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La petite budgeteuse : De l’endettement excessif à l’investissement

Cette semaine je reçois Anna, plus connu sous le nom de son compte instagram la petite budgeteuse.

La petite budgeteuse a une histoire dingue mais super inspirante.

Elle est passée d’un endettement excessif (plusieurs crédit conso en même temps) à investisseuse immobilière ( et boursier) en l’espace de 2 ans.

Elle a commencé à raconter son histoire sur Instagram il y a deux ans.

Et elle est vite devenu une référence pour bon nombre de personne dans son cas.

Et une vrai référence dans la gestion de budget et les finances personnelles.

Voilà pourquoi je suis content d’avoir pu l’interviewé sur le podcast :-).

Voici le programme et ce qui est abordé dans cet épisode :

  • Le passé financier de Anna et la genèse du projet « La petite budgeteuse »
  • Sa méthode pour avoir solder tous ses crédits consos en un an (et les autres méthodes)
  • Comment passer d’endetté à investisseuse en seulement 2 ans
  • Ses meilleures astuces pour gérer ses finances et investir.
  • Son parcours immobilier
  • Ses autres investissements

Pour découvrir le site internet de la petite budgeteuse c’est par ici et pour son compte instagram c’est par là

Ci dessous le podcast à écouter

La version vidéo ci dessous

Voici une retranscription d’un extrait du podcast.

Thomas :  Revenons sur le moment où tu as eu le déclic en septembre 2019.

Qu’est-ce qui t’as fait réaliser que tu ne pouvais plus continuer comme cela ?

Est-ce que tu avais peur ?

Ou est-ce en voyant les chiffres que tu t’es dit que tu avais touché le fond et qu’il fallait remonter la pente ?

Anna :  J’avais l’habitude d’être à découvert tous les 20 ou 25 du mois et cela ne me faisait jamais peur.

Mes dépenses me faisaient atteindre la limite de mon autorisation de découvert de 1000 €.

Je me disais que ce n’était pas grave car c’était mon mode de fonctionnement. 

Puis, au mois de septembre, je me suis retrouvée à découvert vers le 6 du mois.

Cela était dû à plusieurs facteurs.

Le premier facteur était mon investissement dans l’immobilier au mois d’août alors que j’étais endettée.

J’étais passée chez le notaire pour acheter un petit appartement à Marseille qui devait être rénové.

J’avais donc utilisé tout l’argent de mon épargne, qui s’élevait à 3000 €, pour payer l’avance de frais de notaire.

En plus de mon découvert, je ne pouvais plus piocher de l’argent nulle part.

Le deuxième facteur était l’entrée de mon fils dans une école privée, plus précisément dans un lycée de Compagnons du Devoir avec internat.

Cela représentait un coût de 400 € par mois.

De plus, durant les premiers mois, il y avait des frais supplémentaires de 600 voire 700 €.

On ajoute à cela les frais de transports et encore beaucoup d’autres charges que je n’avais pas anticipées.

Pour finir, je devais régler la taxe foncière de mon appartement pour la première fois puisque cela faisait un an que j’y habitais.

Je n’étais pas préparée à cela et j’ai pris peur.

Il me semble même avoir pleuré lorsque que je faisais mes comptes pour constater tout ce qui me restait à payer pour le reste du mois.

Les travaux de l’appartement devaient commencer et cela me posait problème.

Toi qui est dans l’investissement immobilier, tu n’es pas sans savoir qu’on doit d’abord avancer les frais des travaux de sorte à ce que, par la suite, la banque nous rembourse sur présentation de factures.

Thomas :  Bien-sûr, il faut avoir de la trésorerie.

Anna :  Exactement.

Je n’étais pas préparée à cela et je n’étais pas bien formée.

Aujourd’hui, je ne regrette rien parce que j’ai réussi à m’en sortir.

Cela aurait pu mal se finir si je n’avais pas eu le déclic pour reprendre le contrôle de mes finances et pour baisser mes dépenses.

Il fallait que je me désentête car 70% de mon salaire partait dans mes crédits et mes dépenses fixes.

Thomas :  Effectivement, c’est déjà trop.

Comme tu dois certainement le recommande sur le compte de la petite budgeteuse, on recommande souvent qu’il n’y ait que 50% du salaire maximum qui parte dans les dépenses fixes.

Au-delà de ce pourcentage, il ne te reste plus rien pour te faire plaisir ou pour épargner.

Anna :  Exactement, tout mon argent partait dans des dépenses fixes qui n’étaient pas du tout optimisées.

Je payais cher des contrats d’assurance qui ne me servaient à rien, notamment l’assurance de ma voiture.

Cela méritait d’être apuré et c’est d’ailleurs par là que j’ai commencé quand j’ai lancé le compte de la petite budgeteuse

Thomas :  Justement c’est le sujet de ma prochaine question.

Une fois que tu as eu ce déclic, par quoi as-tu commencé ?

Quelle a été ta stratégie ou ta méthode pour reprendre le contrôle ?

Anna :  Au départ, je tâtonnais un peu donc je ne me suis pas tout de suite lancée dans l’élaboration d’un budget ou d’un plan financier.

Ce n’était pas très évident pour moi.

J’ai d’abord commencé par noter sur un cahier mes dépenses.

Et je les classais par catégories pour comprendre où partait mon argent.

Par la suite, je me suis rendu compte que c’était une méthode passive.

Car noter les dépenses me permettait seulement de constater les dégâts au lieu de les prévoir.

J’ai alors compris qu’il fallait faire un budget avant de recevoir son salaire et de le dépenser.

On pourrait dire que c’est comme lorsqu’un PDG répartit les tâches entre les membres de son équipe.

Chaque euro doit être dépensé dans un but précis tous les mois.

