samy

Tu es remboursé

Thomas

Voilà, c’est bien ce que je pensais

Samy

Les deux sont possibles.

Si tu annonces à l’avance à impots.gouv que tu comptes mettre tant cette année sur ton PER, c’est déclaratif.

Tu vois ton prélèvement à la source baisser mécaniquement.

Et ensuite, à la fin de l’année, quand tu fais ta déclaration, il faut justifier – il y a un justificatif à envoyer – que tu as bien mis cette somme là sur le PER.

Donc c’est possible de bénéficier de cet allègement fiscal avant même la fin de l’année.

Avant même d’avoir viré de l’argent sur le PER, c’est ça qui est intéressant.

C’est vraiment du gain de pouvoir d’achat dès aujourd’hui.

Thomas

Oui, c’est ce que j’allais dire.

C’est là selon moi la force et je t’avoue que je n’étais même pas certain de cette information.

Je connaissais cette déduction d’impôt sur le PER.

Mais je ne pensais pas que tu pouvais dès le début le dire aux impôts pour justement, comme tu le dis, ça te permet de profiter de ton argent aujourd’hui, et non pas attendre un an avant d’être remboursé.

Samy

Exactement.

Et en plus de ça, ce qui est encore plus intéressant, c’est que tu peux réinvestir une partie de ton économie d’impôt.

Donc tu épargnes plus pour le même effort d’épargne.

Tu paies moins d’impôts amis les impôts, tu les paieras à la fin.

Et aussi  ce qui est hyper intéressant avec le PER, parce que l’assurance vie, tu as accès au bout de 8 ans à des allègements fiscaux aussi – les deux ont des points positifs.

Le PER, il n’y a pas d’allègement fiscal en sortie.

C’est une fois qu’on ouvre son PER, que ce soit à la retraite ou pour les quelques cas de déblocage, on paie nos impôts.

Donc on est soumis à l’impôt de la période, donc à la retraite, quel est mon TMI, à combien est-ce que je suis imposé ?

Par contre, ce qui est hyper intéressant, c’est de voir que – comment réfléchir à un PER – c’est vraiment l’État (qui) fait un cadeau à l’épargnant.

C’est-à-dire qu’il lui fait crédit de ses impôts à condition qu’ils les investissent.

Et ce qui est intéressant pour les gens.

Parce que c’est très intéressant pour les gens qui sont très imposés.

C’est que, si on prend l’exemple de quelqu’un qui est imposé à hauteur de 40 ou 45% en TMI marginal, cette personne-là va pouvoir épargner beaucoup plus.

Donc 10% de son revenu brut, ça fait quasiment deux fois plus d’argent que si elle le faisait via son revenu net.

Elle paie a peu près 45% d’impôts sur cette tranche-là.

Et en fait, ça te fait deux fois plus d’argent placé sur une période très longue, parce que le but du PER, c’est que tu fasses fructifier jusqu’à la retraite.

Pour des jeunes actifs, c’est au moins 25 ans on va dire.

Et en fait, la différence entre le capital que tu places qui est imposé à l’impôt sur le revenu et les plus-values que tu vas générer qui sont imposées à 30%, à la fin du cycle à la retraite, tu verras que le poids de tes intérêts est tellement supérieur au poids du capital que tu as placé.

Ce sont les intérêts composés.

Et que ta fiscalité va être beaucoup plus allégée à la fin parce qu’une grosse partie de ce que tu as placé sur le PER sera imposé à 30% et pas à l’IR, pas à l’impôt sur le revenu.

Donc il y a ces deux mécanismes-là.

C’est un petit peu compliqué de rentrer dans les calculs mais pour le simplifier.

Pour quelqu’un qui est hautement imposé, qui est dans la tranche 30% – c’est-à-dire qui a commencé à payer pas mal d’impôts – ouvrir un PER très tôt et l’alimenter jusqu’à la retraite, c’est le meilleur moyen de constituer sa retraite.

C’est mieux que l’assurance vie.

Alors bien sûr, il y a des considérations de risques à prendre en compte mais de manière générale, c’est ça les grandes lignes à connaître.

Thomas

D’accord

[Fin de la retranscription]

Pour écouter l’épisode dans son intégralité c’est par ici

Le Gender Investing Gap Avec Solène de Moneylo

As-tu déjà entendu parler du gender investing gap ?

C’est simplement l’écart qu’il y a dans l’investissement entre les hommes et les femmes.

C’est cette proportion entre hommes et femmes investisseurs.

Et le résultat est surprenant.

Seulement 20% des femmes sont des investisseuses contre 80% d’hommes.

Que l’on soit ou non féministe c’est un constat qui fait mal.

C’est une disproportion majeure.

Et ce phénomène a un nom : C’est le gender investing gap.

Il y a plusieurs raisons qui expliquent cet écart (qui est en train de changer et on en parle plus loin).

  • Le monde de la finance a été crée par les hommes et pour les hommes à la base
  • Les femmes ont tendance à avoir un comportement plus « prudent » que les hommes et moins « gambling »
  • Certaines femmes peuvent avoir des blocages vis à vis de l’investissement.
Pour creuser ce sujet et répondre à ces questions et notamment comprendre quels sont les blocages, j’ai reçu sur le podcast Solène , la créatrice du site Moneylo.

Elle va nous expliquer ce phénomène dans lequel elle s’est spécialisée.

Voici le programme de l’épisode :

  • Présentation du parcours de Solène et de Moneylo
  • Son parcours en bourse
  • Explication simple du Gender Investing Gap.
  • Quels sont les blocages de la part des femmes qui veulent investir mais qui n’osent pas?
  • Ses meilleurs conseils pour les femmes qui aimeraient se lancer mais qui n’ose pas

Pour écouter l’épisode de podcast tu peux cliquer ici ou ci dessous

Voici une retranscription de cet épisode du podcast

Thomas : On va rentrer dans le vif du sujet de l’épisode qui est le Gender Investing Gap.

Est-ce que tu peux nous dire qu’est-ce que ça veut dire, nous le traduire et nous dire qu’est-ce que c’est concrètement ce concept ?

Solène : Oui. Il n’y a pas de traduction géniale, c’est pour ça qu’on le dit souvent en anglais en le nommant Gender investing Gap

On peut dire l’écart d’investissement entre les femmes et les hommes.

Thomas : Ok !

Solène : C’est un peu long mais c’est ça.

Thomas : Ça sonne mieux en anglais.

Solène : Oui, c’est ça.

Thomas : Quand on le dit avec un bel accent.

Solène : Exactement.

On parle beaucoup d’écart, comme l’écart salarial entre les hommes et les femmes.

Mais il y a un écart aussi qui est très important en France et partout dans le monde, qui est l’écart d’investissement entre les femmes et les hommes ou encore le gender investing gap

Notamment le fait que les femmes investissent moins que les hommes.

Et de manière globale aussi, elles prennent moins de risque avec leur argent.

Donc les chiffres varient un petit peu selon les analyses qu’on va regarder, mais les femmes investissent entre 29 % et 40 % moins que les hommes.

Ce qui est un montant assez colossal.

Et elles ont tendance aussi à garder beaucoup plus de cash, à se cantonner au placement sans risque.

Comme le livret bancaire qui n’est même pas vraiment un investissement, fonds euros, tout ça.

Et quand il s’agit d’aller en bourse et même en immobilier, on est un petit peu plus frileuse.

Thomas : Le chiffre que tu as dit, les 29 à 40 %, c’est les montants du patrimoine de moins qui sont investis, c’est ça ?

Solène : Oui, c’est ça.

Thomas : Et est-ce que tu connais les chiffres de proportions sur 100 investisseurs en bourse, c’est quel pourcentage qu’il y a de femmes et d’hommes ? Est-ce que tu as une idée du chiffre ?

Solène : Non, je ne l’ai pas.

Je le sais pour l’investissement global que c’est 23 % des femmes qui sont engagées dans une démarche dans l’investissement.

Thomas : Ok, c’est ça que je voulais savoir.

Solène : Oui, c’est ça.

Thomas : C’est quand même énorme dans le mauvais sens.

Solène : Oui.

C’est pour cela que c’est un truc vraiment important parce qu’on en parle très peu.

Mais quand on sait aujourd’hui à quel point l’inflation fait que notre patrimoine est grignoté petit à petit chaque année.

Quand on a des montants comme ça qui sont différents, c’est un manque à gagner pour les femmes qui est énorme.

Thomas : À ton avis, c’est quoi le blocage ou la raison pour laquelle les femmes investissent moins que les hommes, ou qu’elles n’osent pas ?

Pourquoi selon toi ou tes expériences ou de tes connaissances, cette faible proportion ?

Solène : Il y en a plein, c’est très compliqué.

La chose la plus importante, c’est malheureusement que les femmes, pendant des siècles, ont été exclues du monde de l’investissement.

Aujourd’hui, mon objectif et le tien aussi, c’est d’aider les personnes et les femmes à s’en sortir dans le système actuel.

Mais il y a aussi le système actuel qui a besoin de changer.

Donc forcément, le système financier qu’on a aujourd’hui a été construit par des hommes et pour des hommes, de manière inégale.

Et ce sont des inégalités qui continuent aujourd’hui, même si ce sont des choses qui commencent à bouger.

On est toujours sur un système qui ne parle pas vraiment aux femmes.

J’en parlais il n’y a pas longtemps dans un post.

Mais la première femme qui a eu le droit de rentrer à la bourse de Paris et l’ouverture du métier de trader aux femmes, c’était en 1967.

Alors que la bourse de Paris a été créée en 1724. C’est sympa.

Thomas : 1700 ?

Solène : 1724, oui. Et les femmes n’avaient pas le droit de rentrer dans l’enceinte de l’établissement.

Thomas : Oui.

Solène : Interdit aux femmes et aux intrus.

Thomas : C’est un truc de bonhomme.

Solène : Oui, voilà, c’est ça. C’est comme « laissez faire les hommes. » et ce qui engendre ce fameux gender investing gap.

Thomas : Laissez-nous faire.

Solène : Et même si on prend en global l’autonomie financière des femmes par exemple qui a eu lieu en 1965, ce n’était pas non plus il y a 1000 ans, c’était il y a un petit moment. Mais ce n’était pas il y a 200 ans non plus.

Thomas : Oui, c’était il y a 2 générations à peu près.

Solène : C’est ça. Mes parents étaient nés.

Il y a forcément encore des impacts de ce système aujourd’hui.

Ce serait trop beau de se dire qu’en si peu de temps après des siècles d’inégalité, finalement c’est bon, tout le monde est sur le même pied.

Mais ça c’est la première chose, c’est vraiment la façon dont le système a été construit.

Et après, à cause de ça, on a aujourd’hui beaucoup d’hommes qui s’expriment sur le sujet de l’investissement.

Et le truc c’est que les femmes et les hommes ont des approches très différentes sur l’investissement.

Alors de manière générale, dans l’épisode, je ne parle pas de tous les hommes et de toutes les femmes.

Je précise puisque c’est des généralités.

C’est selon des études qui ont été faites et ce genre de choses.

Mais bien sûr, il y a des hommes qui vont se retrouver plus côté femmes, et des femmes plus côté hommes.

Aujourd’hui, le sujet de l’investissement est vu sous un angle qui est vraiment stéréo typiquement masculin.

La majorité des conditions créées par des hommes avec un temps particulier.

Toi Thomas, ce n’est pas ton cas, mais je pense que tu peux le voir aussi de ton côté.

Qu’on a souvent l’investissement en bourse, qui lui, est un peu comme un hobby, c’est le casino, un peu un jeu.

Thomas : C’est ça, on va faire des coups, on va gagner de l’argent rapidement.

Solène : Exactement !

C’est un truc excitant et tout, et ça, c’est bon pour personne, ni pour les femmes ni pour les hommes d’ailleurs.

Mais c’est une façon de traiter le sujet qui ne parle pas du tout aux femmes et qui creuse encore ce gender investing gap.

Et de manière générale, les femmes, ce n’est pas comme ça qu’elles abordent l’investissement.

Et on a aussi du coup tout le sujet de la représentation.

Moi par exemple, je sais que j’ai une audience qui est très majoritairement féminine.

Pourtant je ne m’adresse pas qu’aux femmes.

J’ai quelques posts dans lequel je parle du sujet.

Mais le fait que je sois une femme et la façon d’aborder le sujet et l’angle, qui n’est pas justement casino, hobby, tout ça, c’est quelque chose qui parle plus aux femmes.

Donc on a besoin d’avoir aussi un peu plus de représentation.

C’était LITA.co qui a mis un post il y a quelques jours où il disait qu’en 2021, 1 % des interventions médiatiques sur les thématiques économiques étaient faites par des femmes.

Thomas : Combien de pourcent, pardon ?

Solène : 1% ! Donc, tu as de plus en plus de femmes qui parlent d’investissement, mais ça reste une grosse minorité.

Et forcement, quand tu as 99 % d’hommes qui s’expriment et que toi tu es au milieu et tu dis :

Thomas : Qu’est-ce que je fous là ?

Solène : Oui, voilà !

Thomas : D’accord.

C’est super intéressant d’avoir toutes ces raisons et ces historiques, pour comprendre.

Je vais te dire un petit peu rapidement le ressenti que j’ai.

Parce qu’on est dans une thématique très similaire.

Et je le remarque aussi parce qu’à la base ma thématique initiale, je parlais beaucoup de gestion de budget, et mon audience était exclusivement féminine, 84 % qui étaient féminins.

Là, de plus en plus, je parle d’investissement et de bourse et je sens arriver en force une audience masculine.

Pourtant, je pense l’aborder dans un ton assez similaire au tien ou pareil.

Je ne parle pas de bourse casino, je suis plutôt investissement à long terme ETF, des choses simples.

Et c’est vrai que malgré ça, je pense quand même toujours garder mon audience féminine et, je l’espère.

Mais c’est vrai que je sens aussi que ça amène plus d’hommes.

C’est vrai que c’est quand même fou de voir à quel point dès qu’on parle d’investissement, le sexe de notre audience va plus s’orienter vers le masculin.

C’est vraiment quelque chose que j’ai remarqué aussi.

Solène : C’est que les femmes, à la base, s’occupent beaucoup des dépenses familiales, du budget.

De tout ce qui va être petites dépenses du quotidien, organisation des finances familiales, mais pas tout ce qui est investissement.

Et là, dès qu’on parle d’investissement, c’est l’homme qui s’en occupe parce qu’on ne sait pas vraiment pourquoi.

Mais on va laisser faire les pros.

Thomas : C’est une idée reçue.