Ensuite est venu le moment où j’ai réalisé que j’étais trop endettée et que toutes ces mensualités me prenaient à la gorge.

J’ai alors cherché des solutions sur internet pour rembourser les crédits plus rapidement et je suis tombée sur des méthodes appelées « boule de neige » et « avalanche ».

Pour t’expliquer rapidement, la méthode boule de neige consiste à se concentrer sur le remboursement d’un seul crédit à la fois en commençant par celui qui a le plus petit solde.

Thomas :  On est d’accord qu’ici tu parles du plus petit montant qu’il reste à rembourser et non de la mensualité la moins élevée.

La petite Budgeteuse :  Oui, c’est cela.

La raison pour laquelle on procède comme cela car c’est purement psychologique.

Ce qu’on recherche, c’est l’effet boule de neige, on veut avoir des résultats rapidement.

Supposons que nous mettions tous nos efforts pour rembourser le plus petit crédit qui est de 2000 €.

Il faudra dans un premier temps baisser les autres mensualités au maximum pour injecter le surplus dans le remboursement de ce crédit.

Ainsi, nous pourrons le rembourser assez rapidement.

Par exemple, s’il nous reste deux ans pour le rembourser, nous le rembourserons en un an.

Une fois le remboursement de ce crédit terminé, le surplus des mensualités seront injectées dans le deuxième plus petit crédit.

Cela créera un effet boule de neige.

L’inconvénient de cette méthode, c’est que les montants alloués au remboursement de nos crédits ne changeront pas.

Et ce même si on commence à rembourser les crédits.

Autrement il n’y aurait pas d’effet boule de neige.

Si le total des mensualités s’élève à 1 000 € et que nous avons 3 crédits ou 4 crédits à rembourser, nous continuerons à payer 1000 € même s’il ne nous reste qu’un crédit à rembourser.

Bien évidemment il est possible d’adapter cette méthode et c’est d’ailleurs ce que j’ai fait.

Quand je terminais le remboursement d’un crédit, je me disais qu’il fallait que je commence à épargner un peu.

Ainsi, je prenais la dernière mensualité que je payais, je la divisais en deux, puis j’injectais une moitié dans le remboursement du crédit suivant et j’épargnais une partie de la somme.

Néanmoins, il est essentiel de savoir que cela nécessite la possibilité de moduler les échéances.

Thomas :  Justement cela allait être l’objet de ma question.

J’ai aussi cette même problématique en coaching avec des gens qui ont plusieurs crédits à rembourser.

Je leur suggère tout le temps la méthode boule de neige.

La première chose que je leur dis de faire, c’est de consulter leurs contrats puis d’aller voir leur banquier.

Pour baisser les mensualités au maximum de sorte à injecter le surplus dans le plus petit crédit.

Seulement, à 80% du temps les banquiers refusent et proposent automatiquement un rachat de crédit.

Toutefois dans ton cas, la méthode boule de neige avait fonctionné a priori.

La petite budgeteuse :  Oui cela avait fonctionné pour moi car j’avais fait tous mes crédits chez Boursorama.

Sans vouloir leur faire de la publicité, avec Boursorama il est possible de rembourser par anticipation sans frais et de moduler ses échéances

Thomas :  Tout comme toi mon intention n’est pas de leur faire de la publicité mais j’utilise fréquemment leur système qui est assez bien fait et j’en suis très satisfait.

Concernant la partie crédit, as-tu besoin d’avoir quelqu’un au téléphone pour faire une modulation ou cela peut-il se faire automatiquement via l’espace client ?

Anna :  Pas du tout, tu peux le faire toi-même sur ton téléphone.

Thomas :  C’est ce qui fait la différence.

En effet, j’ai cette impression que les conseillers et les conseillères sont assez réticents face à ce type d’arrangement.

Ils ne te laisseront pas y parvenir aussi facilement alors qu’avec une interface, tu peux être autonome et le faire toi-même en trois clics.

La petite budgeteuse :  Tout comme toi beaucoup de personnes sur le compte de la petite budgeteuse me disent que leur banque ne veut pas moduler leurs échéances.

De ce fait, je me suis demandé ce que j’aurais fait si j’étais dans le même cas.

Je pense que j’aurais ouvert un autre compte chez Boursorama ou une autre banque en ligne avec qui il est plus simple de faire des ajustements.

Ensuite j’aurais emprunté chez eux l’équivalent de ce que je peux rembourser.

Thomas :  De ce fait cela te rajoute un crédit.

Anna :  Non, car j’aurais fait un crédit chez eux pour pouvoir rembourser l’autre crédit.

Cela revient à faire un rachat de crédit, mais de manière un peu déguisée.

D’ailleurs lorsque l’on fait un rachat de crédit, je ne comprends pas pourquoi les mensualités sont un peu plus élevées que celles d’un crédit à la consommation.

L’avantage des banques en ligne, c’est qu’elles proposent des offres plus intéressantes comparées à celles des banques classiques.

Toutefois, je comprends qu’il est difficile pour quelqu’un qui est endetté de faire une autre demande de crédit.

Dans ce cas-là, je pense que je serais passée par un rachat de crédit.

J’aurais consulté avec attention tous les contrats pour voir s’il serait possible de réaliser un remboursement anticipé sans frais et sans minimum de montant.

J’aurais également vérifié s’il serait possible de moduler les mensualités.

Pour moi aujourd’hui c’est quelque chose d’essentiel.

J’espère que cela n’arrivera pas, mais si un jour je suis amenée à refaire un crédit à la consommation, ce serait la première chose que je vérifierais.

Le taux d’intérêt est important à prendre en compte, mais la possibilité de moduler les mensualités l’est encore plus.

Thomas : Il en va de même pour un crédit immobilier.