Solène : Apparemment ! Oui, c’est ça.

Thomas : Je t’avoue que je ne vois que des améliorations.

Je vois même en coaching, des coachings que je fais en bourse, j’ai quand même des femmes et j’en suis très content et je trouve que ça se passe super bien.

Je vois quand même beaucoup de femmes qui s’intéressent de plus en plus et réduise le gender investing gap

Et je pense qu’on est quand même dans une période où avec les réseaux sociaux, avec la diffusion, la connaissance gratuite qu’il y a sur Internet.

On a cette vulgarisation et cette diffusion des connaissances qui permet au final à la plupart des femmes de se rendre compte que ce n’est pas faite que pour les hommes.

Et que tout le monde est capable d’investir quelque soit son sexe.

Solène : Oui complètement.

Mais surtout que le truc qui est vraiment dommage, c’est que les femmes, de manière générale, toujours investissent mieux que les hommes.

Les femmes n’ont pas envie d’investir, elles se disent, c’est trop risqué, c’est trop compliqué, c’est trop dangereux.

Pour plein de raisons qui ne sont pas forcément d’elles.

Mais pourtant, quand elles investissent, elles le font mieux que les hommes.

Et il y a plein d’études qui mettaient ça en avant.

Je peux te citer par exemple une étude de Fidelity, qui est une société d’investissement aux États-Unis, qui a montré que sur 10 ans, ses clientes ont gagné en moyenne 40 points de base.

Donc 0,4 %, dans le sens si les hommes ont fait 5 % , les femmes ont fait 5,4 % de plus par an que leurs homologues masculins.

Donc, quand tu n’es pas trop calé en investissement, tu peux dire « Oui, ce n’est pas beaucoup 0,4 %, merci ». Mais toi même tu sais que sur des décennies c’est important.

Thomas : Oui avec les intérêts composés, ça fait une grosse différence.

Solène : Énorme, c’est ça.

En fait, c’est juste qu’elles n’osent pas, mais quand elles investissent, elles investissent de manière globale, mieux que les hommes et pourquoi ?

C’est là où c’est intéressant, à la fois pour tes auditeurs masculins et tes auditrices.

C’est que les femmes investissent avec une vision qui est plus long terme.

Qu’elles donnent la priorité à la sécurité sur le long terme plutôt qu’aux gains rapides et faciles à court terme.

Et on sait que les gains rapides et faciles à court terme existent.

Thomas : Ce n’est pas forcément facile.

Solène : C’est très rare.

Thomas : Ça existe, mais c’est le syndrome du survivant.

On n’entend que les gens qui ont réussi, on n’entend pas tous ceux qui ont perdu.

Solène : Complètement.

Et ceux qui ont réussi parlent de là où ils ont réussi et pas de là où ils ont échoué.

Donc, à ce point-là, elles tradent moins que les hommes.

Elles font moins de transactions sur leur compte que les hommes.

Dans l’étude de Fidelity, ils montraient que les femmes, sur la période de 10 ans, elles ont acheté et vendu deux fois moins que les clients masculins.

Donc, elles touchent deux fois moins à leurs portefeuilles que les hommes, parce que les hommes ont un peu ce côté sur confiance de se dire : « Oui, non mais là, ça baisse. Je pense que si j’en rachète et puis je vais revendre cette action et je vais acheter ça » et on sait que souvent ça ne fonctionne pas.

Thomas : C’est ça !

Solène : Mais contrairement à ce qu’on peut penser, elles ont généralement un meilleur sang-froid aussi.

Elles paniquent moins et elles réagissent simplement et émotionnellement aux fluctuations de la bourse.

Thomas : Aux fluctuations, oui.

D’accord. Ça tu vois, je ne le savais pas.

C’est une étude qui regroupe un peu toutes ces conclusions c’est ça ?

Solène : Oui, il y en a plein que je pourrais te donner si tu veux les mettre

Thomas : Oui, on pourra peut-être mettre en lien pour ceux qui ça intéressent parce que c’est vrai que ce n’est pas trop cool de lire ça après au calme.

Solène : Oui, complètement.

Il y en a plein, les chiffres, le pourcentage de cette performance varie généralement.

On est souvent sur la performance quand même comme la majorité des études.

Mais c’est quelque chose qui est, heureusement, de plus en plus étudié et c’est intéressant.

Non pas pour dire les femmes sont meilleures et les hommes sont moins bons, ce n’est pas le but.

C’est juste de dire qu’on a tendance à se dire que l’investissement ce n’est pas fait pour nous parce que toutes les raisons qu’on a abordées avant.

Au final, l’investissement, si vous êtes une femme, est autant fait pour vous que pour les hommes.

Et les hommes peuvent aussi apprendre des choses, des comportements en bourse, des femmes qui se performent.

Oui, il y avait une étude, je ne me rappelle plus laquelle exactement, qui disait que 9 % des femmes seulement pensaient qu’elles pouvaient se performer par rapport aux hommes en tant qu’investisseuse.

9% des femmes se disent : « Moi je pourrais faire mieux ».

Thomas : Ok ! Ça prouve qu’elles n’ont pas forcément confiance aussi ?

Solène : Oui, c’est ça, un problème de confiance aussi.

Thomas : Ok ! Là je vais partir sur une autre thématique qu’on ne va pas forcément creuser, mais c’est juste pour comprendre le terme.

On parle souvent de « Gender Lens » aussi.

J’ai eu tendance à confondre les deux termes, est-ce que tu peux nous dire ce que c’est le « Gender Lens » par rapport au « Gender Investing Gap » ?

Solène : Le « Gender Lens », on va voir un tout petit peu de lien entre les deux.

Mais vraiment très léger.

Le « Gender Lens Investing » c’est la pratique d’investir en prenant en compte les critères de genre.

Notamment les critères d’égalité hommes femmes dans le choix de nos investissements.

Par exemple, on va décider d’investir dans des entreprises qui ont une représentation plus élevée de femmes dans le conseil d’administration, dans des postes de direction.

Des entreprises qui ont des bons résultats en matière d’égalité salariale, qui ont des politiques sur le lieu de travail qui vont aider les femmes.

ça peut être régime congé paternité ou congé maternité, politique contre le harcèlement sexuel, ce genre de choses.

Et tu peux aussi avoir des entreprises qui ont pour objectif de créer des produits et des services qui visent à améliorer la vie des femmes.

Thomas : D’accord ! Le « Gender Lens » c’est choisir des actions et tu vas même noter qu’il va regrouper des entreprises qui vont viser vraiment l’égalité homme et femme, c’est ça ?

Solène : Oui, c’est ça.

Effectivement, tu peux le faire soit toi-même, soit à travers des fonds ETF.

Le présupposé de base de tous ça puisque les partisans de l’investissement « Gender Lens » soutiennent, c’est que les entreprises qui ont une proportion de femmes à des postes de direction qui va être plus importante que la moyenne.

Ou des politiques comme je disais, qui ont aidé à l’égalité hommes femmes, vont sur le long terme obtenir de meilleurs résultats que les entreprises qui ne respectent pas ce genre de principe.

À la base, le socle de ça, ce qui est une étude qui est beaucoup citée, c’est une étude de McKinsey.

Qui a sorti une étude qui disait que parmi les 1000 entreprises dans le monde, celles du quartile du supérieur de la diversité des genres, donc celles qui respectent le plus la diversité des genres dans leur direction étaient 21 % plus susceptibles que celles du quartile inférieur.

Donc c’est le quartile qui respecte le moins de surpasser les revenus moyens dans leurs secteurs.

Donc ceux qui respectent le plus, tout simplement, l’égalité hommes femmes se performent versus ceux qui ne respectent pas.

C’est le présupposé de base, c’est un peu comme l’investissement socialement responsable.

Dans la vision plus écologique, on se dit : « Les entreprises qui vont respecter la planète, sur le long terme, elles vont leur donner un résultat ».

Thomas : Elles vont mieux performer parce qu’on n’a pas trop le choix.

Solène : C’est ça.

Et un jour ou l’autre, on espère que des sanctions vont tomber et qu’on ne pourra plus continuer à détruire la planète au quotidien.

Et que les entreprises qui sont les plus respectueuses, les plus vertueuses et qui sont préparées à ça, c’est celles qui vont se performer sur le long terme.

Thomas : Ok !

Solène : Après, ça ne veut pas dire non plus qu’en investissant en « Gender Lens », tu vas forcément avoir de meilleures performances.

Thomas : Oui, ce n’est pas garantie.

Solène : Non.

Thomas : Je pense que c’est une question de conviction aussi. Je pense que quand tu choisis ton ETF ou l’entreprise, si tu fais du « Stock Picking » en ETF, je pense que c’est une question de conviction.

C’est aussi ce que tu as envie d’appuyer avec ton épargne.

Solène : C’est ça. C’est tout le but de prendre des critères qui ne sont pas que des critères de rendement et des critères financiers, c’est de se dire : « Moi j’investis, est-ce que je vais perdre quelque chose en investissant en Gender Lens ? »

[Fin de la retranscription]

Pour écouter l’épisode de podcast en entier c’est par ici.

Les vrais investissements responsables – Avec Franklin Morin de Nalo

Les investissements responsables sont une grande tendance actuelle.

Et on se rend compte qu’on peut vite avoir les « vrais » investissements responsables.

Ceux qui sont en adéquation avec nos convictions et nos valeurs.

Et les « faux » investissement responsables.

A ce jour, les notions d’investissements responsables sont souvent associés au label ISR ou à des critères ESG.

Et ces notions peuvent paraître à la fois abstraite, similaire et sont un peux des expressions fourre tout.

J’ai donc souhaité clarifier tout ça avec un expert dans cette thématique.

Franklin Morin, directeur des investissements chez Nalo, est passé dans la podcast pour nous décrypter tout ça.

SI tu ne connais pas Nalo, c’est une plateforme qui te permet d’investir via les ETF de manière pilotée et de te proposer des investissements rentables en fonction de ton profil et de tes projets de vie.

Cela te permettra d’investir en Bourse même si tu n’y connais rien de manière pilotée.

Ils pourront t’accompagner dans le gestion de ton portefeuille et à des frais réduit (comparé à la plupart des assurance vie en gestion pilotée)

Pour ouvrir un compte chez Nalo, c’est par ici (3 mois de frais offert en passant par mon lien)

Ils proposent également des portefeuilles axé « ISR » donc responsable et c’est ce que Franklin va nous expliquer dans cet épisode.

Voici le programme de cet épisode :

  • La parcours de Franck et le principe de Nalo
  • Définition concrète de l’ISR et des critères ESG
  • La différence entre les deux
  • Comment être sûr que malgré ces critères notre épargne est vraiment en adéquation avec nos convictions éco responsable
  • Comment éviter les « faux » investissements responsables

Voici un extrait de la retranscription de l’épisode ci dessous

investissements responsables

Thomas : Est-ce que tu peux me décrire déjà ce que c’est un investissement ISR ?

Qu’est-ce ça veut dire déjà et qu’est-ce que c’est ?

Franklin Morin : Donc l’ISR c’est l’Investissement Socialement Responsable.

En fait il y a une diversité de terme.

Depuis très longtemps on parle de développement durable, en deux mots.

l’ISR c’est ça donc l’Investissement Socialement Responsable.

Donc on reconnaît « Socialement et Responsable » et donc c’est bien un peu le développement durable.

Mais pour la finance.

Donc l’idée c’était d’appliquer ces principes-là, du développement durable à la finance.

A la fois l’économie, la société et également tout ce qui était écologie sur ces sujets-là.

Donc l’environnement de manière générale.

Ce qu’on appelait développement durable jusque-là.

Donc aujourd’hui, il y a un Label français qui porte ce nom « ISR » et vous pouvez acheter des produits qui sont Label ISR.

Mais ce n’est pas le seul Label, il y en a d’autres en Europe et en France.

Il y a Greenfield, War System Ability en Belgique, Lux Flag au Luxemburg etc…

Chacun est allé un petit peu de son cahier des charges.

C’est là où il faut faire un peu attention et je peux te parler un peu et souvent avec la nourriture parce qu’on peut acheter un peu un Label rouge, du Bio, du Local, etc.

Et quelque part on ne sait pas exactement quel est le cahier des charges derrière.

Donc l’ISR c’est un Label défini dont les critères sont définis par les comités qui s’appelle Label ISR qui répond au Ministère de l’Économie et des Finances françaises pour les investissements responsables

Et c’est ce même Ministère qui valide les critères qui sont proposés par des gens qui viennent de la finance.

Qui comprennent aussi parce que mettre un cahier de décharge déconnecté de la réalité ce n’est pas la solution non plus.

Mais c’est quand même validé par le Ministère et ce Label est accordé pour trois ans par un organisme certificateur privé.

En fait c’est un cabinet d’audit conseil globalement qui vient et qui dit : est-ce que ça respecte bien le cahier des charges ?

Ils certifient et c’est bon.

Et donc l’idée comme tous les Labels c’est d’être un gage de transparence et de qualité que du coup on est capable de se reposer « dessus ». 

Thomas : D’accord, donc du coup l’Investissement ISR, c’est propre à la France.

Le Label ISR est vraiment Français, chaque pays a son propre Label du coup et il est attribué par le Ministère de l’Économie française.

Et ma question est…

Franklin Morin : Il est « conçu » et évolué par ce ministère-là, mais il est attribué par un organisme privé.

Thomas : C’est un organisme privé indépendant, j’imagine ?

Franklin Morin : Oui tout à fait, oui pardon, mais c’est un cabinet d’audit.

Thomas : Mais du coup, si on rentre un peu plus dans le truc pour bien comprendre.

On donne un Label ISR à quel produit financier ? 

À une action d’entreprise ?

Par exemple, je dis une bêtise, AXA, on va lui donner un Label ISR ou ce sera un fonds d’investissement ou ce sera un ETF

A quel genre de produit donne-t-on un Label ISR ?

Franklin Morin : C’est un très bon point.

Alors au départ, c’était donné uniquement au fonds d’investissement.

Donc fonds d’investissement dans lequel on fait rentrer plusieurs clients, etc.

Ils ont une stratégie donnée, on vérifie et voilà.

Ça s’est élargi depuis 2020, je crois, au mandat de gestion, ce ne sont que des structures juridiques.

Mais économiquement cela reste un portefeuille avec plusieurs actifs dedans qui sont articulés de manière à remplir un objectif et de répondre à certaines contraintes.

Et de l’immobilier maintenant aussi, on peut avoir un fond immobilier qui est Labélisé ISR.