On s’attarde toujours sur le taux d’intérêt alors que, par expérience, je sais que les taux sont bas et que c’est la dernière chose à négocier.

Il n’est pas utile d’y accorder une si grande importance.

En effet, il y a beaucoup d’autres choses qu’il faut négocier comme les pénalités de remboursement anticipé.

Le remboursement en différé, le fait de pouvoir moduler ses échéances.

De la même manière, ton expérience t’a permis de réaliser quels étaient critères importants à vérifier avant de faire un crédit à la consommation.

La petite budgeteuse :  Exactement.

De plus, il arrive qu’on s’engage à rembourser notre crédit consommation sur 5 voire 7 ans.

Or, il ne faut pas oublier que notre situation peut changer au fil des années.

Il est possible que la mensualité qu’on accepte de payer aujourd’hui soit difficile à assumer dans les 2 ou 3 ans à venir. 

Dans le cas contraire, si on a accès à des revenus plus importants, il sera possible de rembourser davantage et de se débarrasser du crédit.

De ce fait, cette modularité est vraiment nécessaire.

Thomas :  J’ai une autre question qui m’est venue en tête pendant qu’on parlait de la méthode boule de neige. Tu as très bien expliqué le principe de cette méthode.

Tu as notamment parlé de ses inconvénients dont le fait que, si l’ensemble des crédits s’élève à 1000 €;

Par exemple, on sera obligé d’allouer 1000 € au remboursement des crédits pendant toute la durée de la méthode.

Imaginons que pour une personne souhaitant reprendre le contrôle de ses finances.

Ce montant de 1000 € alloué au crédit représente 70 ou 80% de ses revenus et que cela ne lui permette pas de vivre confortablement.

Que conseillerais-tu ?

Pour ma part, j’aurais tendance à dire que le rachat de crédit permettrait de baisser les mensualités.

Es-tu d’accord avec cela ou aurais-tu une autre solution ?

Anna :  Si on a des mensualités qui ne nous permettent pas de vivre normalement et qui creusent un découvert, c’est qu’il est déjà trop tard.

Bien entendu, je suis d’accord avec toi pour dire que le rachat de crédit est une solution pour temporiser les choses. 

Thomas :  Cela coûtera plus cher mais cela permet de respirer.

Anna :  Oui ce sera plus cher mais la personne ne le ressentira pas tellement.

Certes, cela va rallonger la durée du remboursement de ses crédits mais au moins cela lui permettra de reprendre son souffle.

Thomas :  Pour récapituler, la méthode boule de neige est adaptée aux personnes qui peuvent garder ces mensualités sans forcément creuser leur découvert.

Et si les crédits font que les charges fixes sont trop élevées, le rachat de crédit reste quand même la meilleure solution. Très bien, merci beaucoup pour cette partie endettement.

[Fin de la retranscription]

Pour écouter l’épisode de podcast avec la petite budgeteuse dans son intégralité c’est par ici.

Pour la version vidéo c’est par là

Coaching Immobilier : Entretien avec Florian et Romain de Mentorimmo

Avez vous déjà entendu parler de coaching en immobilier?

Florian et Romain, créateur du site Mentor Immo ont pu partager les principes du mentorat et du coaching en immobilier et comment se déroule un accompagnement avec eux.

Quelque soit votre stratégie en immobilier.

Que ce soit pour un premier projet (investissement locatif ou résidence principal) ou pour enchainer les projet pour devenir libre financièrement leur accompagnement de coaching en immobilier vous permettra d’atteindre vos objectifs.

Dans cet interview, nous parlons également d’immobilier de manière générale.

  • Comment démarrer?
  • Est-ce que démarrer en achetant sa résidence principale est une bonne idée?
  • Comment booster sa rentabilité ?
  • Y a t-il des « raccourcis » pour devenir rentier plus rapidement?

L’expérience des deux créateurs du site est partagé dans cet interview.

Certaines astuces permettraient de faire économiser des milliers d’euros à ceux qui n’osent pas encore se lancer ou qui sont sur le point de se lancer.

Découvrez ce podcast riche en information gratuite

Dans l’épisode nous parlons des ouvrages suivants :

Ci dessous une retranscription d’une partie de l’entretien pour vous mettre l’eau à la bouche sur le coaching immobilier 🙂

Thomas – L’autre conseil que j’aimerais avoir de votre part en tant que professionnel, c’est qu’aujourd’hui vous êtes marchands de biens, vous vivez grâce aux plus-values que vous faites sur les biens.

Mais si quelqu’un souhaitait accélérer son chemin vers la liberté financière

Avoir des revenus passifs grâce aux revenus locatifs, quelle est selon vous, la meilleure stratégie à appliquer pour l’accélérer avec l’immobilier ?

Romain – En immobilier, dès que vous allez chercher de la rentabilité, ça va être simple.

Ce qui va être rentable et facile, ça va être de faire de la courte durée ou collocation meublée.

C’est ce qui est le plus rentable à l’instant T.

Thomas – Colocation et courte durée, ce sont les deux niches les plus rentables ?

Florian – Ouais, en location, on peut doper la rentabilité d’un appartement par exemple en le découpant et en louant la chambre. En le louant à la nuitée, c’est pareil.

Thomas – C’est plus chronophage en termes d’investissement personnel non ?

Florian – Tout dépend. Si derrière, tu délègues une bonne partie, pas forcément.

Thomas – Le fait de déléguer, ça n’impacte pas ton rendement et ça ne fait pas revenir sur un rendement similaire à une longue durée ?

Florian – Tout dépend comment tu t’y prends.

Il y a des moyens pour déléguer, sans dépenser des mille et des cent dans une conciergerie ou dans des logiciels.

Avec deux, trois messages par ci, par-là, tu peux automatiser une bonne partie.