Le gros de la troupe c’était des actions et des obligations et également de ce qu’on appelle monétaire.

En fait ce sont des obligations à très court terme, ce n’est même pas complètement le monde de l’obligation.

Mais en gros c’est des dettes d’entreprises ou de Banque pour trois mois, six mois.

Donc cela ne rapporte pas grand-chose.

Mais c’est des gros encours parce que toutes la trésorerie d’entreprise.

C’est-à-dire, je suis chez Bonduelle puis on achète des machines pendant trente jours.

Mais là on a eu des recettes que je vais investir dans un fond, ça va toujours me permettre de gagner un peu.

Donc ça, c’est vraiment des milliards et des milliards.

En France il y a vraiment plusieurs centaines de milliards qui sont labélisés, 700 milliards il me semble qui sont labélisés en France ISR et principalement du monétaire et des actions obligations.

Thomas : Et donc du coup il y a action obligation, fonds d’investissement, enfin il y a un peu tous les produits.

Mais par exemple, est-ce que les ETF aussi peuvent être Labélisé ISR et avoir le statut d’investissements responsables

Franklin Morin : ça me fait penser que si on n’a pas forcément défini un ETF.

Donc un ETF ça veut juste dire que c’est un fond qui est coté en bourse.

C’est un fond qui est plus transparent que l’on peut l’acheter et le vendre à tout moment de la journée alors qu’un fond classique on ne peut l’acheter qu’une fois par jour.

Thomas : Faire la différence en plus c’est que surtout faire un ETF fait une réplique à un indice donné.

C’est de la gestion passive plutôt qu’un fond qui fait de la gestion active.

Franklin Morin : Tout à fait.

Il y a des fonds qui font des gestions indicielles quand même.

Donc ce sont des fonds indiciels donc ils sont presque au prix d’un ETF alors oui effectivement tu as raison là-dessus.

En fonds d’investissement, il va se dire que mon objectif c’est quoi ?

Alors que ça soit un fond ou un ETF, tu as deux façons de le faire.

La première c’est de se dire, j’ai un indice de marché et j’essaye de le battre.

ça veut dire quoi j’essaye de le battre ?

ça veut dire que je vais embaucher des gens qui font des recherches.

Un gérant qui va se dire que je sens bien que les Pétrolières par rapport au panneau solaire ou je ne sais quoi.

Et après l’autre idée c’est de se dire juste en fait je ne sais pas si j’arrivais vraiment à faire mieux que l’indice.

Dans ce cas sur le long terme, je réplique et je ne me prends pas la tête.

Et je ne fais que répliquer l’indice et ça c’est effectivement les ETF.

Thomas : Mais donc du coup tu me confirmes qu’il y a bien des ETF qui peuvent être Labélisé ISR ?

Franklin Morin : Il y en a bien effectivement.

Et nous on en a également.

Ca fait partie de la partie de nos portefeuilles d’investissements responsables et chez nous.

On peut choisir en gros les thématiques notamment on a une thématique écoresponsable.

Donc nos clients pour n’importe quel projet peuvent demander la retraite à 30 ans et choisir de la mettre en écoresponsable et sans immobilier si je suis déjà bien exposé à l’immobilier.

Parce que j’ai déjà une résidence principale, résidence secondaire ou autre.

Ou alors complémentaire au PEA, si j’ai déjà un PEA dans lequel j’ai principalement des actions européennes.

Donc on va mettre un petit peu moins d’action Européennes dans ces portefeuilles là ou alors standards si je me retrouve dans aucun de ces trois cas précèdent.

Donc chacun de nos projets, on peut choisir ses nuances s’il y a quatre nuances « sur un portefeuille ».

Thomas : Écoute je pense que c’est assez clair pour la partie ISR.

Et maintenant j’aimerais qu’on décrive l’autre notion d’investissements responsables qui est la notion ESG.

Est-ce que tu peux me dire un mot, quelle est la différence entre le Label ISR ?

Franklin Morin : Donc l’ISR, donc il faut distinguer effectivement et « le Label ISR ».

L’ISR c’est qu’on peut l’appeler par différent nom, il y a la Finance responsable, la Finance durable ou les investissements responsables.

J’aimerais dire investissements responsables, mais peu importe.

C’est vraiment appliquer des principes à la Finance.

Alors que le ESG, alors que le ESG ça veut dire quoi ?

Cela veut dire « Environnement Social et Gouvernance ».

C’est un ensemble de valeur et donc la finance responsable en fait on la regarde à travers de ces trois axes.

Donc en fait les critères ESG c’est plutôt une façon de mesurer la durabilité de la finance.

Je le dirai comme ça.

Donc suivant si un fond ou des actions sont vertueuses ou pas en terme environnemental, sociale et de gouvernance.

Donc les premiers qui ont fait un peu cet aspect là, il y a eu des scores ESG qui disaient alors lui il est bon en E ou en S ou en G.

ça veut dire quoi être bon en E ?

Ça veut dire donc pareil dans tout l’ensemble des sous-critères en dessous qui vont de sous-objectif qui en est.

Je crois qu’il fait attention au recyclage des déchets, il limite le transport, ce genre de chose.

Mais c’est une seule division ESG, mais il y en a d’autres aussi.

Il y a Principal Adverse Impacts.

Globalement qui veut juste dire tous les impacts néfastes à la planète et à l’humanité.

En fait de manière générale, il y a les objectifs de développement durable.

Donc c’est les nations unies qui ont défini dix-sept critères qui sont nécessaires à mettre en place d’ici 2030 en vue du développement durable.

Donc c’est juste une façon de voir.

Mais je dirai ESG souvent de manière générale, ça veut dire responsable suivant ces trois critères-là.

Et c’est le début on va dire.

Au début on ne regardait que le score ESG et on s’est vite rendu compte que c’est assez limitant et donc on regarde maintenant d’autres choses.

L’idée c’est de croiser de plus en plus de données.

Puisque forcément, plus on a envie d’être vert, plus il faut de la donnée.

Après il faut la croiser et se dire ce qu’on veut parce qu’on peut être vert ; vert pomme, vert clair et ce qu’on est plus vert quand on….

Voilà, il y a vraiment beaucoup de nuance de vert.

Thomas : D’accord, du coup donc cela veut dire, si je comprends bien, l’ESG c’est une notation.

Enfin il y a des organismes indépendants qui vont noter une action suivant les critères ESG, est-ce bien cela ?

Franklin Morin : C’est ça.

Il y a des agences de notation, tout comme il y a des agences de notation de ce qu’on appelle « La qualité de crédit ».

Donc c’était : Donc est-ce qu’une entreprise va me rembourser ou pas ou est-ce qu’un État va me rembourser ou pas ?

Pour les plus connus donc on en avait pas mal parlé quand la crise des subprime en 2008.

Parce que justement ils étaient un peu en retard sur certain sujet et là effectivement c’est d’autres agences.

Il y en a qui sont liées, forcément, et qui sont indépendantes de l’entreprise qu’ils vont noter.

Et ils vont effectivement leur donner un score.

Donc la première métrique qu’on a regardée historiquement sur les investissements responsables , c’était effectivement sur le score ESG.

Et c’est autour de ce score que s’est construit également le Label ISR.

En disant qu’un Label ISR c’est exclure le 20% des moins bons par secteur sur la base de leur score ESG.

Donc sachant qu’un bon score ESG, ça veut peut-être dire que je suis très bon en E, très mauvais en S et pas trop mal en G.

Donc c’est où on s’est rendu compte qu’il fallait un peu plus de finesse quelque part.

De toute façon on ne peut pas agréger le développement durable sur un chiffre.

On perd forcément de l’information quelque part donc il faut juste que cette perte d’information soit cohérente avec ce qu’on cherche à faire.

Nous en tant que professionnel et ce que le client a envie pour son portefeuille.

Thomas : D’accord, et du coup est-ce que c’est possible par exemple d’avoir un ETF ou une entreprise qui a une bonne notation ESG, mais qui n’est pas Labélisé ISR et vice versa et c’est des choses possibles ou pas ?

Franklin Morin : C’est un bon point, oui c’est possible.

Thomas : Je te dis pourquoi je pose la question.

Car je parle souvent quand on est en coaching avec certain client.

On va rechercher, creuser sur les ETF et tout et je leur montre un truc.

Ce qui me paraît un peu hallucinant, c’est que tu peux avoir des ETF connus et marqué ESG Trend Leaders.

En gros c’est un ETF qui va regrouper les meilleures entreprises notées ESG.

Et dedans, tu retrouves des entreprises pétrolières ou minières.

Et tu te poses la question, tu dis je veux investir dans quelque chose que je considère responsable et qui est bon pour le climat.

Mais dedans tu, je ne vais pas citer le nom de l’entreprise, mais dedans tu retrouves des pétrolières.

Et du coup c’est pour ça que je te pose la question

Mais j’ai l’impression que quand c’est Labélisé ISR.

J’ai l’impression que c’est un peu plus vert quoi, qu’il y a un peu moins de surprise ?

Est-ce que tu confirmes ce ressenti ?

Franklin Morin : Alors c’est ce qu’on appelle vert encore.

Si c’est vert c’est environnement du coup.

En regardant un score ESG tu peux être très bon en S et en G.

Si la grande pétrolière dont tu parles est française, s’il y a la moitié de femme au comité de direction qu’ils font beaucoup de chose pour les employés et qu’ils gèrent leurs boîtes de manière très transparente, etc…

Du coup ils emploient une bonne gouvernance.

Par exemple Volkswagen qui avait triché sur des tests de pollution, ils avaient été un peu épinglés.

Ils avaient une mauvaise note G de gouvernance spécifiquement parce qu’on ressentait qu’ils n’avaient pas forcément mis les contrôles en place, etc.

Donc effectivement quand tu regardes l’ESG, je ne sais pas si le Label ISR en tant que tel.*

C’est vraiment une caution par rapport à ce genre de problématique.

En fait, faire de l’ESG de la finance durable, il y a plusieurs façons de le faire même s’il y aura un score ESG.

L’idée c’est de se dire : est-ce que je prends juste les meilleurs scores ou je vais me retrouver avec des entreprises qui ne polluent pas du tout ou presque pas ?

Admettons que je vais me retrouver avec des entreprises qui ne polluent pas, mais par contre j’ai une performance qui ne va rien avoir avec celle de l’indice de base.

Donc l’idée de base c’est ça, on prend un indice et en fait on va changer les pondérations ou même sortir certaines actions pour les mettre sur des critères responsables.

Et donc suivant, comment tu vas appliquer ces critères-là, tu ne vas pas du tout avoir la même performance que ton indice basique.

Et si je prends un indice américain, je vais exclure les pires et après la question c’est : comment j’ai pu exclure les pires ?

Soit j’exclus tous les pires, et peut-être que je vais exclure toutes les pétrolières

Et s’il y a de grands mouvements de marché sur les pétrolières ou les minières, quelque part je ne vais pas du tout retrouver la même performance que mon indice de base.

Inversement, ça c’est ce qu’on appelle le Best In Universe.

Donc on va aller regarder les meilleurs scores dans tout l’univers des actions.

 C’est un secteur d’activité.

Donc j’ai toujours le même nombre de pétrolières que dans mon indice de base, mais j’aurais les pétrolières « les plus vertueuses ».

Et c’est ça qui fait le trait de leader typiquement.

Tu vois l’indice dont tu parlais, c’est un indice qui va prendre les 50%, les meilleurs en termes de score et de tendance.

C’est d’où le Trend leaders et donc ça veut dire qu’une entreprise qui a peut-être un mauvais score, mais qui est en train de s’améliorer, elle va gagner un bonus par rapport à son mauvais score en disant: Bon, oui elle a un mauvais score, mais elle est sur la bonne voie quelque part. Donc là, tu vas arriver à ça.

[Fin de la retranscription].

Pour écouter l’intégralité de l’interview tu peux l’écouter ici

Coaching Immobilier : Entretien avec Florian et Romain de Mentorimmo

Avez vous déjà entendu parler de coaching en immobilier?

Florian et Romain, créateur du site Mentor Immo ont pu partager les principes du mentorat et du coaching en immobilier et comment se déroule un accompagnement avec eux.

Quelque soit votre stratégie en immobilier.

Que ce soit pour un premier projet (investissement locatif ou résidence principal) ou pour enchainer les projet pour devenir libre financièrement leur accompagnement de coaching en immobilier vous permettra d’atteindre vos objectifs.

Dans cet interview, nous parlons également d’immobilier de manière générale.

  • Comment démarrer?
  • Est-ce que démarrer en achetant sa résidence principale est une bonne idée?
  • Comment booster sa rentabilité ?
  • Y a t-il des « raccourcis » pour devenir rentier plus rapidement?

L’expérience des deux créateurs du site est partagé dans cet interview.

Certaines astuces permettraient de faire économiser des milliers d’euros à ceux qui n’osent pas encore se lancer ou qui sont sur le point de se lancer.

Découvrez ce podcast riche en information gratuite

Dans l’épisode nous parlons des ouvrages suivants :

Ci dessous une retranscription d’une partie de l’entretien pour vous mettre l’eau à la bouche sur le coaching immobilier 🙂

Thomas – L’autre conseil que j’aimerais avoir de votre part en tant que professionnel, c’est qu’aujourd’hui vous êtes marchands de biens, vous vivez grâce aux plus-values que vous faites sur les biens.

Mais si quelqu’un souhaitait accélérer son chemin vers la liberté financière

Avoir des revenus passifs grâce aux revenus locatifs, quelle est selon vous, la meilleure stratégie à appliquer pour l’accélérer avec l’immobilier ?

Romain – En immobilier, dès que vous allez chercher de la rentabilité, ça va être simple.

Ce qui va être rentable et facile, ça va être de faire de la courte durée ou collocation meublée.

C’est ce qui est le plus rentable à l’instant T.

Thomas – Colocation et courte durée, ce sont les deux niches les plus rentables ?

Florian – Ouais, en location, on peut doper la rentabilité d’un appartement par exemple en le découpant et en louant la chambre. En le louant à la nuitée, c’est pareil.

Thomas – C’est plus chronophage en termes d’investissement personnel non ?

Florian – Tout dépend. Si derrière, tu délègues une bonne partie, pas forcément.

Thomas – Le fait de déléguer, ça n’impacte pas ton rendement et ça ne fait pas revenir sur un rendement similaire à une longue durée ?

Florian – Tout dépend comment tu t’y prends.

Il y a des moyens pour déléguer, sans dépenser des mille et des cent dans une conciergerie ou dans des logiciels.