Pour la courte durée, tu as des boîtes à clés.

Il y a plein de choses à mettre en place qui te permettent de gagner du temps et de l’argent.

Romain – Tout le monde peut le faire, mais il faut les méthodes pour le faire, le processus pour aller plus vite.

Il y a certaines erreurs qu’on aurait évitées, si on s’était mieux entourés dès le début.

Si je devais recommencer de zéro, c’est ce que je ferais.

Thomas – Vous avez créé ce projet il y a un an, c’est ça ?

Florian – Ouais, à peu près un an.

Thomas – Comment s’est passée votre rencontre et la naissance du projet ?

Vous vous connaissiez depuis longtemps ou vous vous êtes rencontrés grâce à votre passion sur l’immobilier ?

Florian – On se connaissait d’avant, on était au collège ensemble.

On s’est suivis sur Facebook et sur Instagram depuis toujours, mais on s’était perdu de vue parce que chacun a fait sa carrière.

Et le fait que j’étais dans l’immobilier et qu’il était dans l’immobilier, on s’est dit, pourquoi ne pas faire quelque chose ensemble.

On a tous les deux eu envie de transmettre et d’aider les gens et on est parti sur le mentorat et le coaching immobilier et la création de Mentor Immo.

Romain – La transmission est venue naturellement.

On s’est rendu-compte que dès que vous faites quelque chose qui vous apporte des résultats, les gens ont de l’intérêt pour vous et cherchent à savoir ce que vous avez fait.

Quand tu commences à faire un peu d’argent, tu commences à être épanoui.

Ça se voit, ça finit par se savoir et les gens viennent te poser des questions.

On s’est dit, ça serait cool de pouvoir se réunir sur ce projet en commun.

Thomas – Vous consacrez combien de temps en proportionnellement entre Mentor immo et votre boulot de marchands de biens.

C’est quoi la proportion ? Comment vous vous organisez ?

Romain – Moitié- moitié.

Florian – Sur la partie « marchands de biens », on est trois, on se divise les tâches.

Sur la partie Mentorat Immobilier on, est deux, Romain est plus sur la partie informatique et moi, je suis sur d’autres parties.

Romain – On s’occupe de nos clients le soir.

Tous les masterminds, les lives, les cours sont à partir de 17 h 30, mais notre activité principale, nous, c’est d’être marchands.

On se dirige vers de la promotion aussi. On n’en n’a pas encore fait.

Thomas – C’est quoi, que vous appelez « la promotion » ?

Romain – La promotion, c’est soit de la construction, tu vends sur plans quelque chose qui n’existe pas.

Tu trouves un terrain, tu décides de construire un bâtiment avec x logements dedans.

À partir du moment où tu vas en vendre un certain pourcentage, les travaux pourront démarrer.

C’est un souhait pour nous de faire du marchand, quelques activités de promotions et le mentorat immobilier

On ne fait pas ça pour le business.

Nous souhaitons des gens de qualité avec qui on se comprend.

On n’est pas nés avec une cuillère en argent dans la bouche.

Je suis fils de paysan, je viens d’une famille modeste, ça a été très dur, mais c’est bénéfique pour la suite.

Si vous partez de zéro et que votre situation vous freine pour passer à l’action, je dirais que la difficulté, va vous renforcer dans vos futurs projets.

Thomas – Je vois ce que tu veux dire sur la mentalité, quand tu n’es pas né avec une cuillère en argent dans la bouche.

Tu as plus tendance à aller chercher les choses à te motiver et à te donner et tu n’attends pas qu’elles soient servies sur un plateau.

Ce n’est pas parce qu’on a une situation pas favorable au début, qu’on ne peut pas y arriver, au contraire.

Florian – Tu n’as pas le choix.

Tu vas te dire, si je veux arriver à ce niveau, il faut que je me bouge, que je passe à l’action.

Tu vas mettre les choses en place, qui vont faire que dans dix, quinze, vingt ans, voire même avant, tu auras réussi à atteindre tes objectifs.

Une personne qui a déjà tout, elle végète à un niveau qui n’est pas intéressant.

Romain – L’immobilier, c’est un pilier.

Même si vous avez des activités, une entreprise qui marche très bien, vous serez forcément obligé de passer par l’immobilier pour de défiscaliser, construire l’avenir et c’est plus sûr.

Thomas – Même pour placer de l’argent, pour diversifier.

Romain – Ouais, c’est bien pour tout, commencer de zéro sans mettre le moindre centime.

Je suis rentré en France en 2015 il y a cinq ans.

Je gagnais bien ma vie en Australie, mais j’ai tout dépensé dans le voyage et je suis parti de zéro. Comme quoi, on peut le faire.

Si moi, je l’ai fait, vous pouvez le faire, c’est ouvert à tous.

Thomas – Aujourd’hui, en tant que marchands de bien, combien d’opérations immobilières vous faites par an ?

Romain – Trois, quatre opérations, mais ce sont des grosses.

Ce sont des opérations avec des bâtiments qu’on va diviser en sept à onze lots, le max qu’on ait fait.

Quand je parle de lots, ce sont des appartements. Ce sont trois immeubles qu’on va découper en 5 à 10 lots.

Vous pouvez retrouver l’intégralité de l’épisode ici

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Comment gérer son budget en voyage ? Etes vous touriste ou voyageur?

Si vous avez eu l’occasion de vous faire un beau voyage à l’autre bout du monde vous avez surement rencontré 2 types de personnes qui gèrent leur budget voyage de manières bien différentes. Il y a:

  • Ceux qui voyagent pour une longue durée (de quelque mois a 1 année) en faisant le tour d’un continent entier ou un tour du monde.
  • Ceux qui voyagent entre 2 et 4 semaines par rapport aux congés annuelles qu’ils ont pu prendre

Pour simplifier la lecture de l’article je vais distinguer ces 2 catégories en les nommant

  • Les voyageurs : ceux qui voyagent longtemps
  • Les touristes : ceux qui voyagent pendant leurs congés annuels

La dénomination ci-dessous n’est pas de la stigmatisation ou une critique envers l’un ou l’autre des voyages.

Car tout le monde fait en fonction de ses moyens, de ses envies et de ses possibilités et il n’y a pas une façon de voyager mieux qu’une autre.

C’est juste pour simplifier la lecture par rapport à ce que je vais raconter 😊.

D’autant plus que j’ai fait déjà fait parti des deux types de voyageurs .

L’idée de cet article est d’analyser le comportement au niveau de la gestion de budget entre les touristes et les voyageurs et de voir comment peut on gérer son budget intelligemment quelque soit la durée de notre voyage.

budget en voyage

#1 La gestion de budget en voyage pour les touristes

La plupart du temps, ceux qui partent pour 3 semaines dépensent sans compter.

Je dis bien la plupart du temps. Vis-à-vis du constat que j’en ai fait.

Généralement, ils payent le prix fort en allant uniquement dans les endroits les plus prisés par les touristes.

Et souvent cette catégorie de voyageurs font le bonheur des locaux car ils en profitent pour leur faire payer plus cher les tours, restaurants et autres activités.

L’autre caractéristique que j’ai remarqué est qu’il font rarement un budget voyage ou un suivi de leur dépense.

C’est-à-dire qu’il n’ont pas un budget total établi pour la totalité du voyage et ne suivent pas leur dépenses durant leurs vacances.

Ce qui est largement compréhensible.

Car quand on a 3 semaines de vacances dans l’année pour se faire le voyage de ses rêves on a envie de se faire plaisir et ne pas se restreindre ou se prendre la tête à gérer un budget.

Voici à mon sens, l’avantage de voyager en tant que touriste :
  • Ne pas se prendre la tête avec son budget
  • Profiter à fond car les vacances sont courtes
  • Voir beaucoup de choses différentes
Les inconvénients :
  • Dépenser plus sur la même période que si on voyageait longtemps
  • Avoir moins de temps pour profiter donc on condense les dépenses sur du court terme
  • Devoir cibler les principaux point touristiques donc c’est souvent plus cher et plus fréquenté

#2 La gestion de budget en voyage pour les voyageurs longue durée

La différence avec les touristes est principalement qu’ils sont obligés d’avoir établi un budget prévisionnel global avant de réaliser un projet de cette ampleur.

En effet il serait dangereux de partir faire un tour du monde avec juste de quoi tenir un mois si on ne prévoit pas de bosser sur la route.

Les voyageurs sont beaucoup plus regardant sur leur budget.

Ils ne vont généralement pas faire les gros tours très touristiques, manger dans les restaurants touristiques et évitent souvent la foule.

Les avantages à mon sens en voyageant ainsi sont les suivants :
  • Dépensez moins d’argent donc vous voyagez plus longtemps que les touristes pour un budget identique
  • Voir les « spots cachés » moins prisés des touristes qui sont souvent aussi joli voire plus jolie tout en évitant la foule.
  • Avoir plus de chance de découvrir la culture locale et rencontrer les gens authentiques plutôt que des vendeurs à la sauvette n’en voulant que pour votre argent.
Les inconvénients :
  • Devoir regarder votre budget de près si vous voulez tenir la durée voulue
  • Devoir éventuellement travailler sur la route ou faire du volontariat pour « renflouez les caisses
budget en voyage

#3 Et si vous mixez les deux et devenez un touriste voyageur?

Si vous n’avez que 3 semaines de vacances il est tentant de voyager comme un touriste en allant très vite pour aller voir le best of du pays.

La gestion de son budget devient alors l’arme essentielle pour réussir un voyage et être zen sur la route.

Vous avez plusieurs solutions pour voyager en touriste tout en « pensant » et en agissant comme un voyageur longue durée.

Voici quelques idées :

  • Mettez en place une méthode de gestion de budget mensuel avant le voyage pour vous permettre d’économiser la somme voulue .Vous pouvez vous aider d’un tableau de ce type pour démarrer avec la gestion de votre budget mensuel
  • Utilisation une application de gestion de budget voyage pour suivre vos dépenses et rééquilibrer le budget en cours de voyage
  • Choisissez des destination où le coût de la vie est peu chère
  • Evitez les zones trop touristiques
  • Contentez vous de faire qu’une ou deux zones sur le pays visité. A la fois pour prendre votre temps sur place, évitez les frais de transport et vraiment découvrir la culture locale.

Choisissez par exemple une zone touristique car c’est celle qui vous tient à cœur ou parce que le paysage est vraiment unique.

Et puis une autre plus reculée. Ou vous pourrez prendre le temps de vous imprégnez de la culture locale tout en dépensant moins.

J’espère vous avoir éclairé avec cet article et vous avoir fait réfléchir sur votre façon de voyager et de gérer votre budget en voyage.

Si vous avez un projet de voyage en tête je vous invite à consulter le blog des géonautrices qui décrit très bien les destinations à visiter (surtout si vous aimer le trekking :-))

Si vous souhaitez apprendre à gérer votre budget pour épargner et réaliser un voyage, vous pouvez réserver un RDV téléphonique de coaching privé ou commencer par télécharger mon tableau de gestion de budget gratuitement.

Crise et finances personnelles : 4 leçons à retenir

Comment la crise actuelle affecte nos finances personnelles?

Je pense qu’aujourd’hui tout le monde a pu faire des constats positifs ou négatifs sur la question de ses finances personnelles depuis le début de cette crise.