Avec deux, trois messages par ci, par-là, tu peux automatiser une bonne partie.

Pour la courte durée, tu as des boîtes à clés.

Il y a plein de choses à mettre en place qui te permettent de gagner du temps et de l’argent.

Romain – Tout le monde peut le faire, mais il faut les méthodes pour le faire, le processus pour aller plus vite.

Il y a certaines erreurs qu’on aurait évitées, si on s’était mieux entourés dès le début.

Si je devais recommencer de zéro, c’est ce que je ferais.

Thomas – Vous avez créé ce projet il y a un an, c’est ça ?

Florian – Ouais, à peu près un an.

Thomas – Comment s’est passée votre rencontre et la naissance du projet ?

Vous vous connaissiez depuis longtemps ou vous vous êtes rencontrés grâce à votre passion sur l’immobilier ?

Florian – On se connaissait d’avant, on était au collège ensemble.

On s’est suivis sur Facebook et sur Instagram depuis toujours, mais on s’était perdu de vue parce que chacun a fait sa carrière.

Et le fait que j’étais dans l’immobilier et qu’il était dans l’immobilier, on s’est dit, pourquoi ne pas faire quelque chose ensemble.

On a tous les deux eu envie de transmettre et d’aider les gens et on est parti sur le mentorat et le coaching immobilier et la création de Mentor Immo.

Romain – La transmission est venue naturellement.

On s’est rendu-compte que dès que vous faites quelque chose qui vous apporte des résultats, les gens ont de l’intérêt pour vous et cherchent à savoir ce que vous avez fait.

Quand tu commences à faire un peu d’argent, tu commences à être épanoui.

Ça se voit, ça finit par se savoir et les gens viennent te poser des questions.

On s’est dit, ça serait cool de pouvoir se réunir sur ce projet en commun.

Thomas – Vous consacrez combien de temps en proportionnellement entre Mentor immo et votre boulot de marchands de biens.

C’est quoi la proportion ? Comment vous vous organisez ?

Romain – Moitié- moitié.

Florian – Sur la partie « marchands de biens », on est trois, on se divise les tâches.

Sur la partie Mentorat Immobilier on, est deux, Romain est plus sur la partie informatique et moi, je suis sur d’autres parties.

Romain – On s’occupe de nos clients le soir.

Tous les masterminds, les lives, les cours sont à partir de 17 h 30, mais notre activité principale, nous, c’est d’être marchands.

On se dirige vers de la promotion aussi. On n’en n’a pas encore fait.

Thomas – C’est quoi, que vous appelez « la promotion » ?

Romain – La promotion, c’est soit de la construction, tu vends sur plans quelque chose qui n’existe pas.

Tu trouves un terrain, tu décides de construire un bâtiment avec x logements dedans.

À partir du moment où tu vas en vendre un certain pourcentage, les travaux pourront démarrer.

C’est un souhait pour nous de faire du marchand, quelques activités de promotions et le mentorat immobilier

On ne fait pas ça pour le business.

Nous souhaitons des gens de qualité avec qui on se comprend.

On n’est pas nés avec une cuillère en argent dans la bouche.

Je suis fils de paysan, je viens d’une famille modeste, ça a été très dur, mais c’est bénéfique pour la suite.

Si vous partez de zéro et que votre situation vous freine pour passer à l’action, je dirais que la difficulté, va vous renforcer dans vos futurs projets.

Thomas – Je vois ce que tu veux dire sur la mentalité, quand tu n’es pas né avec une cuillère en argent dans la bouche.

Tu as plus tendance à aller chercher les choses à te motiver et à te donner et tu n’attends pas qu’elles soient servies sur un plateau.

Ce n’est pas parce qu’on a une situation pas favorable au début, qu’on ne peut pas y arriver, au contraire.

Florian – Tu n’as pas le choix.

Tu vas te dire, si je veux arriver à ce niveau, il faut que je me bouge, que je passe à l’action.

Tu vas mettre les choses en place, qui vont faire que dans dix, quinze, vingt ans, voire même avant, tu auras réussi à atteindre tes objectifs.

Une personne qui a déjà tout, elle végète à un niveau qui n’est pas intéressant.

Romain – L’immobilier, c’est un pilier.

Même si vous avez des activités, une entreprise qui marche très bien, vous serez forcément obligé de passer par l’immobilier pour de défiscaliser, construire l’avenir et c’est plus sûr.

Thomas – Même pour placer de l’argent, pour diversifier.

Romain – Ouais, c’est bien pour tout, commencer de zéro sans mettre le moindre centime.

Je suis rentré en France en 2015 il y a cinq ans.

Je gagnais bien ma vie en Australie, mais j’ai tout dépensé dans le voyage et je suis parti de zéro. Comme quoi, on peut le faire.

Si moi, je l’ai fait, vous pouvez le faire, c’est ouvert à tous.

Thomas – Aujourd’hui, en tant que marchands de bien, combien d’opérations immobilières vous faites par an ?

Romain – Trois, quatre opérations, mais ce sont des grosses.

Ce sont des opérations avec des bâtiments qu’on va diviser en sept à onze lots, le max qu’on ait fait.

Quand je parle de lots, ce sont des appartements. Ce sont trois immeubles qu’on va découper en 5 à 10 lots.

Vous pouvez retrouver l’intégralité de l’épisode ici

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Millionnaire Next Door : Les secrets des millionnaires

Bassem Mejri est éditeur chez Frégates Editions. Il a eu le projet ambitieux de traduire et d’éditer un grand classique des finances personnelles aux Etats Unis qui se nomme « The millionnaire next door ».

Cet ouvrage a été vendu à plus de 3 millions d’exemplaires outre atlantique.

Il est aujourd’hui considéré comme un ouvrage de référence sur les finances personnelles au même titre que « Père riche père pauvre » de Robert Kyosaki.

L’ouvrage présente une vaste étude sur les millionnaires Américains dans le but de montrer que la plupart des millionnaires ne sont pas ce que l’on voit à la télé.

Ce ne sont pas des gens qui étalent leur richesse et qui dépensent leur argent pour exposer des signes extérieurs de richesse.

La plupart sont des petits entrepreneurs prospères qui maîtrisent la thématique principale véhiculé sur ce blog

La gestion de budget.

Et beaucoup de principe de base lié à la gestion des finances personnelles ou à l’éducation financière tel que  » Dépenser moins que ce que l’on gagne quelque soit notre salaire ».

Pour acheter ce classique des finances personnelles vous pouvez suivre ce lien => https://amzn.to/38g1px9

Voici l’interview complète du podcast

Dans cet épisode nous avons parler des ouvrages suivants :

Voici ci dessous un extrait de l’épisode retranscrit :

Thomas MBZ – Pour tous ces millionnaires next door interrogés, s’il devait y en avoir un ou deux, quels seraient leurs points communs ?

Bassem – Ils ont sept à huit points communs récurrents.

La première chose. Ils considèrent qu’une personne est millionnaire à partir du moment où elle dispose d’un patrimoine d’un million de dollars.

Thomas MBZ – Oui, quand on assemble leurs biens immobiliers, leurs actions en bourse et tous leurs placements, ça fait un million.

Bassem – Ainsi que la valeur de leur entreprise. Ce sont généralement des entrepreneurs ou des gens qui sont dans des professions libérales.

La première révélation de cette étude statistique, c’est que la plupart des millionnaires, neuf fois sur dix, ils n’habitent pas dans des quartiers chics.