Vous devez certainement être dans l’un de ces deux cas :

  • Au chômage partiel et confiné donc vous êtes plutôt « bien » . En effet, vous pouvez toucher une grosse partie de votre salaire tout en économisant puisqu’on ne peut plus sortir.
  • Vous n’avez pas le droit au chômage partiel ou vous êtes entrepreneur et vous subissez de plein fouet cette crise.

Quelque soit le cas, je pense qu’il y a pas mal de leçon à tirer sur cette crise concernant nos finances personnelles.

Je vais vous partager mon expérience et les leçons j’ai pu en tirer. N’hésitez pas à commenter au bas de l’article pour partager ce que vous avez appris pendant cette crise.

#1 : L’importance de l’épargne de précaution

Crise et finances personnelles

En ce moment personne ne peut le nier.

Qui peut se sentir serein en ce moment sans épargne de précaution ?

En cas de baisse de salaire, comment faire pour payer son loyer et ses factures ?

Comme expliqué dans « Epargne de précaution : Combien faut-il ? », l’importance d’avoir à minima 3 mois de salaire en épargne de précaution est une priorité!

Avant tout investissement et tout autre projet.

Car si vous avez 3 appartements en location et 10k€ en assurance vie mais aucune épargne de disponible c’est compliqué de faire face à un imprévu en ce moment si on a plus de salaire et peu d’épargne.

Vendre un appart pour payer vos factures ?

En ce moment c’est impossible car le marché immobilier est à l’arrêt complet. Et dans tous les cas vendre un appartement prend à minima plusieurs mois.

Vendre vos titres en bourse ?

Au vu du krash actuel causé par la crise sanitaire, c’est le pire moment pour vendre.

Si vous le faites vous récupérez de l’argent mais il y a de fortes chances pour que vous en ayez perdu.

Cette crise me confirme que d’avoir une épargne de précaution de 3 à 6 mois de salaire est un impératif.

Notamment pour faire face à l’imprévu dans le genre de situation que nous vivons actuellement.

Si vous arriver à profiter du confinement pour faire des économies, ça peut être l’occasion de vous constituer cette épargne de précaution.

#2 L’optimisation des charges fixes

Ce sont ces fameuses charges qui vous sont toujours facturés malgré le confinement.

Contrairement aux dépenses variables tel que les sorties au bar, les restaurants , cinéma etc… qui sont économisés « de force » en ce moment

Tout le reste des factures (assurance, internet, téléphone, électricité, crédit bancaire) vous sont prélevées avec le même montant même si vous n’avez plus de salaire.

Donc comme précisé dans « Définir vos charges fixes » et « Economiser avec la concurrence » prenez le temps de réduire un maximum vos charges fixes.

Au vu du temps que l’on a en confinement ça peut être le bon moment de faire le point sur toutes ces charges et essayer de les réduire.

Vous pouvez télécharger mon tableau de gestion de budget disponible gratuitement.

#3 Diversifier ses investissements : Une règle de base qui se justifie pour nos finances personnelles en temps de crise

Ne jamais mettre tous les œufs dans le même panier.

Crise et finances personnelles

Principe évident pour certain (et je l’espère pour la majorité). Mais moins pour d’autres.

Je vous partage ci-dessous deux histoires que l’on m’a raconté dernièrement.

Ces histoires exposent les conséquences directes que peuvent avoir le non respect de cette règle de base :

  • Quelqu’un qui a acheté pour 40k€ (toutes ses économies) en action Airbus il y a quelques temps. L’action a perdu 60% de sa valeur. Par panique totale de ne plus jamais revoir son argent et de voir ses comptes baisser tous les jours il a vendu pendant le krach. Principalement par peur de perdre plus. Mais également parce qu’il avait besoin d’économies au cas où (cf leçon n°1 car il n’avait pas d’épargne de précaution suffisante)
  • Quelqu’un qui a acheté plusieurs appart et les loue tous en courte durée pour maximiser son cash flow. Aujourd’hui il ne touche plus aucun loyer et doit toujours rembourser ses crédits.

Ces deux exemples prouvent bien l’importance de diversifier. Que ce soit dans divers domaine d’investissement ou dans le même domaine d’investissement.

Car malgré la crise, le problème serait vraiment différent si ces personnes là avaient diversifiés ne serait-ce que dans leur « niche ».

Voici un exemple de diversification qu’il aurait été possible de faire même dans le même type d’investissement pour chacun.

  • Les 40k€ d’économie à répartir en 20k€ en assurance vie fond euro (capital garantie) , 20k€ dans 4 actions différentes. Ainsi le risque est lissé en cas de krash.
  • Pour l’immobilier c’est identique. Mettons que la personnes a 4 appart. Plutôt que d’exploiter les 4 en courtes durée, il aurait été plus pertinent d’en exploiter 2 en courte durée et 2 en meublées classique à l’année. Ainsi le risque est lissé en investissement immobilier.

#4 Favoriser la consommation locale

Cette leçon est plutôt une idéologie en vogue depuis quelques années.

Mais cette crise nous fait prendre conscience de son importance dans le cadre de nos finances personnelles.

En favorisant la consommation locale, nous soutenons notre économie et les producteurs locaux.

Donc en temps de crise, nous nous assurons que nous ne serons pas en pénurie de matériel .

Que ce soit sur l’alimentation, la santé ou quoique ce soit d’autre, cela permet de rémunérer à leur juste valeur les petits producteurs et entreprises du pays.

De plus éviter, la consommation locale permet d’éviter

  • de contribuer aux transports aérien et maritime qui polluent
  • d’exploiter des gens de pays sous développé à travailler pour moins cher.

Même si il est difficile de changer notre mode de consommation actuel du jour au lendemain.

Je pense que cette crise nous permet de réfléchir et de penser différemment vis à vis de la façon dont gérer nos finances et notre consommation.

J’espère que cet article vous a plus et a pu vous faire réfléchir sur la situation actuelle vis à vis de votre budget.

Si vous souhaitez prendre un RDV téléphonique pour faire le point sur vos finances pendant la crise, le 1er RDV de coaching budgétaire est offerte

Entretien avec Fabienne Dupuij : Spécialiste en relation à l’argent

Thomas : Bonjour Fabienne, avant de débuter l’interview, comment vas-tu ? Et comment vis-tu cette période de confinement si particulière ?

Fabienne :  Très bien ! J’ai la chance de faire partie des privilégiés en cette période de confinement.

Je travaillais déjà à la maison, mon job est globalement peu impacté, j’ai un extérieur pour profiter du soleil, et puis j’habite près de la mer où je peux me rendre à pied en quelques minutes.

Cette situation me permet aussi d’observer à quel point nos modes de fonctionnements sont questionnés par ce qui nous arrive.

Que ce soient notre rapport aux autres, nos méthodes de travail ou notre façon de consommer. Le réchauffement climatique nous fait peut-être un signe que nous ne pouvons plus ignorer avec cette épidémie.

Thomas : Merci ! Est- ce que tu peux te présenter en quelques mots ?

Fabienne : Je suis Money Coach.

J’accompagne mes clients vers l’amélioration de leur budget, de leur chiffre d’affaires, de leurs résultats, de leur valeur perçue ou ressentie, en transformant leur relation à l’argent. 

Cela passe par les bases de l’éducation financière, puis l’exploration et la transformation des croyances et des blocages qui freinent leur développement et l’atteinte de leurs objectifs : tous ces mécanismes inconscients par rapport à l’argent que j’appelle « la relation à l’argent« . 

Thomas : Qu’est ce qui t’a amené à créer l’école de l’argent ?

Fabienne : J’ai été administratrice de structure culturelle pendant 25 ans, essentiellement dans le milieu de la création artistique et du spectacle vivant. 

Mon travail c’était les budgets, les contrats et les demandes de subventions, l’organisation globale, toute cette partie de « l’ombre » qui contribue à la création.

D’ailleurs, c’est là que se trouve la continuité avec mon métier d’aujourd’hui : l’accompagnement de projet (de vie, de business), et le fait que c’est la « foi » dans un projet, l’investissement dans un objectif qui détermine les résultats, bien davantage que l’argent.  

Quand mon job « m’a quitté » à la faveur d’un burnout, j’ai réalisé que c’était le moment de poursuivre le chemin déjà entamé sur la voie du développement personnel.

On ne parlait pas vraiment de burnout à ce moment là, et finalement, j’ai vécu cette période « à l’instinct ».

Je ne pouvais pas vraiment faire autrement que de me pencher sur ce que je voulais faire de ma vie! 

Alors entre ma bibliothèque, déjà amplement pourvue d’ouvrages en tous genres sur ces sujets, et les conférences, séminaires et sommets sur internet, j’ai fini par « tomber » littéralement sur cette phrase de Nathalie Cariou :

« L’argent n’est ni mal, ni bien, c’est ce qu’on en fait qui est à questionner » !

Je me suis passionnée pour ses propositions et j’ai vite constaté dans ma vie le bénéfice de « mettre l’argent à sa juste place d’outil ».

Et quelques mois plus tard, j’ai suivi sa première promotion de formation au métier de coach financier.

C’est pendant cette formation que j’ai eu l’idée du nom de « L’école de l’argent ». Puis au fil du temps, cette appellation a prise de plus en plus de sens.

Thomas : On sent que le terme « d’école de l’argent » veut enseigner quelque chose d’alternatif vis à vis de des idées reçues et de la vision générale sur l’argent .

Fabienne : Exact. Le but est d’apprendre à mettre l’argent à la bonne place dans la vie. 

Il faut que ce soit un moteur de solution, un outil, un moyen pour accomplir ses objectifs et non un obstacle.

L’argent n’est pas un objectif en soi.  Un exemple avec l’épargne : le but n’est pas d’épargner pour « avoir de l’argent ».

Ce serait comme entrer dans un taxi sans savoir où aller.

Il s’agit avant tout de savoir ce qu’on veut faire de l’argent épargné.

Si je mets de l’argent de côté « au cas ou », je risque de ne jamais y toucher, ou alors de piocher dedans pour n’importe quoi …

Quand j’ai commencé à coacher, je me suis rendu compte que tout le monde sait « qu’il faut épargner».

Thomas : Oui, c’est sûr tout le monde le sait mais tout le monde n’a pas les méthodes pour le faire.

Fabienne : Oui, la question est de comprendre pourquoi certaines personnes n’y arrivent pas. Parce qu’il ne suffit pas d’avoir le mode d’emploi !

C’est pour ça que je me suis intéressée aux mécanismes et aux fonctionnements inconscients qui nous freinent, et à la transformation de la relation à l’argent. 

Thomas :  Lors de tes séances de moneythérapie, tu es là plutôt pour les aider à :
  1. Gérer leurs comptes ?
  2. Réduire leurs dépenses ?
  3. Changer leur relation à l’argent ?

Fabienne : Pour moi la réponse 2 est un des objectifs possibles, et les réponses 1 et 3 sont les axes principaux de la « moneythérapie »

Apprendre à se servir de l’argent, à le gérer, s’emparer des bases de l’éducation financière (gérer, épargner, investir).

Transformer la relation à l’argent en parallèle – parce que lorsqu’on fait ses comptes, c’est le « moment de vérité », la prise de conscience (et de responsabilité) ou on réalise où sont « réellement » nos choix, nos priorités.