Thomas MBZ – Ce sont des millionnaires communs qui sont mixés dans cette classe moyenne, qui ont juste su faire fructifier leur patrimoine d’où leur nom de « Millionnaire next door »

Bassem – Voilà. Le millionnaire Next Door , on pourrait traduire cette expression par « le millionnaire d’à côté ». C’est pour dire qu’ils sont mélangés à la population. Ce sont des gens qui ne paient pas de mine.

Thomas MBZ – Et ils ne sont pas forcément ce que l’on peut imaginer.

Ce sont des gens simples, qui sont assimilés à la classe moyenne, mais qui sont millionnaires.

Bassem – Voilà. Pour quelles raisons ils sont simples ?

Parce qu’ils ont placé au niveau de leur état d’esprit, leur indépendance financière de façon prioritaire.

Ils préfèrent être libres financièrement plutôt que de rouler dans une grosse cylindrée.

Thomas MBZ – Oui, s’assurer un train de vie luxueux ne les rendra pas plus heureux.

Parce qu’ils perdent en liberté financière par toutes ces dépenses induites par le coût de la vie qu’ils auraient dans certains quartiers ou certains matériels qui valent très cher.

Ils privilégient leur confort de vie avec la liberté financière plutôt que le luxe.

Bassem – Absolument. Il y a autre chose qui est de l’ordre du naturel.

Si quelqu’un gagne 3 000 euros par mois, il passe à 8 000 euros, sans s’en rendre compte.

Il va commencer à dépenser. Il va changer de véhicule, de garde-robe, de montre, vouloir voyager aux Maldives, etc.

C’est là le piège de la société de consommation.

Aux États-Unis, c’est encore plus vicieux, on leur donne des cartes crédits.

Et même si la carte elle est créditée à zéro, on leur fait des avances de paiement qu’ils pourront rembourser plus tard à des taux prohibitifs 15, 20, 35 %.

Thomas MBZ – Une pratique budgétaire que je déconseille, qui est désastreuse.

On sait ce que l’on dépense à l’instant et après, on a des agios, pas de vision sur son budget et on va payer des intérêts sur des achats de la vie courante.

J’avais fait un post sur ce sujet, il n’y a pas longtemps où je disais clairement, pourquoi gagner plus si c’est pour dépenser plus.

Ça rejoint ce que tu dis, le sujet qui est abordé dans le livre.

Les millionnaires next door, ils ont compris ça, ce n’est pas parce qu’ils ont gagné plus qu’ils ont dépensé plus.

Bassem – Oui et le fait d’avoir un budget, ça va donner toute la valeur à l’argent.

Pas dans le sens scriptural, mais le fait de donner de l’importance à ces dix euros et dire, je préfère miser dix euros sur telle action en bourse, qui pourrait me rapporter 20 euros demain.

C’est mieux que de le dépenser dans un achat inutile.

Il y a un exemple dans le livre avec un entrepreneur du Texas qui a plein de concessions automobiles.

La personne fait des locations de mobil-homes.

Des investisseurs viennent le voir et il est tellement simple que les investisseurs n’arrivent pas à le reconnaître, à le différencier de ses salariés.

Il les reçoit dans son bureau et les investisseurs lui disent, où est le costume ?

Le Texan leur a répondu un proverbe américain, « Je n’ai pas de grand chapeau, mais j’ai un grand bétail ».

Dans le sens, je ne suis pas dans l’apparence, cependant, mon bétail, les services que je propose, c’est beaucoup.

C’est ça l’état d’esprit d’un millionnaire next door, on n’est pas dans l’apparence, on n’essaye pas d’impressionner, mais intérieurement, on a un jeu d’esprit qui est riche.

Thomas MBZ – Ces millionnaires, ils sont bons dans leur gestion de budget. Ils investissent pour faire fructifier leur patrimoine. Est-ce que tu dirais, que les millionnaires, sont frugaux ou pas ?

Bassem – Oui, ils sont frugaux.

La frugalité, c’est un art de vivre.

Millionnaire Next Door, c’est une ode, un éloge de la frugalité.

Et ce que j’aime dans ce livre, c’est que ça donne espoir, même à des gens qui ont des salaires normaux.

Le livre donne des clés pour devenir millionnaire.

Il donne des leviers à actionner pour devenir millionnaire et pouvoir prétendre à une indépendance financière.

Thomas MBZ – Il faut aussi comprendre que gagner de l’argent, ce n’est pas forcément pour devenir millionnaire.

ça peut permettre de devenir libre financièrement.

Gagner un million d’euros, ce n’est pas pour le montrer à tout le monde.

ça permet de pouvoir arrêter son travail, d’avoir des revenus réguliers passifs jusqu’à la fin de sa vie pour les transmettre à ses enfants.

En ayant le temps de profiter de la vie, de faire ses projets, de voyager.

Bassem – Je te rejoins à 100 %.

Devenir riche, ce n’est pas pour écraser les autres.

C’est pour se libérer du salariat, gérer son temps comme on l’entend, voyager, acheter un gadget si on en a envie sans que ça ne pose de problème au niveau budgétaire.

Se libérer, pouvoir également accéder à des choses créatives si on a envie.

Je pense par exemple à des gens qui sont devenus riches et qui ont commencé à écrire des livres.

Devenir riche, ça libère du temps.

On a le temps de se cultiver, d’aller au musée, de passer du temps avec ses enfants si on en a.

C’est dans cette optique que je défends les finances personnelles pour devenir millionnaire.

Sans parler de la contribution, l’exemple que l’on peut donner, c’est motivant.

Il y a un effet boule de neige qui s’entraîne et c’est que du positif.

Thomas MBZ – Il y a un autre sujet que j’ai lu dans le bouquin.

C’est qu’a priori, les professions que l’on voit comme assez riches comme les médecins, avocats, notaires, sont soumis à une pression sociale qui fait qu’ils font des dépenses inutiles pour montrer de la richesse extérieure et qu’ils sont moins riches que des gens de la classe moyenne.

Peux-tu développer ?

Bassem – Prenons par exemple le cas d’un chirurgien.

Il gagne 100 000 euros par an, donc à peu près 10 000 euros par mois.

C’est une moyenne, un chiffre médian, à titre d’exemple.

Le chirurgien, il va vivre dans un quartier cossu.

S’il est locataire, il va avoir un loyer important et s’il est propriétaire, il va acheter un bien à un prix important.

Donc il a des traites, au niveau de la banque, aussi chères qu’un loyer, ce sont des remboursements importants.

Je ne parle pas de l’apparence, rien que dans le choix de l’implantation de la résidence principale, il y a des disparités qui se créent.

Ensuite, si c’est un chirurgien, il peut avoir une voiture haut de gamme (Mercedes, BMW, Audi, etc.), un très gros passif.

Sachant que le livre, il est centré aux États-Unis.

Aux États-Unis, ce sont les professions libérales, les cabinets dentaires ou de chirurgie esthétique où il faut appâter la clientèle.

Montrer que l’on représente un art de vivre et un standing.

On imagine mal un chirurgien arrivant dans une Skoda ou dans une Smart, ça serait mal vu.

Par rapport aux employés, on se dirait, celui-là, son cabinet ne marche pas des masses.

(FIn de l’extrait)

Je vous invite à découvrir la suite de l’interview en écoutant l’épisode de podcast dans son ensemble.

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