Oui, je « suis » cette personne qui paie un abonnement à une salle de sport sans y aller ! Ou bien qui dépense son argent en shopping pour des trucs qui ne me serviront pas !

Qu’est-ce que ça me dit de moi ? Et si mon objectif « conscient » c’est de mettre de l’argent de côté pour me payer un voyage chaque année, comment je m’occupe de ces dépenses que je ne cautionne pas pour mettre mon objectif en priorité ? 

Réduire les dépenses, c’est un des objectifs possibles, mais encore une fois, au service de quoi, dans ma vie ? Épargner ? Dans quel but ? Prioriser d’autres dépenses pour changer de façon de vivre ?

L’objectif, c’est la priorité de mes accompagnements, et c’est tout le sens du coaching : l’argent en lui même n’est pas un objectif, c’est un moyen pour parvenir à l’objectif.

Apprendre à l’utiliser de cette façon est libérateur ! Donc le premier « travail » en accompagnement c’est de déterminer « où on va ! », puis de regarder « comment on y va », avec l’argent comme outil.

Thomas : Est- ce que tu abordes une part de « psychologie » avec tes clients quand tu creuses un peu sur ces sujets de priorisation de dépense ?

Fabienne : En fait, il s’agit surtout de factuel, d’observation. Et bien sûr que lorsqu’il s’agit de regarder mes choix, mes priorités, je me retrouve face à moi-même.

Mais je ne suis pas psychologue, et mon accompagnement c’est de regarder de façon très pragmatique quelles sont les ressources et les outils qui t’aident à aller vers ton objectif.

Un pas à pas opérationnel. Si il y a résistance, blocage, on regarde ensemble quelles actions tu peux mettre en place pour y parvenir.

Prendre conscience de tes choix et de tes priorités, réelles, évidemment que ça fait émerger ce qui était inconscient, et justement pour le mettre à jour !

Thomas : Peut-on te qualifier de coach financier ?

Fabienne : Je suis coach avant tout. Je peux me décrire comme « life coach » ou « business coach » avec une expertise sur la relation à l’argent.

Le coaching financier permet d’apprendre à gérer son budget, c’est très pédagogique, et ce seul côté pédagogique ne me suffit pas. J’ai envie de creuser plus et aider mes clients à atteindre leur objectif sur le long terme.

Thomas : Peut-on te qualifier de spécialiste du money coaching ? ou de la moneythérapie ?

Fabienne : Moneythérapeute, oui, parce que j’ai inventé le mot ! Je me suis autoproclamée moneythérapeute et du coup c’est pas très difficile d’être la seule (rire). 

Mais des coachs et thérapeutes spécialisés dans la relation à l’argent il y en a d’autres !

Christian Junod l’est aussi par exemple et c’est un modèle pour moi. Les grands business coachs sont nécessairement des spécialistes de la relation à l’argent aussi, même s’ils n’en font pas une spécialité. Honnêtement, je n’ai pas regardé suffisamment la concurrence pour savoir s’il y d’autres experts qui ont émergé sur ce sujet.  

Thomas : Que recherche les clients qui viennent te consulter ? Quel est leur objectif ?

Fabienne : Essentiellement trois profils :

1. Ils veulent plus d’argent disponible pour leurs projets, apprendre à épargner, consommer mieux, arrêter les dépenses compulsives, et cesser de se sentir angoissés par le manque d’argent. Ils veulent sortir du « toujours + » ou du mode survie et reprendre la main sur leur budget.

2. Indépendants, créateurs d’entreprises, ils veulent s’autoriser à bien gagner leur vie avec un travail qui les passionne (pas toujours simple, quand on a appris qu’on gagne sa vie en souffrant !)

3 : Ils ont un métier qui leur plaît et qui a du sens mais ils s’interdisent de gagner de l’argent, parce que pour eux, l’argent ne récompense que l’avidité, les requins de Wall-Street, les « profiteurs » de tout poil : « Si l’argent c’est ça, qu’en gagner, ça me sert à acheter une villa à Cannes, ben, j’en veux pas ». C’est là que la transformation de la relation à l’argent prend tout son sens : Ces personnes qui ont un métier à « haute valeur ajoutée », un métier qui a du sens et qui les passionne, quand ils s’autorisent à gagner de l’argent, ils impactent davantage le monde avec « leurs » valeurs – pour mon plus grand bonheur et pour notre bien à tous !

Thomas Quels sont les obstacles qui empêchent tes clients d’atteindre leurs objectifs ?

Fabienne : Tout simplement leur relation avec l’argent, construite depuis 2000 ans dans un système monétaire basé sur la dette, formatée et encouragée par notre société de consommation. Globalement tournée vers « l’avoir » et le « faire », très peu vers « l’être ». 

Or, quand je me connecte avec moi, mes besoins, mes projets, globalement, plutôt que de me tourner vers les réponses proposées par le système, les rêves préfabriqués (que je peux acheter, posséder), et bien je réalise que l’argent est un outil puissant et que je peux m’en servir pour moi. Et là, ça devient assez fluide d’apprendre à bien s’en servir !

Thomas : As-tu un profil type de client(e)s ?

Fabienne :  Ce sont surtout des femmes en situation de changement (personnel ou professionnel). La majorité sont des artistes, des auto-entrepreneuses ou des indépendantes qui ne s’autorisent pas à avoir à la fois le plaisir dans leur travail et de l’argent.

Thomas : Merci beaucoup pour le temps que tu m’as accordé et pour tes réponses !

Si vous avez apprécié le contenu de cette interview je vous invite à aller faire un tour sur le blog de Fabienne ecoledelargent.com pour voir les formations qu’elle propose que je vous recommande fortement.

Si vous souhaitez faire un point sur votre situation financière pendant le confinement le premier RDV est offert